Cameroun: Paris se démasque !
Actualité en Afrique :
- Les présidents ivoirien, béninois et sénégalais félicitent le président élu Raïssi
- Arabie Saoudite : interdit de voyager vers l’Éthiopie
- Le Bénin peaufine le projet de construction de l’aéroport de Glo-Djigbé
- Le Kenya, l’Éthiopie et le Soudan du Sud s'engagent à accélérer l'implémentation du corridor LAPSSET
Analyses de la rédaction :
1. Cameroun/ambassade: Paris insulte ouvertement Yaoundé !
Au Cameroun, le verdict dans l'affaire dite du « saccage de l'ambassade du Cameroun à Paris » en 2019 a été rendu lundi 5 juillet à Paris contre trois personnalités de la BAS (Brigade anti-sardinards) mouvement d'opposition. Des personnalités considérées par les autorités camerounaises comme proches de l'opposant Maurice Kamto. C'est du sursis qui a été prononcé.
Les trois activistes jugés ont été condamnés à 3 ou 4 mois de prison avec sursis. Ainsi qu'à une amende de 127 euros chacun et à 4500 euros de dommages et intérêts précise un communiqué de la Brigade anti-sardinards.
Ce verdict a une connotation insultante pour l’État du Cameroun.
Les attaques contre l’ambassade du Cameroun par l’opposition qui est entièrement à la solde de l’Occident sont assez fréquentes, et pas seulement en France.
Dernièrement, des opposants sont également entrés dans l’ambassade du Cameroun à Bruxelles, la capitale belge, afin de saccager les lieux.
Dans les vidéos, nous pouvons constater l’inaction des forces de l’ordre.
Que ce soit, à Londres, Berlin, Bruxelles ou encore Paris, ou encore à Genève en Suisse, le mot d’ordre à l’air d’être toujours le même. C’est l’indifférence la plus totale.
D’ailleurs, nous pouvons mettre au défit quelques personnes de s’aventurer aux alentours d’une ambassade occidentale en Europe et de voir à quelle vitesse les forces de l’ordre agissent pour sécuriser les lieux. En plus, pour le cas où cela arriverait, quel serait le verdict pour les assaillants à ce moment-là ? Et que se passerait-il si des assaillants prenaient d’assaut l’ambassade de France au Cameroun ? Et que le verdict serait pareil à celui-ci ? Il faudrait voir.
Mais cette politique inégale et unilatérale concernant le Cameroun, tout comme les pays d’Afrique en général, bat son plein.
Et c’est d’ailleurs ces inégalités qui poussent les chefs d’États africains, comme le président Paul Biya, a se détaché de la France et à favoriser les alliances intra-africaines ou encore les coopérations avec d’autres puissances du bloc de l’Est. Ce comportement de colonisateur doit cesser. L’Afrique est souveraine, et il est malheureux qu’il faille encore le rappeler au jour d’aujourd’hui !
2. Burkina Faso: l'heure est à l'union et non la division !
Au Burkina Faso, outre le lancement des manifestations de l’opposition qui ont pour but de mettre la pression sur le gouvernement de Ouaga, au moment précis où la nation doit rester soudée, des terroristes installent une base arrière à Madjoari, dans la région de l’Est du pays, proche de la frontière béninoise.
À Madjoari, les groupes armés ont bouclé toutes les voies de la commune, instaurant un embargo.
« Madjoari se vide », c’est précisément le message lancé, durant une manifestation des habitants de Madjoari. Seul un millier de personnes sur les 14 000 que compte la commune sont encore sur place, fait savoir Dierigou Koaré, le deuxième adjoint au maire de Madjoari. « Les terroristes sont venus pour déguerpir tous les villages. Sur les huit villages, seul un quartier du village de Tambarga existe parce que le détachement est à côté de ce quartier. Nous, nous voulons dénoncer cela pour dire franchement que Madjoari se vide », affirme-t-il.
Les terroristes ont donné un ultimatum aux populations pour quitter la commune. Les habitants qui ont pu s’échapper se sont réfugiés à Porga et Koalou, villes frontalières du Bénin, et dans d’autres communes comme Pama ou encore à Nadiagou.
Il faut savoir une chose, lorsque des attaques de masse ont lieu comme celle de Solhan, il est clair que les effectifs militaires sont envoyés dans cette zone afin de réinstaurer la sécurité. Ce qui fait que d’autres zones montrent une présence faible des forces de sécurité. De plus, au cas où l’armée burkinabé tente de lancer une opération anti-terroriste, les services de renseignement français et même américain sont bien là pour informer les terroristes, ce qui leur donne le temps nécessaire pour préparer une offensive.
En plus de cela, l’armée burkinabè est soutenue par la population. C’est pour cela d’ailleurs, que les Burkinabés qui ont pris les armes pour aider l’armée nationale sont si critiqués par les médias français.
La tentative actuelle de l’Occident est précisément de remédier à cela. Diviser le Burkina Faso, instaurer un fossé entre le gouvernement, la population et l’armée nationale, tel est le nouveau plan pour mettre à genoux le Burkina Faso, qui pour rappel à jusqu’à présent refuser le déploiement massif des bases militaires occidentales sur son territoire, pour empêcher l’occupation du pays afin de préserver sa souveraineté.
C’est pourquoi, ces groupes d’opposition ont émergé et des manifestations sont lancées pour accentuer la pression sur Ouaga.
Le gouvernement a lâché du lest en limogeant le ministre de la Défense et celui de la Sécurité, afin de calmer la situation. Car l’heure est à l’union nationale et non aux divisions. Le Burkina Faso doit s’unir, ainsi que les États voisins pour faire face à l’insécurité, certes grandissante en vue des plans politique et géopolitique que l’Occident tente de mettre en place.
De nombreuses manifestations ont également lieu au Mali, au Niger, au Tchad, en Mauritanie demandant toutes le départ des troupes d’occupation occidentale de leur territoire. Les Burkinabés le savent pertinemment que les troupes occidentales ainsi que leurs alliés, comme l’ONU facilitent et organisent le déploiement des groupes terroristes dans les pays du Sahel.
Les Burkinabés le savent, l’heure est à l’union et non à la division, c’est pourquoi les tentatives d’organisation des manifestations, comme il y a eu au Nigéria avec les End Sars ou encore au Sénégal sont vouées à l’échec dans le Burkina Faso. La population burkinabé n’est pas dupe, il serait temps que l’Occident le réalise !
3. Éthiopie: le PM brise la guerre médiatique !
n Éthiopie, le Premier ministre démantèle la campagne médiatique lancée contre le pays.
Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a déclaré que le retrait des troupes de la région du Tigré est le résultat d’une délibération approfondie et minutieuse avec des enjeux responsables.
Délimitant l’affaire au parlement du pays, le Premier ministre a déclaré que le retrait n’était pas du tout une décision militaire soudaine, mais c’est un pas en avant intelligent avec des procédures minutieuses.
Il a souligné que le gouvernement a commencé à retirer ses troupes, il y a un mois, de différentes parties de la région avant qu’elle se retire complètement de la capitale du Tigré, Mekele. Car le pays a d’autres défis majeurs à relever. Abiy Ahmed a demandé à la population de faire attention aux nombreux rapports trompeurs dans les médias occidentaux concernant l’Éthiopie, et il a réprimandé les gouvernements occidentaux qui s’efforcent de provoquer un changement de gouvernement dans le pays.
Les médias occidentaux ont lancé une campagne de guerre médiatique contre Addis Abeba. Ils ont lancé de faux rapports concernant la situation humanitaire dans la région du Tigré, en omettant de préciser que le gouvernement éthiopien envoie régulièrement des aides humanitaires pour les habitants dans la région du Tigré. Jusqu’à présent, Addis Abeba a envoyé pour 2 millions d’euros d’aides dans le nord du pays.
De plus, le cessez-le-feu unilatéral instauré par le gouvernement d’Abiy Ahmed, qui a largement été salué par plusieurs pays dans le monde comme l’Iran, était mis en place principalement pour favoriser ces aides. Mais les rebelles terroristes ont décidé d’instaurer des conditions pour accepter ce cessez-le-feu, comme le retrait des militaires érythréens. La même volonté que les États-Unis et ses alliés. De plus, les rebelles terroristes demandent également que l’accès humanitaire soit sans entrave pour l’ONU et les ONG dans la région. Encore une demande émise de Washington.
Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a demandé au Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, lors d’un échange téléphonique mardi, d’assurer un accès humanitaire « complet et sûr » à la région du Tigré.
Blinken « a condamné la destruction de ponts au Tigré, entre autres obstacles à l’accès » à cette région, mais sans condamné les rebelles terroristes qui ont détruit ce pont.
Cela fait plusieurs années que le gouvernement d’Addis Abeba essaie par tous les moyens d’apaiser les conflits avec le TPLF de manière diplomatique. Mais dernièrement, ils sont devenus un levier de pression et de déstabilisation appuyé par Washington, afin de renverser le pouvoir en place, mais également, déstabiliser toute la région de la Corne. Ce qui fait que l’offensive armée a été lancée par Addis Abeba afin de réinstaurer la sécurité dans la région.
Comme plusieurs pays, comme le Kenya, l’ont déjà souligné lors de la dernière réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, il est impératif que la Communauté internationale laisse de l’espace à l’Éthiopie pour qu’il gère ses problèmes en interne et de manière appropriée sans être entravé par des ingérences étrangères. Bref, les problèmes en Afrique doivent être gérés en Afrique, et certainement pas de la manière dont l’Occident dicte. Les États africains sont souverains, et ils savent mieux que quiconque comment ils doivent gérer les problèmes en interne.