USA attaqueront l'Iran pour plaire à Israël?
La position ferme de l’Iran sur la question nucléaire et sa politique astucieuse ont fait voler en éclats toutes les politiques de pression maximale américaines visant à renverser son gouvernement et saper ses activités nucléaires pacifiques. La question qui se pose désormais est donc la suivante : étant donné que les États-Unis et Israël sont essentiellement dépourvus de tout levier de pression contre l’Iran, pourront-ils recourir en pratique à l’option militaire ou n’auront-ils pas d’autre cho
L’une des mesures destructives américaines pour faire pression sur l’Iran a consisté à endiguer les importations chinoises de pétrole brut iranien. Mais compte tenu des accords stratégiques et du renforcement des relations de la Chine avec l’Iran, les deux parties bénéficient d'avantages économiques et militaires en neutralisant les sanctions américaines.
Un autre cas le plus évident de la neutralisation des sanctions américaines a consisté à l’exportation du pétrole iranien vers le Venezuela. Après l’arrivée au Venezuela de cinq pétroliers iraniens transportant 1,5 million de barils d’essence, l’Iran est devenu l’allié stratégique de ce pays d’Amérique du Sud.
Les États-Unis ont évoqué l’option militaire à plusieurs reprises contre l’Iran dans un contexte où le bilan des troupes américaines en Afghanistan, en Syrie et Irak est sombre et que la présence américaine dans ces pays leur a infligé des coups durs.
En remontant dans le temps pour évoquer les conséquences de l’aventurisme américain au Moyen-Orient, on peut bien déduire à quel point les Américains et les Israéliens sont dans l’impasse à mettant en œuvre leur soi-disant menace militaire.
En juin 2020, la DCA iranienne a détruit un drone de la classe Global Hawk américain dans le ciel du sud de l'Iran, provoquant une quasi tempête dans le secteur de drone de l'armurier US.
Le 17 avril de la même année, un autre incident a provoqué un séisme dans un autre secteur également stratégique de l'armée US, impliquant là aussi le CGRI : alors qu'une flottille expéditionnaire de l'US Navy, composée de l'USS Lewis Puller, des destroyers et des hélicoptères Apache, s'exerçait à "contrer" une attaque en essaim des vedettes rapides iraniennes, 11 de ces mêmes vedettes, et pas des plus sophistiqués, ont fait irruption en "pleine fête" et ont fait tourner l'exercice en un véritable cauchemar et une cuisante humiliation pour les Marines.
D'ailleurs l’attaque contre un pétrolier israélien en mer d'Oman, le festival balistique sur les bases américaines d'Ain al-Asad et al-Tanf en Irak et la destruction du septième drone américain avancé Scan Eagle la semaine dernière par la Résistance yéménite ne sont qu’une infime partie des coups infligés à l’axe US/Israël.
Il est à noter que le CGRI a récemment donné une leçon à un navire américain qui cherchait à détourner un pétrolier iranien destiné à l'exportation et ce, en présence du porte-avions Nimitz transportant 85 avions de combat.
Selon les experts militaires du Pentagone, deux bases de missiles iraniennes suffisent pour cibler en quelques heures toutes les bases américaines du golfe Persique. En plus, la faiblesse de l’armée israélienne et de leurs systèmes de défense aérienne (Dôme de fer), révélée dans la bataille de Gaza et la guerre de 33 jours du Liban, ont brisé à jamais l’autorité du régime sioniste. Ceci étant dit, toute éventuelle tentative israélo-américaine de recourir à l’option militaire contre l’Iran est vouée à l’échec.
Les responsables israélienne sont bien conscients que l'Iran possède l'arsenal de missiles le plus vaste et le plus diversifié du Moyen-Orient, en comparaison entre autres avec Israël.
En outre, selon les estimations israéliennes, en cas du moindre agissement d’Israël contre la Résistance libano-palestinienne, plus de 2 500 missiles seront prêt à tirer sur Tel-Aviv.
Même si Israël était en mesure de recourir à l'option militaire, il devrait tenir compte du fait que les installations nucléaires iraniennes sont profondément souterraines, contrairement au réacteur en Syrie ou le réacteur de l’Irak se trouvant sous terre ; d’autant plus que les villes de missiles souterraines de l'Iran n'ont pas encore été entièrement dévoilées.
Sur la base de ces explications, on pourrait conclure que les Américains ne sont clairement pas en mesure de déclencher une guerre contre l’Iran, notamment pour plaire à Israël, et qu'ils s'arrêteront au mieux au stade de la définition des objectifs.