Les USA menacent Abidjan?
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Les analyses de la rédaction
Côte d'Ivoire : les États-Unis appellent le gouvernement à enquêter sur les morts associés aux récentes manifestations
Cette guerre hybride que l’axe US/OTAN a commencé contre l'Afrique de l'Ouest avec un coup d’État au Mali dont le but est de provoquer un séisme géopolitique au Sahel et en déstabiliser les États prend une forme bien particulière en Côte d'Ivoire. Pays ultra stratégique riche et prospère… Cela fait deux ans que l’Amérique travaille à mettre totalement la main sur la Côte d’Ivoire, pays du cacao et de mille autres richesses, devenu la plaque tournante de rapprochement avec l'Est...d'où cette ingérence éhontée US dans les manifs pilotées en Côte d’Ivoire, alors qu'aucun jour ne passe sans que ne soient diffusées les images de répression de meurtre d'Afro-Américains aux USA .
À travers un communiqué rendu public ce mardi, la diplomatie américaine a appelé le gouvernement ivoirien à « enquêter pleinement » sur les décès survenus lors des récentes manifestations qui ont été organisées suite à la décision du président Alassane Ouattara de se présenter pour un troisième mandat.
« Nous appelons le gouvernement à enquêter pleinement sur les morts associées aux récentes manifestations, et à rendre publics les résultats desdites enquêtes », peut-on lire dans un communiqué de l’ambassade des États-Unis en Côte d’Ivoire.
Estimant que « la répression et l’intimidation n’ont pas de place en démocratie », la diplomatie américaine fait remarquer que « les libertés d’expression, de rassemblement et d’association sont au cœur d’une démocratie fonctionnelle. Adhérer à ces normes démocratiques permet aux Ivoiriens de participer à des dialogues politiques et à soutenir les candidats, partis ou idées de leur choix ».
Ajoutant que « l’application impartiale de toutes les lois, y compris celles qui régissent les libertés d’expression, de rassemblement et d’association, est également essentielle à un processus électoral crédible, à la bonne gouvernance en général, et à la poursuite de la transition post-conflit dans le pays ».
La Côte d’Ivoire a en effet enregistré depuis quelques semaines une série de manifestations contre la décision du président Ouattara à briguer un troisième mandat jugé « inconstitutionnel » par l’opposition et des observateurs de la société civile. Cette expression de colère a entraîné la mort de près d’une dizaine de personnes et fait une centaine de blessés.
Dans un rapport publié le 13 août, Amnesty International a révélé que « des policiers ont apparemment permis à des groupes d’hommes, qui étaient pour certains armés de machettes et de gros bâtons, d’attaquer des manifestants».
Dénonçant une restriction croissante des libertés publiques dans le pays, l’ONG internationale ainsi que plusieurs autres organisations de la société civile ont par ailleurs demandé la libération immédiate de la défenseure des droits humains, Pulchérie Edith Gbalet, et de ses collaborateurs arrêtés pour avoir appelé à protester contre cette candidature pour un troisième mandat. Plusieurs autres arrestations, dont des responsables de mouvements proches de Guillaume Soro ont également eu lieu.
Face au mouvement de contestation, le gouvernement ivoirien a décidé d’interdire les manifestations sur la voie publique jusqu’au 15 septembre 2020.
Ce communiqué de la diplomatie américaine sur la situation politique en Côte d’Ivoire intervient après ceux de la CEDEAO et des Nations unies. « Suivant de près l’évolution de la situation en Côte d’Ivoire à l’approche de l’élection présidentielle prévue pour le 31 octobre », le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est dit le 18 août, « préoccupé par les événements violents signalés ces derniers jours dans le pays ».
Tchad : que prévoit la Loi de finances rectificative ?
La Loi de finances rectificative 2020 a été adoptée mardi à l'Assemblée nationale. Elle est structurée en 15 articles dont huit dispositions fiscales qui introduisent des modifications et des compléments d'articles au Code général des impôts.
Ces innovations consacrent des mesures en conséquence de la crise sanitaire, des exonérations temporaires de certains produits et matériels servant à la lutte contre la Covid-19 et l'extension du champ d'application du droit d’accise :
L'exonération de la TVA est étendue aux produits et matériels servant à la lutte contre la Covid-19 ;
Une réduction de 50% est accordée au titre des patentes et de l'impôt général libératoire pour l'exercice 2020 ;
Pour les contribuables-personne physiques et morales : une déduction intégrale dans la détermination des résultats imposables à l'impôt sur le bénéfice des sociétés et de l'exercice 2020 de l'ensemble des sommes apportées dans le cadre de la solidarité dans la lutte contre la Covid-19 ;
Le plancher de transaction commerciale en espèces non autorisé est fixé à 5 millions Fcfa tandis qu'en espèce, en matière de mutation immobilière, aucune transaction en espèce n'est permise sous peine de pénalité ;
Une exclusion aux droits à déduction de la TVA sur les factures payées en espèces d'un montant HT supérieur ou égale à 500.000 Fcfa ;
Une majoration de 30% de la valeur imposable des marchandises ou prestations, importations non assorties de justificatifs de paiement ;
Une certaine catégorie de tabacs et dérivés, ainsi que véhicules de tourisme est soumise aux droits d'accises liés à la taxe spécifiée.