Takht-e Soleyman, Takab : voyager en Iran pendant Norouz
Takht-e Soleymân est le nom d’un lieu historique situé près de Takâb et du village de Takht-e Soleymân (Nosrat Abâd), dans la province de l’Azerbaïdjan de l’ouest.
Il fut l’un des lieux les plus sacrés du zoroastrisme.
Selon les historiens, ce lieu fut peuplé dès le premier millénaire avant J.-C. Cette région rassemble des monuments datant des époques parthe, sassanide et ilkhânide, dont plusieurs âtashkadeh ou "temples du feu" zoroastres, des monuments datant de l’époque sassanide situés sur la montagne Belqeis, ou encore la prison de Soleymân près de Takht-e Soleymân. A l’époque sassanide (IIIe-VIIe siècle), les zoroastriens iraniens avaient trois principaux temples du feu : Borzin Mehr (le feu de l’amour élevé) près de Neishâbour et qui appartenait aux agriculteurs, Farbaq (le feu de la grâce divine) à Karyân, dans la province de Fârs et qui appartenait aux prêtres zoroastriens et enfin le temple du feu Azargoshasb, qui appartenait aux armées et se trouvait près d’une ville appelée Gandjak, sur la montagne Asnavand, en Azerbaïdjan.
Il fut construit probablement à l’époque du règne de Peroz, grand- père d’Anoushiravân.
La région de Takht-e Soleymân est avant tout célèbre pour l’existence de bâtiments datant de l’époque sassanide : le temple du feu d’Azagoshasb, le temple d’Anâhitâ, le musée de Hadayâ, la prison de Soleymân, la forteresse Belqeis ainsi que les vestiges d’un palais de l’époque ilkhânide.