Golfe de Guinée: le continent s'unit !
Les alliances intra-africaines se concrétisent pour la sécurisation du golfe de Guinée. Actualité en Afrique :
- L'Iran et le Zimbabwe confirment leurs efforts pour neutraliser le terrorisme économique américain
- Coopération Gabon-Bénin : Sayid Abeloko présente enfin ses lettres de créance à Talon
- L’assainissement autonome, la nouvelle mine d’or du Sénégal
- Ghana-Angola : Coopération bilatérale et vision pour la ZLECA
Analyses de la rédaction :
1. Cameroun : MSF hors-jeu
Au Cameroun, ça y est, MSF est définitivement à la porte !
L'ONG française ne pouvait plus y travailler légalement dans les régions du Nord.
La région du nord-ouest anglophone du Cameroun est le théâtre d'une crise sécuritaire depuis quatre ans qui se calme surtout depuis l’intervention de l’armée nationale qui a largement contribué à la diminution de l’influence des séparatistes. L'ONG française y est suspendue par les autorités depuis huit mois, officiellement jusqu'à ce que son cadre de collaboration avec le gouvernement soit revu.
MSF conserve toutefois un petit bureau de liaison sur place à Bamenda, pour contrôler ce qui s’y passe et continuer à fournir de fausses informations concernant l’armée nationale camerounaise.
Il est important de rappeler que cette suspension des activités de MSF dans le Nord fait suite aux accusations du gouvernement camerounais concernant des faits graves.
En décembre 2020, les autorités camerounaises ont suspendu les activités de MSF, officiellement jusqu’à ce que son cadre de collaboration avec le gouvernement soit revu.
« Cette décision intervenait cependant après une série d’allégations accusant MSF de soutien aux groupes armés locaux, accusations que MSF a catégoriquement rejetées, que ce soit dans ses échanges avec les autorités ou dans l’espace public », a expliqué l’ONG.
Dans un communiqué, le gouverneur de la région du Nord-Ouest avait indiqué qu’à travers sa collaboration avec l’hôpital Saint Mary Soledad du Nord-Ouest, MSF permet de prendre en charge les membres des groupes armés séparatistes, mais aussi de leur offrir une protection.
Maintenant, c’est Amnesty internationale et Human Right Watch qui continuent les campagnes de désinformations à l’encontre de l’armée camerounaise, et ce, sans aucune condamnation des attaques contre la population camerounaise de la part des séparatistes ou encore des terroristes de Boko Haram. Ces attaques ne sont pas prises en compte ou encore mieux, elles sont imputées à l’armée camerounaise.
Vu le recul significatif des séparatistes, mais également celui des ONG comme MSF qui arment et qui protègent les séparatistes, il est maintenant difficile pour l’axe occidental de relancer les séparatistes contre le Cameroun. C’est pourquoi nous avons pu constater que c’est maintenant les terroristes de Boko Haram qui se chargent de cette besogne.
Les médias mainstream ont fait part de ce nouveau plan. Au moins six soldats camerounais ont été tués, samedi 24 juillet, dans une attaque de Boko Haram dans l'extrême nord du Cameroun, où, précise France 24, les terroristes multiplient les attaques, a déclaré le gouverneur de la région à la télévision d'État.
Les membres de Boko Haram et d'une branche dissidente de Daech ont multiplié ces dernières années les attaques meurtrières contre les forces de sécurité et les civils dans l'extrême nord du Cameroun comme dans les régions limitrophes des trois pays voisins, le Nigeria, le Niger et le Tchad. Ils y enlèvent fréquemment des civils, notamment des femmes et des enfants.
Et pourtant, les images satellites qu’Amnesty Internationale a utilisées pour discréditer l’armée nationale, ne peuvent-elles pas servir à combattre ces terroristes ?
Le ministère de la Défense a indiqué que les troupes sont « en alerte maximale dans toute la région de l’Extrême-Nord et au-delà des frontières afin de prévenir de nouveaux assauts éventuels du groupe terroriste Boko Haram.
L’armée nationale œuvre pour que la paix et la sécurité reviennent dans les zones anglophones et le fait que Yaoundé a mis dehors l’ONG MSF n’est pas anodin contrairement à ce que prétendent les médias mainstream. L’union de la population et de l’armée est un rempart de taille face au fléau du terrorisme en Afrique comme cela a été le cas dans le Moyen-Orient, en particulier en Syrie.
2. Éthiopie : la partialité de l'ONU dévoilée !
En Éthiopie, comment faire confiance à des personnes ou des organismes qui n’ont à aucun moment condamné les exactions commises par les rebelles terroristes du TPLF ? Mais surtout, comment faire confiance à un Occident qui ne fait que des déclarations contradictoires ?
Alors que de plus en plus de pays africains condamnent l’ONU pour sa partialité, l’organisation a condamné mardi les accusations "dangereuses" ces mêmes accusations faites par le gouvernement éthiopien à l'encontre des travailleurs humanitaires au Tigré.
Le gouvernement a par le passé accusé les humanitaires d'être du côté des rebelles du TPLF, voire même de les armer. Et pour cause, l’ONU et les alliés occidentaux n’ont jamais condamné les exactions commises par les rebelles terroristes du TPLF, c’est pourquoi Addis-Abeba accuse ces organisations de partialité.
"Les accusations généralisées contre les travailleurs humanitaires doivent cesser", a déclaré Martin Griffiths, le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, lors d'une conférence de presse organisée à Addis Abeba.
"Elles sont injustes, elles sont contre-productives, elles doivent être soutenues par des preuves s'il y en a et, sincèrement, c'est dangereux", a-t-il ajouté, au dernier de ses six jours de visite en Éthiopie, son premier voyage depuis sa nomination.
Un responsable gouvernemental, Redwan Hussein, a accusé le mois dernier certaines ONG d'armer l'autre camp, en référence au TPLF.
Vient également la question de l’ouverture sans aucune entrave aux aides humanitaires dans la région du Tigré. Encore une demande contradictoire de la part de ces organisations occidentales. En effet, le gouvernement éthiopien a, à plusieurs reprises, rappelé que des dizaines de travailleurs humanitaires ont été tués par les éléments du TPLF dans la région du Tigré, ce qui fait que la demande répétée et les pressions de l’Occident concernant un accès total à la région du Tigré est insensée.
Il est également important de rappeler que ces mêmes organisations ainsi que les États occidentaux ont également cessé de répéter que les habitants de la région du Tigré sont au bord de la famine, information totalement rejetée par Addis-Abeba. 70% des aides humanitaires sont fournies par l’Éthiopie, et les organisations occidentales n’en fournissent que près de 30%. Ce qui fait qu’elles n’ont pas besoin d’un accès total et sans entrave dans la région du Tigré.
Les humanitaires se plaignent qu'en dépit de la déclaration d'un cessez-le-feu fin juin, l'accès de l'aide au Tigré reste difficile, perturbé par l'insécurité et les blocages administratifs sans pour autant mettre en avant le fait que le cessez-le-feu a été mis en place par le gouvernement éthiopien et que ce sont les rebelles du TPLF qui ne le respecte pas. Et de nouveau, il n’y a aucune condamnation des Occidentaux.
Les routes vers le Tigré comprennent de nombreux points de contrôle où les employés ont été interrogés et même parfois détenus, a déclaré l'ONU la semaine dernière.
Le départ de M. Griffiths pour une visite de deux jours au Tigré a été retardé de cinq heures vendredi, l'ensemble des passagers de l'avion, lui inclus, ayant été longuement fouillés, ont raconté deux responsables humanitaires.
Mardi, M. Griffiths a rappelé que 100 camions chargés d'aide devraient atteindre la région chaque jour pour répondre aux besoins, et que les "conditions" devaient pour cela changer.
"Nous avons besoin d'un accès garanti par la route, de même que, bien sûr, nos avions (puissent) entrer et sortir de Mekele demande Griffiths.
L’Occident, et surtout par le biais des médias mainstream, parlent sans cesse des violations de droit de l’Homme dans la région du Tigré, mais qu’en est-il du reste du pays ? Qu’en est-il de la situation dans le reste du pays ? Que demandent les Éthiopiens ?
Il est clair que le gouvernement d’Abiy Ahmed est très apprécié par la population, et elle l’a démontré lors des élections au mois de juin. De plus, la diaspora éthiopienne à travers le monde envoie fréquemment des dons pour la finition du grand barrage de la Renaissance. Elle manifeste souvent leur soutien à l’armée fédérale qui se bat contre les rebelles terroristes du TPLF. Les Éthiopiens demandent que la paix revienne dans la région du Tigré, et que les rebelles terroristes soient bannis du pays. Voilà ce que demande la grande majorité des Éthiopiens et voilà ce qu’omettent de préciser les médias mainstream, les organisations humanitaires et les États occidentaux. Aucun d’entre eux n’a d’ailleurs adressé de message de félicitation concernant la réélection du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed. Ce qui démontre encore une fois leur partialité.
3. Golfe de Guinée : le continent s'unit !
Les alliances intra-africaine se concrétisent pour la sécurisation du golfe de Guinée.
Le Président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço a eu des entretiens hier lundi à Accra au Ghana avec son homologue ghanéen, Nana Akufo-Addo, sur des questions de coopération bilatérale, la sécurité dans le golfe de Guinée et la mise en œuvre effective de la Zone de Libre-échange Continentale Africaine (ZLECA).
La visite officielle du Président angolais au Ghana, débutée dimanche dernier à l’invitation d’Akufo-Addo, vise à renforcer l'échange d'informations et d'expériences, les liens économiques qui existent entre les deux pays, la promotion de la mobilité des enseignants et des chercheurs, mais aussi des voies et moyens à travailler ensemble pour mettre fin à la piraterie dans le golfe de Guinée.
Les deux présidents ont convenu que les solutions aux problèmes de l'Afrique sont entre les mains des Africains. Ils sont d'avis que les dirigeants africains doivent trouver des moyens de développer leurs propres ressources au profit de tous.
De son côté, l'Union africaine et la Commission du golfe de Guinée (CGG) ont signé un protocole d'accord pour renforcer les efforts conjoints visant à assurer la sécurité et la sûreté maritimes le long du golfe de Guinée.
Selon un communiqué de l'UA publié vendredi, l'accord comprend la mise en œuvre de la stratégie intégrée pour les mers et les océans Horizon 2050, baptisée "AIM Strategy 2050", et la stratégie de l'Économie Bleue du bloc panafricain de 55 membres.
Bankole Adeoye, commissaire de l'UA aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité, et Florentina Ukonga, secrétaire exécutive de la CGG, a signé le protocole d'accord jeudi au siège de l'UA à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, réaffirmant la nouvelle dynamique au sein de l'UA pour renforcer la collaboration intra-africaine en faveur d'une mise en œuvre effective des politiques affectant l'espace maritime de l'Afrique.
"Cet accord était en effet attendu depuis longtemps", a déclaré M. Adeoye, indiquant qu'il renforcerait les efforts coordonnés des États membres de l'UA pour résoudre les problèmes critiques de l'économie bleue de l'Afrique et de la sécurité maritime en Afrique centrale et de l'Ouest, tout en protégeant la vie et les moyens de subsistance des peuples africains, en particulier ceux des régions côtières.
Saluant le nouveau partenariat, Florentina Ukonga a de son côté indiqué que la CGG travaillerait en étroite collaboration avec l'UA pour intensifier les interventions continentales afin de lutter contre la piraterie et d'autres formes de criminalité et d'exploitation économique en haute mer en Afrique.
"C'est en effet un grand jour pour l'Afrique alors que nos Etats membres accordent une plus grande attention à la gouvernance maritime dans le but de protéger nos mers et nos peuples qui doivent avant tout bénéficier des ressources maritimes de l'Afrique", a déclaré la secrétaire exécutive.
Huit pays côtiers du golfe de Guinée, à savoir l'Angola, le Cameroun, le Congo, la République démocratique du Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Nigeria et Sao Tomé-et-Principe, composent la Commission créée en 2001 pour servir d'instrument institutionnel permanent de coopération au niveau régional entre les États riverains du golfe de Guinée pour défendre leurs intérêts communs.
Maintenant, le continent africain et particulièrement l’UA, doit régler un problème de taille, c’est l’incrustation d’Israël en tant qu’observateur au sein de l’organisation africaine, qui avec ses alliés, est contre les alliances intra-africaines, surtout quand il s’agit du golfe de Guinée, extrêmement convoité par Washington.
L’Union africaine continue de se battre pour la souveraineté du continent, dont au jour d’aujourd’hui, plusieurs territoires sont encore officiellement occupés par des pays occidentaux. En mai 2004, la Commission de l'Union africaine émettait un Plan stratégique dans lequel, pour la première fois, le continent africain dénonçait l'occupation étrangère de pays ou territoires considérés comme africains. Au total, huit territoires sont mentionnés : les îles Canaries Plazas de soberanía par l’Espagne, les îles Éparses de l’océan Indien, Mayotte et La Réunion par la France, Madère et les îles Selvagens par le Portugal, Sainte-Hélène, Ascension et Tristant da Cunha par le Royaume-Uni. Mais officieusement, les pays occidentaux occupent une grande partie des territoires africains, principalement avec leurs troupes militaires d’occupation.
Il est clair que le continent africain va récupérer ses territoires, et les alliances intra-africaines qui se mettent en place sont de plus en plus dérangeantes. Surtout les différentes alliances internationales s’installent entre l’Afrique et le bloc de l’Est. Les médias parlent souvent de la Chine et de la Russie, mais très peu parlent de l’Iran qui, à travers des accords avec Madagascar ou encore la Guinée équatoriale, a accès aux eaux territoriales que lui ont accordées ces deux États. L’arrivée d’Israël pourrait servir à saper les initiatives de l’organisation africaine de vouloir sécuriser entièrement le continent en ne comptant que sur lui-même et sur ses alliés du bloc de l’Est.
Beaucoup de pays de l’UA mettent tout en place afin de rejeter Israël de l’organisation afin que les alliances intra-africaines, si dangereuses pour les occidentaux puissent se mettre en place sans encombre.