Putsch au Tchad: 1ère contagion?
Un conflit entre le Tchad et la Centrafrique, est-ce le même scénario que l’on a pu voir en Afrique de l’Est ?
Actualité en Afrique :
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- Mozambique-Lesotho : EDM et LEC renouvellent leur accord de fourniture d’électricité
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Analyses de la rédaction :
1. Mali : des principes maliens pour résoudre les problèmes maliens !
La CEDEAO a donc « légalisé » le coup d’État en ne sanctionnant pas les militaires putschistes. Façon de préparer le terrain à un changement de la constitution ? Une manière de promouvoir les coups d’État sur le continent africain ?
Dicko à nouveau médiatisé, RFI chercherait à réduire le poids et le rôle de la religion au Mali qui a réussi tout de même à « neutraliser » la violence terroriste par réconciliation interposée au niveau local, et ce, aux dépens de Barkhane dont la présence est désormais totalement inutile même nocive... le langage utilisé dans le texte... il cherche à donner de Dicko l’image d’un « pape musulman » (c’est-à-dire une figure uniquement religieuse qui ne s’intéresse pas à la politique). Or, la religion au Mali est un acteur clé de la vie politique, c’est même une arme : « À voir les images, les retrouvailles officielles étaient émouvantes. Prenant la parole devant la délégation du M5, l’imam Mahmoud Dicko a déclaré qu’il acceptait de pardonner, de tourner la page pour un nouveau départ. Et un peu comme si un nouveau compagnonnage commençait, l’imam a même appelé ses partisans à sortir le 4 juin pour un rassemblement du M5 destiné à célébrer le premier anniversaire de la création du mouvement.
L’imam Mahmoud Dicko fut un personnage central du M5. Mais après la chute du président IBK en août 2020, il y a eu divorce, certains à l’intérieur du mouvement accusant Mahmoud Dicko de n’avoir pas poussé les militaires à travailler avec eux. »
La religion, les traditions et surtout le patriotisme, ce sont les fondements de la cohésion sociale au sein de la population malienne, et non des règles imposées par des entités exogènes.
De plus, morceler la population en disant que cette partie de la population à telle ou telle revendication et que l’autre partie revendique autre chose, ce sont des foutaises qui proviennent directement des médias mainstream. La réalité est tout autre. Ce sont les Maliens, dans leur entièreté, qui se battent pour la préservation de la souveraineté de leur pays qui veulent que la sécurité règne. Ils veulent que les troupes d’occupation quittent le pays une bonne fois pour toutes. Ils veulent une prospérité économique. Là-dessus, les Maliens sont unanimes. Qu’il y ait des coopérations gagnant-gagnant avec d’autres États, dans l’équité la plus totale et seulement pour un développement économique et non pour que le Mali soit servi sur un plateau aux autres États. Les Maliens ont le droit légitime de gérer leur pays à leur manière, et non en suivant des modèles imposés qui mènent à la perte des États. Il ne faut pas compter que les pays de l’axe occidental néocolonialiste comprennent ce genre de choses.
L’Occident utilise le modèle des coups d’État en Afrique pour renforcer sa position et enfoncer plus les pays concernés dans une spirale infernale avec des dépendances en tout genre pour garder les pays d’Afrique avec couteau sous la gorge. Les guerres médiatiques avec des articles continuellement dénigrants et irrespectueux, l’expansion et le renforcement des groupes terroristes (ceux qui sont à la solde de l’Occident), la dépendance monétaire, etc. Cette lutte, qui est en train d’unir les populations africaines. La souveraineté et l’intégrité des pays d’Afrique ont longtemps été bafouées, et l’Afrique est en train d’y mettre un terme.
2. Tchad/RCA : même scénario que l’Éthiopie et le Soudan ?
Un conflit entre le Tchad et la Centrafrique, est-ce le même scénario que l’on a pu voir en Afrique de l’Est ?
Les médias mainstream adorent mettre de l’huile sur le feu. Des incidents ont eu lieu à la frontière tchado-centrafricaine dans la nuit du dimanche 30 au lundi 31 mai et selon les médias mainstream s’empressent d’installer une « guerre ».
N’Djamena parle d’un militaire tué et de cinq autres kidnappés qui ont été par la suite, selon les termes du communiqué, froidement exécutés en territoire centrafricain par des assaillants lourdement armés.
Selon les médias, tout serait parti d’affrontements qui ont opposé dimanche matin les Faca et les rebelles, près de la frontière entre les deux pays. Les rebelles centrafricains se sont ensuite repliés en territoire tchadien. Les forces armées centrafricaines se lancent alors à leur poursuite.
Et RFI annonce que des soldats tchadiens du poste avancé de Sourou se seraient interposés, expliquent des sources sécuritaires tchadiennes.
Le gouvernement centrafricain a réagi lundi aux « échanges de tirs de part et d’autre » qui ont eu lieu dimanche 30 mai à la frontière avec le Tchad, suite à une « poursuite d’éléments » rebelles dans la zone.
« Ces échanges ont malheureusement provoqué des morts côtés centrafricain et tchadien, semant ainsi la désolation, une fois encore du fait des actions du CPC », déclare Ange Maxime Kazagui, ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement.
Le gouvernement centrafricain déplore les pertes en vies humaines et les blessés au sein des armées tchadiennes et centrafricaines. Il transmet ses condoléances et compassions aux familles éprouvées.
Une délégation centrafricaine est attendue prochainement au Tchad, tandis qu’une proposition d’enquête conjointe a été transmise à N’Djamena.
Le ministre centrafricain de la Communication et porte-parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui, a annoncé lundi que le gouvernement tchadien a été informé de la proposition de mise en place d’une mission d’enquête conjointe suite à des évènements meurtriers à la frontière entre les deux pays, ce dimanche 30 mai 2021.
La Centrafrique se dit prête à entamer dans un bref délai, toutes les actions de sécurisation des frontières communes dans l’intérêt des deux peuples et se rend disponible pour travailler avec la partie tchadienne pour préserver la paix et la sécurité
Le ministre Ange Maxime Kazagui annonce qu’une mission du gouvernement centrafricain se rendra à N’Djamena dans un bref délai.
Un scénario qui ressemble aux évènements en Afrique de l’Est entre l’Éthiopie et le Soudan autour de la région frontalière d’El-Fashaga.
Après l’échec des séparatistes terroristes tigréens, le plan B consistait précisément à ce que des séparatistes revêtus en habit militaire tire sur les soldats soudanais afin de provoquer une guerre intra régionale.
Visiblement, le Tchad et la Centrafrique, le même scénario est mis en place.
Les rebelles face à leur échec tentent maintenant d’impliquer le Tchad dans une guerre contre la Centrafrique.
Paris est en panique en Afrique !
Avec toutes les tentatives des populations africaines pour mettre dehors la France du continent, paris tente maintenant, avec ses alliés de mettre en place des scénarios pour briser les alliances et isolé les pays d’Afrique.
La Centrafrique et visiblement son allié russe sont devenus des cibles directes de la France. Et en impliquant le Tchad, c’est une manière aussi de tester N’Djamena pour voir s’il est prêt à se plier aux diktats de l’Élysée ou pas.
Le processus de sécurisation a été mené à bien en Centrafrique, ce qui montre encore une fois qu’une présence d’occupation militaire occidentale ne ramène pas la sécurité dans les pays d’Afrique. Mais ce n’est plus un secret pour tout le monde.
Entre le Soudan et l’Éthiopie, l’axe israélo-américain a échoué. Il n’y a aucune raison pour que ce scénario grotesque fonctionne entre deux États panafricains comme le Tchad et la RCA.
3. RCA : la France est hors-jeu !
Un nouveau film est sorti en Centrafrique, concernant la coopération entre les FACA et les militaires russes, mais également, ce film montre également le détachement avec la France. Une analyse du géopoliticien Luc Michel.