L'Iran a le dessus dans les négociations nucléaire
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« Les États-Unis agit à son détriment sur le dossier nucléaire iranien », a rapporté le site d’information Middle East Eye, faisant référence aux pourparlers de Vienne.
(last modified 2021-12-01T18:15:21+00:00 )
Dec 01, 2021 07:38 UTC
  • L'Iran a le dessus dans les négociations nucléaire

« Les États-Unis agit à son détriment sur le dossier nucléaire iranien », a rapporté le site d’information Middle East Eye, faisant référence aux pourparlers de Vienne.

« Les pourparlers nucléaires de Vienne ont repris après une longue pause », rapporte le site cité par le journal Keyhan. La Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, la Russie et la Chine, ainsi que l'Union européenne, se sont à nouveau réunies dans la salle des négociations avec les Iraniens. Pendant ce temps, l'équipe de négociation américaine est toujours restée derrière la porte de la salle des négociations et l'Iran ne veut pas pour le moment négocier avec eux, selon le site.

Le nouveau gouvernement iranien a pris une position claire sur les pourparlers de Vienne. « Ce qui se passe actuellement à Vienne ne sont pas des pourparlers nucléaires, mais devraient se limiter à des pourparlers visant à lever les sanctions illégales et inhumaines contre l'Iran ». C’est ce qu’a annoncé le négociateur en chef de l'Iran, Ali Bagheri Kani. 
 
L’auteur de la note indique que « de manière générale, il semble que les Iraniens ne soient pas pressés de parvenir à un accord et agissent avec patience ». 
 
La question majeure en cours sur le plan des pourparlers de Vienne est de savoir comment les États-Unis veulent faire face aux défis qu'ils ont causés dans le processus des négociations. Il y a trois ans, l’ex-président américain, Donald Trump, a décidé de se retirer de l’accord nucléaire iranien et à l’heure actuelle, le locataire démocrate de la Maison Blanche, Joe Biden, fait fausse route sur la voie du retour des États-Unis aux négociations sur le nucléaire iranien. Si Biden avait vraiment tenu sa promesse de campagne électorale de revenir à l'accord nucléaire, dès son arrivée au pouvoir, la situation aurait aujourd’hui été bien meilleure.

D’une part, il prétend que la politique de la pression maximale américaine contre l'Iran a échoué et d’une autre, il utilise pratiquement les mêmes outils face à Téhéran pour parvenir à un « meilleur accord » avec les Iraniens, selon Middle East Eye.

« L'administration Biden a pratiquement perdu beaucoup de temps à conclure ce qu'elle a appelé un "meilleur" accord avec l'Iran. Un accord qui devrait inclure la puissance des missiles ainsi qu'une influence régionale de l’Iran. Des questions qui dépassaient fondamentalement l'accord nucléaire signé en 2015 à Genève », selon la même source.

Il semble que Washington ne prête pas attention aux graves conséquences de la décision de Trump sur l'économie iranienne.

Le site Web rappelle qu’il y a eu beaucoup de spéculations récemment selon lesquelles l'administration Biden pourrait rechercher un « accord temporaire » avec l'Iran. Dans ce contexte, si l'Iran arrête son enrichissement d'uranium à 60 %, les États-Unis et leurs alliés libéreront une partie du financement bloqué de l'Iran pour rendre opérationnelles les dérogations aux sanctions dans le domaine des questions humanitaires. 
 
La supériorité de l'Iran dans le processus de négociation nucléaire de Vienne est certaine. Enfin, il faut dire que toute pression contre l'Iran n'aura pas beaucoup d'effet, sans le soutien de la Chine et de la Russie. 
 
En raison de ses graves divergences avec la Chine et la Russie sur des questions relatives à l'Ukraine, la Biélorussie, Taïwan et Hong Kong, Washington s'efforce d'amener Pékin et Moscou à camper sur ses positions envers le nucléaire iranien. À cet égard, il est particulièrement important de bien comprendre les priorités fondamentales de la politique étrangère américaine dans le contexte actuel, surtout à un moment où ses hard et soft power sont en déclin dans le monde, notamment au Moyen-Orient.