La Russie convoite le pétrole libyen ?
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Le ministre libyen des Affaires étrangères du gouvernement d’union nationale, Mohamad Taher Siala, a effectué une visite en Russie qui s’est terminée jeudi dernier. Les deux parties ont discuté de la lutte antiterroriste et de la reprise de la coopération dans le domaine énergétique.
(last modified 2020-01-04T06:21:36+00:00 )
May 05, 2018 05:13 UTC
  • La Russie convoite le pétrole libyen ?

Le ministre libyen des Affaires étrangères du gouvernement d’union nationale, Mohamad Taher Siala, a effectué une visite en Russie qui s’est terminée jeudi dernier. Les deux parties ont discuté de la lutte antiterroriste et de la reprise de la coopération dans le domaine énergétique.

Moscou cherche, depuis des années, à redonner vie à plusieurs anciens contrats signés avec la Libye de Mouammar Kadhafi, mais qui sont bloqués depuis l’invasion de l’OTAN contre la Libye en 2011. Le responsable libyen considère que la compensation des pertes russes pour ces contrats non honorés se fera moyennant les signatures des nouveaux accords avec la Russie.

Avant 2011, la Russie possédait de très grands investissements en Libye, estimés à plus de 15 milliards de dollars surtout dans le domaine énergétique. Gazprom a investi des milliards pour découvrir et extraire le pétrole et le gaz libyen. Dans le domaine de l’armement, un contrat de 4 milliards est toujours bloqué suite à l’embargo de l’ONU sur les ventes d’armes à la Libye. D’autres contrats sont toujours en attente dans d’autres domaines.

Moscou a reproché aux gouvernements successifs de Tripoli de ne pas honorer les engagements de l’État libyen vis-à-vis de ces contrats, mais sans succès.

Aujourd’hui, le ministre libyen des Affaires étrangères, cherchant à éviter les conflits, discute l’avenir de ces contrats et des conditions pour les réactiver. Il fait miroiter aux Russes la possibilité de nouveaux contrats, en plus de l’activation d’anciens contrats signés avant 2011. « Moscou a des intérêts dans l’avenir de la Libye », déclare-t-il.