L'ambassadeur d'Iran à Paris convoqué
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La ministre française des Armées, Florence Parly, au Dialogue de Manama sur la coopération régionale le 23 novembre 2019. ©Bahrain News
Un palier vient d'être franchi dans la crise que la France atlantiste a délibérément provoquée dans ses liens avec l'Iran et ce, dans le strict objectif de servir Washington et au détriment des intérêts propres du peuple de France.
Depuis juin 2018 et cette fameuse parodie de « neutralisation » d'un supposé projet d'attentat contre le congrès d'une milice terroriste (OMK) que la France s'obstine à soutenir, bien que celle-ci a la main souillée de sang de plus de 17 000 Iraniens, la tension n'a cessé de monter entre les deux capitales.
L'ambassadeur d'Iran à Paris a donc été convoqué ce vendredi 27 décembre par le ministre français des Affaires étrangères qui lui a rappelé « l'exigence de la France » de voir « libérés sans délai les "chercheurs" Fariba Adelkhah et Roland Marchal ». Le geste fait suite à des propos tenus il y a quelques jours par Emmanuel Macron lui-même qui d'un ton particulièrement gênant reformulait cette même exigence, croyant sans doute s'adresser à l'une de ces monarchies bannières du golfe Persique. Bref rien de bon entre la France et l'Iran. Les heures à venir seront riches en représailles.
Auparavant, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Seyyed Abbas Moussavi, avait appelé la France à ne pas s'immiscer dans les affaires intérieures de l'Iran, affirmant que non seulement les mesures de Paris n’aideraient pas à résoudre le problème, mais qu’elles compliqueraient davantage les instructions en cours.