Nigeria: le scénario à la tchadienne ?
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Moins d’un mois après le coup d'État contre le président Idriss Déby, commandant en chef de l’une des plus puissantes l’armée de l’Afrique de l’Ouest, le chef de l’armée nigériane a perdu la vie alors qu’il effectuait une visite officielle dans l’État de Kaduna. Un coup d’État contre le Nigeria ?
(last modified 2024-06-10T11:10:49+00:00 )
May 22, 2021 13:53 UTC

Moins d’un mois après le coup d'État contre le président Idriss Déby, commandant en chef de l’une des plus puissantes l’armée de l’Afrique de l’Ouest, le chef de l’armée nigériane a perdu la vie alors qu’il effectuait une visite officielle dans l’État de Kaduna. Un coup d’État contre le Nigeria ?

Actualité en Afrique :

  • Une usine de transformation de pierres en carreaux opérationnelle à Yaoundé
  • Sénégal : la centrale électrique de Malicounda achevée à plus de 95 %
  • Bénin : pourquoi une brigade de surveillance des plans d’eau ?
  • Mali : la centrale syndicale annonce la poursuite de la grève à partir du 24 mai

Analyses de la rédaction :

Coup d’État au Nigeria ?

L’œuvre d’affaiblissement et de désorganisation des plus puissantes armées africaines se poursuit alors que l’axe USA-OTAN est totalement dans l’impasse et voit son argument de lutte contre le terrorisme perdre tout crédit auprès des états nations en Afrique qui ont très bien compris le stratagème et sont décidés à le neutraliser.

Moins d’un mois après le coup d’État contre le président Idriss Déby, commandant en chef de l’une des plus puissantes armées de l’Afrique de l’Ouest, c’est autour du Nigeria dont l’armée a réalisé ces dernières semaines plusieurs opérations particulièrement efficaces contre Boko Haram.

Le chef de l’armée nigériane a perdu la vie alors qu’il effectuait une visite officielle dans l’État de Kaduna, au nord-ouest du Nigeria. Le militaire âgé de 54 ans avait été nommé à la tête de l’armée le 26 janvier dernier par le président nigérian Muhammadu Buhari.

Ce drame aurait coûté la vie à onze autres personnes, d’autres militaires de son entourage.

Évidemment, ce coup sanglant contre l’armée n’ira pas sans influer les coopérations interafricaines dans la région du Delta du Niger. Des pays qui tendent très rapidement vers des alliances interafricaines pour les substituer au G5, à Takuba… et à d’autres machin chose qui ne font que répandre le terrorisme en Afrique.

C’est une tentative de plus destinée à faire capoter des projets militaires interafricains, mais tout porte à croire qu’il n’y a aucune chance.

Mais il y a plus, on sait que la région dans laquelle ce drame a eu lieu, Kaduna, est l’état musulman au Nigeria qui abrite la majorité chiite, réprimée depuis plusieurs années à coup de manœuvres israéliennes et des pétro dollars. La disparition du chef de l’état-major pourrait être un prétexte visant à en accuser les musulmans à ajouter une couche supplémentaire à cet état de chaos recherché par les puissances occidentales, dans un Niger qui est de loin, l’une des plus grandes économies pétrolifères de l’Afrique.

Ce n’est pas uniquement l’armée nigériane qui est visée, mais également la société nigériane. C’est presque un coup d’État.

Burkina Faso : quand l’Occident a peur des forces populaires

Extraordinaire obstacle à l’invasion colonialiste en Afrique, les forces populaires se trouvent directement visées après des mois de campagne de diabolisation inutile.

À peine quelques semaines après l’histoire de l’enlèvement de deux Espagnols et un Irlandais qui « travaillaient pour une ONG de protection de la nature », voici une nouvelle affaire :

Quatre personnes dont deux chefs de village ont été enlevées mercredi, dans l’après-midi dans la province burkinabè de la Comoé à la frontière avec la Côte d’Ivoire par des individus armés non identifiés, a appris l’Agence Anadolu de sources sécuritaires et médiatiques locales.

Selon un responsable sécuritaire de la région des Cascades (ouest) qui a requis l’anonymat, des individus armés non identifiés sont passés dans les villages d’Alidougou et de Yirikoro où ils ont fait des tirs de sommation.

Curieusement cette affaire d’enlèvement coïncide avec l’annonce d’un projet de l’UE au Burkina Faso.

« Le projet “Coproduction de la sécurité et prévention concertée de l’extrémisme violent dans les zones frontalières du Burkina Faso (SECUCOM/UE II)” est entièrement financé par l’Union européenne et mis en œuvre par la Fondation Hanns Seidel, en collaboration avec le Laboratoire Citoyenneté. Il vise à contribuer à la promotion d’un environnement sécuritaire stable et inclusif et à la prévention de l’extrémisme violent dans les régions frontalières du pays. »

Tout ceci parce que les forces populaires sont parvenues à sécuriser les régions déstabilisées en quelque mois, ce que les forces étrangères n’ont pas réussi à faire pendant des années. Le scénario centrafricain est en train de se reproduire dans plusieurs pays du Sahel, à commencer par le Mali, puis au Tchad et désormais au Burkina Faso ; la force d’occupation ne peut plus tolérer le retour en force des armées nationales étant donné que le peuple africain soutient lui aussi son armée et exige de plus en plus le retrait des forces étrangères.

Ce projet de l’UE n’est donc qu’un stratagème pour empêcher que l’armée nationale ait accès à toutes les parties du pays. Bref, c’est un démembrement de facto.

Sénégal : non au pillage des ressources 

L’Occident a peur que Macky Sall érige l’état sénégalais en une puissance régionale et ceci se fait clairement entendre à travers les infos publiées par les médias mainstream.

« Le Sénégal réussira-t-il à échapper à la pré malédiction des ressources ? » lit-on par exemple sur Jeuneafrique.

La puissance néo-colonialiste a peur que le scénario de la RDC et de son code minier se reproduise au Sénégal avec, pourquoi pas un code gazier.

On commence donc médiatiquement parlant de sous-estimer ou de défigurer l’enjeu et l’importance des ressources énergétiques au Sénégal façon de mieux piller ces ressources.

Mais le Sénégal est bien plus intelligent et c’est dans ce cadre que le gouvernement sénégalais s’inquiète de la prolifération des offres de formation dans le domaine du pétrole et du gaz. Depuis la découverte des hydrocarbures dans le pays, plusieurs instituts ont ajouté à leur carte des formations aux métiers du pétrole et du gaz.

À cet événement, le membre du gouvernement a fait savoir que seul l’Institut national du pétrole et du gaz (INPG) est habilité à certifier les diplômes d’aptitude aux métiers du pétrole et du gaz au Sénégal.

Avec ses positions en faveur du droit des Palestiniens, les nombreuses manifestations anti-France et surtout, les dernières manœuvres politiques pour s’éloigner des rapaces occidentaux, notamment en rejoignant l’axe anti-sanction USA, il est clair que la France et les États-Unis ont cherché à tout prix à renverser le gouvernement de Macky Sall pour placer, évidemment un nouveau arrivant afin de renforcer la sphère d’influence occidentale qui planait sur le pays.