Nouveau « jeu du poulet » US face à l’Iran
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La récente résolution anti-iranienne de l’AIEA fait partie du nouveau « jeu du poulet » des Etats-Unis face à l’Iran.
(last modified 2022-06-11T14:47:30+00:00 )
Jun 11, 2022 03:44 UTC
  • Nouveau « jeu du poulet » US face à l’Iran

La récente résolution anti-iranienne de l’AIEA fait partie du nouveau « jeu du poulet » des Etats-Unis face à l’Iran.

Dans son livre intitulé, L’art des sanctions, l’auteur Richard Nephew énumère diverses dimensions de la stratégie anti-iranienne des Etats-Unis dans le dossier nucléaire dont la plus importante est le « Jeu du poulet »,  qui illustre le cadre dans lequel se produit la confrontation entre l’Iran et les Etats-Unis.

Partant de cela, il souligne que les sanctions ne peuvent pas être une fin en soi, d’autant plus que leur impact diminuera tôt ou tard avec le temps. Selon lui, les sanctions sont en vérité un « instrument qui permet à l’Occident d’atteindre ses objectifs, et encore plus précisément d’arracher des concessions excessives.

L’auteur américain affirme toutefois que le contexte dans lequel les mesures punitives ainsi que les pressions politiques et économiques sont généralement exercées sur l'Iran reste important étant donné que le « jeu du poulet » s’inscrit dans le même cadre.

Lui de poursuivre : « La partie qui recourt à l’arme des sanctions, devrait organiser toutes les mesures punitives, y compris une rhétorique politique intense voire l’option militaire bien qu’elle soit irréaliste afin d’amener que la partie sanctionnée à la conclusion que l’Occident est prêt à entacher sa réputation pour s’en prendre au programme nucléaire iranien.

Mais la partie sanctionnée prend, selon lui, des mesures défensives. Se voyant contrainte de quitter la scène, elle doit faire des concessions aux parties puissantes [qui sont en charge du nucléaire iranien]. 

Les récentes tentatives du Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans la ratification d'une résolution contre l'Iran sont la dernière partie de ce jeu du poulet américain.

Après que l'Iran s’est tenu à la table de négociations pour acquérir des prérogatives économiques nécessaires dès le retour des États-Unis à l’accord nucléaire pour faire comprendre à l'Occident qu’il ne peut imposer son accord préféré, Washington a recouru au « jeu du poulet », pour contraindre l’Iran à battre en retraite au bout du compte, a-t-il expliqué.

Le commentateur américain reconnaît finalement que selon une grande majorité des autorités et des experts occidentaux, il n’y a d’autre alternative réaliste que la signature de l'accord. En revanche, l'Iran, qui a payé les frais de sa présence à l'AIEA, a l’embarras du choix.

Si la situation économique s'améliore et que l'ambiance politique, sociale et médiatique dans le pays est au beau fixe, avec la fin de cet important round d'efforts de l'Occident, certains droits de la nation iranienne pourraient se restituer, a-t-il estimé.

A ce stade, conclut-il, il appartient aux responsables iraniens de ne pas tomber dans le jeu insidieux de l’Occident et de ne pas participer à la campagne de pression de l’administration Biden contre l’Iran et la nation iranienne.