G. de Guinée: coalition africaine VS US/OTAN?
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Actualité en Afrique :
(last modified 2024-06-10T11:10:49+00:00 )
May 21, 2021 13:37 UTC

Actualité en Afrique :

  • Cibitoke: le ministre de la santé publique inaugure le bureau du district sanitaire
  • Zimbabwe : l’extension de la centrale thermique de Hwange achevé à 64,63 %
  • SIMAC Tunisie décroche un marché de près de 8 millions de dollars au Cameroun
  • Le Burkina à l’école sénégalaise

 

Analyses de la rédaction :

1. Niger: la société civile demande le départ des troupes d'occupation étrangères !

Au Niger, la société civile demande le départ des troupes d’occupation étrangères de leur pays !

Plus d'une vingtaine d'organisations de la société civile nigérienne ont exprimé, ce jeudi, leur préoccupation par rapport à la situation sécuritaire dans le pays.

"Les organisations de la société civile nigérienne expriment leurs vives préoccupations devant la dégradation continue de la situation sécuritaire au Niger, particulièrement à Tillabéri, Tahoua, Diffa et Maradi, où divers groupes armés mènent des attaques meurtrières contre des civils et des éléments des forces de défense, enlèvent et prennent en otage des civils contre rançons, prélèvent des impôts, s'emparent du bétail, brûlent des greniers et des infrastructures sociales notamment des écoles, violent des femmes et des filles", ont indiqué les organisations de la société civile dans une déclaration conjointe publiée par certains médias.

Menées par le Mouvement patriotique pour une citoyenneté responsable (Mpcr), le Réseau des organisations pour la transparence et l'analyse budgétaire (Rotab), l'Alternative espaces citoyens (Aec) et l'Association nigérienne pour la défense des droits de l'homme (Anddh), les organisations de la société civile nigérienne ont demandé aux autorités de prendre toutes les dispositions nécessaires afin, d'une part, d'assurer la sécurité et la protection des populations civiles contre les exactions des groupes armés, et, d'autre part, de dégager des moyens conséquents pour apporter assistance aux personnes déplacées, protéger les moyens d'existence des populations vulnérables et directement affectées et garantir partout la continuité et la délivrance des services publics (éducation, santé, eau potable)".

Les organisations de la société civile ont invité les autorités nigériennes "à mettre fin à la présence au Niger des forces étrangères dont l'inefficacité est aujourd'hui reconnue et constatée par tous, sans compter que cette présence constitue en elle-même une menace à moyen et à long terme à la souveraineté du pays".

Comme en Centrafrique, la population nigérienne veut voir l’armée nationale assurer leur sécurité et non voir des milliers de militaires occidentaux passifs et permettant l’aggravation de la sécurité de leur pays. Le président Mohammed Bazoum avait clairement annoncé lors d’une interview sur Rfi et France24 qu’avec la présence ou le départ de Barkhane, la situation serait la même, tout en sachant pertinemment que la présence française n’a fait que booster l’expansion des groupes terroristes dans les pays du Sahel. De plus, la fameuse zone des trois frontières mise en place pour permettre aux groupes terroristes de s’y installer ne fait jamais l’objet d'attaques de la part des forces étrangères. Les ennemis de Barkhane et Cie sont bel et bien les populations qui sont des résistants ou des appuis pour les armées nationales.

On constate que dans plusieurs pays africains les populations manifestent non seulement pour soutenir le peuple Palestiniens face à l’apartheid du régime israélien, mais également pour leur droit élémentaire à savoir la préservation de la souveraineté et de l’intégrité du continent africain et surtout, pour la fin de l’occupation de leur pays respectif !

2. Éthiopie: le PM frappe les médias mainstream !

En Éthiopie, Addis Abeba donne un grand coup à la campagne de désinformation des médias mainstream !

L’Occident a beaucoup de mal dans sa quête de déstabilisation de l’Éthiopie, car Addis Abeba sait éviter les pièges grotesques que lui tendent les médias occidentaux.

L’accréditation de Simon Marks, reporter du New York Times, a été révoquée, quelques jours après qu'il ait interviewé des présumées victimes d'agressions sexuelles dans la région du Tigré. Le média américain a confirmé, il y a quelques jours, la suspension intervenue au mois de mars, après avoir interjeté appel sans succès pour annuler la décision.

Le culot est également à son comble. Le rédacteur en chef du NYT a également prétendu qu’il était déçu que le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, ait réduit au silence la presse "indépendante" !

Le mécontentement des médias mainstream s’est maintenant changé en rage. D’autant plus que ces mêmes médias ne disent pas la raison pour laquelle Addis Abeba a révoqué l’accréditation du reporter du NYT.

Suite à toutes les campagnes de désinformation qu’ont lancé les médias occidentaux pour viser non seulement l’Éthiopie, mais tous les pays d’Afrique en général, de plus en plus d’États africains prennent la décision de boycotter ou carrément de mettre à la porte les journalistes occidentaux.

Les médias mainstream tentent de se défendre en mettant en avant la liberté de la presse, mais ici il serait plus juste de parler de liberté de désinformer.

Ces campagnes de désinformation servent entre autres à manipuler l’opinion publique occidentale afin qu’elle appuie le processus de déstabilisation des États occidentaux. Mais également, cette désinformation sert à justifier les exactions des pays occidentaux et faire passer les tentatives de déstabilisation pour des nobles causes. Il faut savoir également qu’en Éthiopie, beaucoup de médias aussi bien nationaux qu’internationaux n’ont aucun problème à relayer les informations. Mais étant donné que la ligne éditoriale qui est imposée aux médias occidentaux, c’est d’assombrir un maximum les dirigeants éthiopiens et même le pays tout entier en relayant de fausses informations à leur encontre, l’Éthiopie n’a pas l’intention de laisser une poignée de journaliste détruire l’image du pays, du peuple et de ses institutions.

Concernant la crise de la minorité séparatiste du groupe terroriste le TPLF basé dans la région du Tigré, le Premier ministre Abiy Ahmed avait et durant les premières années de son mandat, choisi la voie de la diplomatie pour régler le problème, car il considérait les éléments du TPLF comme des Éthiopiens et il est toujours parti du principe qu’il ne fallait pas attaquer des compatriotes. Ce que les médias occidentaux ont pendant longtemps nié. À les entendre, le Premier ministre s’est levé un matin et a décidé d’attaquer la région du Tigré. Les séparatistes terroristes ont attaqué des bases militaires fédérales et en plus le renseignement éthiopien avait clairement compris que ces séparatistes étaient dangereux pour le pays, car ils étaient téléguidés et financés depuis des organes étrangers au continent africain. Il fallait les arrêter, car ils projetaient de déstabiliser tout le pays, mais également de lancer une guerre régionale.

Ce que les médias occidentaux ne disent pas. De plus, ils continuent de transmettre des fausses informations concernant la région du Tigré.

Ils continuent par exemple de dire que l’aide humanitaire ne s'achemine pas dans la région du Tigré et que les habitants de la région meurent de faim.

Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, s’est rendu le dimanche 13 décembre 2020, à Mekele, la capitale de la région du Tigré. Une visite qui intervient deux semaines après la reprise de la ville par les troupes fédérales.

« Je suis allé à Mekele et j'ai rencontré les commandants de l'ENDF [armée fédérale, Ndlr] ainsi que l'administration provisoire du Tigré. Les télécommunications et l'électricité sont actuellement rétablies suite aux réparations effectuées ; les travaux d'infrastructure en cours et les secours humanitaires fournis. Nous allons continuer à appréhender la clique criminelle (TPLF) », a déclaré Abiy Ahmed.

Avant l’attaque, Addis Abeba avait également évacué la région du Tigré pour que les civils ne soient pris entre deux feux.

Ce sont entre autres ces raisons qui poussent l’Éthiopie et même plusieurs pays d’Afrique à suspendre les journalistes occidentaux ou la diffusion des chaînes occidentales dans les pays d’Afrique.

Les populations africaines en ont également marre de l’attitude des médias occidentaux qui ne font que dénigrer et refléter le mépris des gouvernements occidentaux à leur égard.

Le néocolonialisme n’a plus sa place en Afrique et les tentatives occidentales seront toujours vouées à l’échec !

3. Golfe de Guinée: l'alliance occidentale contre l'alliance africaine !

L’arrivée de l’Iran ou de la Russie dans le golfe d’Aden et plus au sud dans l’océan Indien à hauteur de Madagascar, a permis de briser une certaine tentative franco-américaine de prendre le monopole des eaux. L’arrivée du bloc de l’Est a donc permis non seulement de minimiser la piraterie maritime, mais en plus de constater qu’au plus les forces navales occidentales quittaient les lieux, et au plus la piraterie diminuait également.

Donc, la tentative d’un monopole des eaux aux alentours de la Corne de l’Afrique fut un échec, et la politique anticolonialiste du Mozambique et de Madagascar a également empêché la colonisation de ces eaux territoriales et a poussé l’axe occidental à se rabattre vers le golfe de Guinée.

Maintenant, la piraterie a considérablement augmenté dans le golfe de Guinée depuis l’arrivée des forces navales occidentales. D’ailleurs, les navires les plus touchés par la piraterie sont souvent des navires chinois, turcs ou russes. Les navires ou les nombreuses plateformes pétrolières occidentaux ne sont jamais la proie de la piraterie maritime.

Actuellement, le golfe de Guinée apparaît dans les médias comme étant la région la plus dangereuse du monde pour la navigation commerciale.

Dès 2013, des initiatives ont été prises par les États riverains pour tenter de le juguler, avec par exemple l’achat de patrouilleurs, l’harmonisation des règles de poursuite ou encore le partage de renseignements. Et cela a montré que non seulement les États riverains sont tout à fait capables de régler seul et sans une pseudo aide des États occidentaux. Le problème de la piraterie maritime qui comme avec le terrorisme de Daech sur terre, apparaît une fois que les occidentaux cherchent non seulement à piller à très long terme les ressources naturelles des pays riverains, mais également à occuper cet emplacement stratégique pour entre autres saper la route au commerce chinois et russe, mais également le corridor anti-sanction que l’Iran et plusieurs États africains ont mis en place.

Il est également important de rappeler que la piraterie n’est pas entièrement téléguidée par l’Occident. Il y a bien sûr, des groupes de résistants qui se battent contre la présence occidentale.

L’exploitation pétrolière dans la région a suscité du mécontentement au sein des populations locales, qui ne profitaient pas de la manne que les pays africains de la côte génèrent.

En mars dernier, l’armateur danois Maesrk a réclamé la mise sur pied d’une opération navale dans le golfe de Guinée afin d’y lutter contre la résistance africaine dans cette région. Plus tard, Copenhague a également défendu une telle approche, jusqu’à aller à donner l’exemple en annonçant le déploiement dans la région, d’ici la fin de cette année, d’une frégate qui se rajoutera donc aux nombreux navires européens et américains dans le golfe de Guinée.

Ce 18 mai, soit deux mois après l’appel lancé par Maersk, près d’une centaine de compagnies maritimes ont signé une déclaration plaidant en faveur de la création d’une « coalition » internationale pour envahir le golfe de Guinée.

« Si le nombre d’attaques reste inchangé par rapport à 2020, la violence, la portée et la sophistication de celles-ci ont augmenté”, est-il souligné dans cette déclaration. Et donc d’en appeler « toutes les parties prenantes à s’unir dans une coalition pour mettre fin aux menaces dans la région. Pourtant, il n’y a pas si longtemps que cela, le Cameroun et la Guinée équatoriale se sont alliés et ont repoussé ensemble plusieurs attaques venant de pirates qui sont à la solde de l’Occident. Et des alliances dans le genre se multiplient parmi les pays du continent africain surtout entre les États riverains qui veulent empêcher la colonisation des eaux de la région.

Nous savons qu’avec la multiplication des forces navales occidentales dans la région, la piraterie ne fera qu’augmenter et se renforcer comme on a peut le constater dans le Sahel et dans d’autres régions de l’Afrique et la Corne de l’Afrique et le golfe d’Aden en est également un exemple.

L’Occident se prépare visiblement à se battre contre les pays riverains, mais également contre la présence des pays du bloc de l’Est comme la Chine, la Russie ou l’Iran.
Jusqu’à présent, les tentatives de monopole ont toutes été vouées à l’échec et ce n’est pas avec la montée des alliances intra-africaines et les alliances entre le continent africain et le bloc de l’Est, que l’Occident arrivera à prendre le monopole de quoi que ce soit !