L'Otan s'attaque à la Chine!
Au sommaire: Trident: la Russie a-t-elle brouillé les GPS?
Des rapports faisant état de problèmes dans les systèmes de communication sont apparus dans la phase finale des manœuvres de l’OTAN Trident Juncture et, selon les médias, il se pourrait que la Russie ait quelque chose à voir avec ces défaillances.
Au cours des exercices militaires organisés en Norvège, considérés comme les plus importants de l’Alliance atlantique depuis la fin de la guerre froide, des pilotes norvégiens et finlandais ayant participé à la formation ont signalé des interruptions du signal GPS dans les régions septentrionales de leurs pays, rapporte le journal Business Insider.
Bien que les raisons de la perte de signaux dans les derniers jours des manœuvres demeurent inconnues, plusieurs médias pointent du doigt la Russie.
Selon eux, Moscou aurait pu intervenir parce qu’elle s’inquiétait des manœuvres militaires se déroulant près de ses frontières.
Citant en particulier les propos d’un responsable de la compagnie aérienne Wideroe, le journal rapporte qu’en début novembre, les pilotes ont été confrontés à une perte de signaux GPS lorsqu’ils tentaient de communiquer avec les aéroports de la région de Finmmark, dans le nord de la Norvège, près de la frontière russe.
Toutefois, il convient de noter que le représentant officiel de la société a souligné qu’il ne souhaitait pas spéculer sur les causes de la disparition du signal et qu’il n’avait même pas mentionné la Russie dans son communiqué adressé aux médias.
Dans le même temps, Wenche Olsen, directeur de l’Autorité norvégienne de l’aviation civile, a déclaré à The Barents Observer : « Il est difficile de dire quelles en auraient été les causes, mais il y a de bonnes raisons de penser que cela aurait pu être lié à des activités militaires en dehors des frontières norvégiennes ».
Malgré les divers points de vue exprimés, le Barents Observer affirme que la Russie « a beaucoup investi dans le matériel de guerre électronique » et que le pays aurait entraîné ses forces à bloquer les signaux cellulaires, radio et GPS.
Cependant, ces informations n’ont encore été officiellement confirmées par aucune des parties.
L'OTAN s'en prend à la Chine!
Il est plutôt inhabituel de voir des responsables de l’Otan évoquer les activités militaires de pays comme la Chine, leurs propos se concentrant essentiellement sur la sécurité de la région qui les concerne, c’est à dire l’Atlantique Nord.
Et, pourtant, c’est ce qu’a fait l’actuel secrétaire général de l’Alliance, Jens Stoltenberg, lors d’un entretien accordé à la chaîne de télévision allemande ZDF.
« Nous observons que la Chine investit de manière très poussée dans des armes nouvelles et modernes, y compris des missiles, et la moitié de ses missiles violeraient le traité FNI [sur les Forces nucléaires intermédiaires, ndlr] si la Chine en était signataire », a en effet affirmé M. Stoltenberg.
Et « nous sommes favorables à l’élargissement de ce traité de manière à ce que la Chine puisse aussi en faire partie », a-t-il ajouté.
Armée europeenne : Trump harcèle Macron mais pas Merkel
À peine rentré de Paris où il a célébré la paix avec les autres dirigeants du monde, Donald Trump s’est vivement attaqué mardi à la France et à Emmanuel Macron dont il a raillé la «très faible côte de popularité».
Dans une série de tweets particulièrement énervés, le président des États-Unis est revenu sur la proposition de son homologue français de créer une armée européenne, idée déjà jugée «très insultante» au début du week-end des commémorations du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale.
«Emmanuel Macron a suggéré la création de leur propre armée pour protéger l’Europe contre les États-Unis, la Chine et la Russie. Mais c’était l’Allemagne dans la Première et la Seconde Guerre mondiale», a-t-il écrit sur Twitter.
Les Français «commençaient à apprendre l’allemand à Paris avant que les États-Unis n’arrivent», a-t-il ironisé, dans une référence très peu diplomatique à l’occupation par l’Allemagne nazie à partir de 1940 jusqu’à la Libération par les Alliés, occupation encore vécue comme un traumatisme dans l’Hexagone.
«Paie pour l’OTAN ou non», a-t-il poursuivi, reprenant sa supplique aux pays européens membres de l’Alliance atlantique pour qu’ils dépendent moins des dépenses militaires américaines pour leur défense.
Le locataire de la Maison-Blanche n’a pas digéré que celui de l’Elysée évoque, dans le même temps, la nécessité de «protéger» le Vieux Continent «de la Chine, de la Russie et même des États-Unis d’Amérique» dans le domaine du cyberespace.
Malgré les propos de plusieurs parlementaires français de l’opposition qui appellent à «taper du poing sur la table», l’Elysée est resté discret, savourant en silence l’appui de la chancelière allemande Angela Merkel sur ce projet d’armée européenne.
Angela Merkel a dit oui à une armée européenne. La chancelière allemande a en effet appelé hier mardi à ce qu’un jour, une armée européenne voit le jour.
« L’époque où nous pouvions compter sur d’autres [les États-Unis, NDLR], cette époque, elle est révolue ! nous devons reprendre notre destin entre nos mains », a-t-elle expliqué.
« Nous devons élaborer une vision qui nous permette d’arriver un jour à une véritable armée européenne », a-t-elle lancé sous des applaudissements nourris.
Allemagne: Sigmar Gabriel compte tirer une victoire du nucléaire iranien
Alors que le président français vient de retirer ses propos sur l'armée européenne, propos un peu trop « indépendantistes » au goût de Washington, l'Allemagne vient d'envoyer à Téhéran une délégation conduite par l'ex ministre des AE, Sigmar Gabriel. ll est vrai que l'Allemagne s'est distinguée depuis le retrait US de l'accord nucléaire de ses partenaires français et britanniques par une certaine cohérence qui caractérise généralement ses positions. S'il affirme vouloir préserver l'accord, l'État allemand est loin de "laisser à leur sort" les entreprises allemandes. Une semaine après l'entrée en vigueur des sanctions pétrolières américaines contre l'Iran, la visite de la délégation allemande semble bien significative !
Accompagné en effet d’une délégation économique composée de patrons de grandes entreprises allemandes Sigmar Gabriel s’est rendu en Iran et sa visite coïncide avec l’annonce du départ d’Angela Merkel du pouvoir en 2021.
Bien que les conservateurs allemands aient d’ores-et-déjà engagé le dialogue avec Merkel pour décrocher le poste de chancelière, les sociaux-démocrates ont de leur côté l’intention de devenir les principaux acteurs politiques du pays.
Des personnalités telles que Sigmar Gabriel, Steinbrück, Frank Steinmeier et même Martin Schultz se voient donc potentiellement aptes à devenir chancelier.
Ceci étant dit, Sigmar Gabriel semble plus motivé que les autres prétendants. Il ne faut pas oublier que Schultz, Steinbrück et Steinmeier ont déjà connu la défaite face à Merkel lors de précédentes élections.
Avec sa visite en Iran, Gabriel semble avoir l’intention de "faire la différence" et de "redorer son blason sur la scène internationale en marquant des points sur un dossier infiniment complexe, celui de l’accord nucléaire. Mais quels pourraient être ces points?