Le déblocage des fonds iraniens fait office de test pour les USA
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amirabdollahian, a déclaré mercredi 16 août dans un message sur le média social X (Twitter) que l'accord irano-américain visant à débloquer 6 milliards de dollars de fonds iraniens illégalement bloqués en Corée du Sud sous prétexte de sanctions américaines faisait partie de notre "diplomatie digne" conformément aux instructions du Leader de la Révolution islamique, l'honorable Ayatollah Khamenei.
« Le déblocage et le transfert de nos fonds de Corée du Sud font partie de notre "diplomatie digne", conformément aux instructions du Leader. Cet accord est un nouveau test pour les États-Unis. Sur la bonne voie de la diplomatie, nous poursuivons nos efforts pour lever les sanctions et pour que toutes les parties reviennent à leurs engagements internationaux à l'égard de l'Iran », a écrit le chef de la diplomatie iranienne.
Dans un communiqué publié jeudi, le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré : « Le processus de dégel de milliards de dollars des actifs de la République islamique d'Iran, qui ont été illégalement saisis en Corée du Sud par les États-Unis pendant plusieurs années, a commencé ».
« L'Iran a reçu les assurances nécessaires concernant l'engagement des Etats-Unis à respecter leurs obligations en la matière », a-t-il ajouté.
Le communiqué évoque également la question des prisonniers iraniens détenus dans les prisons américaines et indique que le ministère, outre le dégel des fonds, a fait de la libération des prisonniers iraniens un "devoir fondamental".
Malgré l'absence de relations diplomatiques avec les États-Unis, les responsables iraniens ont déclaré par le passé qu'ils seraient ouverts à des pourparlers sur l'échange de prisonniers avec les États-Unis par respect pour les questions humanitaires.
En 2015, l'Iran a obtenu un certain allègement des sanctions à la suite de la conclusion du Plan global d'action conjoint (PGAC), accord conclu entre la République islamique et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies - les États-Unis, la Russie, la Chine, la Grande-Bretagne et la France - ainsi que l'Allemagne.
Les États-Unis se sont toutefois retirés de l'accord en 2018 sous le prétexte de la politique de "pression maximale" de l'ancien président Donald Trump à l'égard de l'Iran, rétablissant toutes les sanctions que l'accord avait permis de lever. Les alliés des États-Unis dans l'accord - la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne - ont alors cédé à la pression de Washington en suivant la ligne des sanctions en suspendant leurs activités commerciales avec Téhéran.