L'Algérie et l'objectif du camp occidental
Dans un communiqué, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a accueilli favorablement, ce lundi 11 mars, la décision du président algérien, Abdelaziz Bouteflika, de ne pas briguer un cinquième mandat et de prendre les mesures nécessaires pour rénover le système politique algérien, dans un communiqué publié lundi.
« Au lendemain des grandes manifestations, qui se sont déroulées dans le calme et la dignité à travers toute l’Algérie, la France exprime l’espoir qu’une nouvelle dynamique à même de répondre aux aspirations profondes du peuple algérien puisse s’engager rapidement », a ajouté le chef de la diplomatie française.
« La France réitère son attachement à ses liens d’amitié avec l’Algérie en formant des vœux de paix, de stabilité et de prospérité pour l’ensemble de son peuple », a assuré Le Drian. La France et l’Algérie entretiennent des liens étroits, mais complexes historiquement, quand l’Algérie a été une colonie française, du 19e siècle jusqu’en 1962.
Abdelaziz Bouteflika a finalement anticipé le plan de déstabilisation que des parties étrangers avaient planifié depuis un an, en décidant de renoncer à un cinquième mandat. Selon certains analystes, le président algérien, en choisissant de se retirer de la course, a finalement désarmé ses ennemis.
Luc Michel, géopoliticien, et Pierre Dortiguier, politologue, s'expriment sur le sujet.