Pré-clash US/Iran: l'état des forces?
Au CentCom c'est la confusion la plus totale qui règne et ce, au pire moment :
Alors même que tout porte à croire que "l'impeccable riposte" de la Résistance a l'élimination physique de ses commandants es une affaire d'heure ou de jours , que des millions d'Irakiens marchent en ce moment vers la place Tahrir en provenance de l'aéroport de Bagdad où les restes des voitures calcinés de Soleimani et d'Abou Mohandes, au sortir de l'attaque au drone US du 3 janvier 2020 sont exposés depuis 2 jours, que le Hezbollah et Gaza ont le doigt sur la gâchette en direction de l'entité et qu'Ansarallah a les ports et les cargos israéliens dans le viseur, et que l'Iran comme le dit la presse US a mis en état d'"alerte son système de DCA intégrée, ses puissantes unités marines et évidemment ses silos et champs à missiles, le groupe aéronaval USS Nimitz a reçu samedi l'ordre de gagner le bercail et ce, sous les yeux ahuris d'un général McKenzie, chef du CentCom qui avait appelé dès le mercredi 30 décembre en renfort le porte-avion, en prévision d'un clash US/Iran qui parait de plus en plus inévitable.
Et pourtant, l'USS Nimitez et ses 60 avions de combats seraient bien nécessaires si comme le dit DFEBKAfile, site proche du renseignement de l'armée israélienne, l'Iran tirait le premier et que l'Amérique voudrait " se défendre". Toute la semaine qui vient de s'achever McKenzie a mobilisé à trois reprise l'US Air Force avec ses vieux B-52 lesquels ont procédé à des démonstration de force non pas près de l'espace aérien iranien, cala aurait été trop dangereux, mais assez loin sur les frontières syro-irakienne, façon de dire que les appareils sont prête à frapper les alliés de l'Iran au cas où la grande guerre venait à déclencher.
Et puis ce coup de l'USS Georgia que McKenzie a décidé de jouer carte sur table, pour récompenser les failles flagrantes dont souffrent les unités sub-surface US, avec des dizaines de bâtiments et des marines éparpillées à travers toute la région, qui de part leur lourdeur constituent, des jambes de bois, dans une course fatale dont la rapidité, la prestesse et la dextérité sont les mots d'ordre et qui a fait lamentablement pschitt puisque tout expert militaire digne de ce nom sait que sans des avions de combats embarqué, les Tomahawk de l'USS Georgia n'auraient peut-être même pas la chance d'être tirés, vu que les unités sub-surface iraniennes, composée de dizaines de sous-marine dont Ghadir, Taregh, Fateh, kilo entre autres et dotés de missiles voire de torpilles supersonique et anti-leurre du monde comme Hoot, Val Fajr, 553, Test 71, attendent patiemment leur heures dans les profondeurs marines du détroit d'Hormuz avant de passer à l'acte, l'heure H sonnée et qu'une fois passé à l'acte, plus rien ne saurait les arrêter, interconnectés qu'ils sont avec les forces aériennes du CGRI et les unités balistiques côtières.
Samedi 2 janvier, soit à la veille du premier anniversaire de l'assassinant de Soleimani, Le commandant en chef du CGRI, le général de division Hossein Salami a débarqué sur les trois îles stratégiques iranienne de Bou Moussa, de la Grande et Petite Tomb, qui a toute les chances de servir de ligne de front contre l'US Navy. Tout arsenal naval asymétrique y était pour achever l'aura de la superpuissance navale US, comme le 8 janvier 2020 quand les 13 missiles iraniens se sont abattus sur Ain al-Asad et fait briser en mille morceau le concept même "base US = puissance militaire ". Au sujet de ces mines marines iraniennes, The Drive écrivait au mois de mai : "Une explosion provoquée par le EM52 (mine marine iranienne) au bon endroit sera suivi d'un incendie qui ne tarderait pas à s'amplifier et à totalement désarmer un gros navire US en plein golfe Persique et les Iraniens se sont à des centaines de fois exercés à ce genre de scénario avec une réplique de l'USS Nimitz à Bandar Abas"
Et l'article ajoutait : " les sous-marins iraniens de classe Ghandir et Nahang, destinées aux opérations en eaux peu profondes ou encore la classe Fateh qui pèse environ 600 tonnes, sans être détectés en restant immobiles sur le fond peu profond juste à l'entrée du détroit d'Hormuz sont capables de lancer des missiles antinavires et torpilles, mais surtout de poser des mines. L’Iran est parmi les rares pays ayant la capacité de tir en immersion. Les puissances étrangères ayant envoyé des navires dans la région auraient raison de s’inquiéter de leur sécurité. De nombreuses analyses ont été écrites sur les capacités antinavires de l'Iran, en particulier l'arsenal de missiles antinavires iraniens mais peu, les mines du CGRI, lesquelles font partie de A2/AD iranien. La marine iranienne dispose d'une grande variété de mines marines, y compris des «charges d'influence, acoustiques, magnétiques et de contact» et dont le redoutable MDM06 mine à ancre ou encore EM52. Ce dernier possède une ogive de 250 kg propulsée par une fusée qui court du bas vers les cibles détectées à des vitesses supérieures à 100 nœuds. Sa version MC52 est impossible à balayer et se déclenche sur la signature magnétique, acoustique, de pression ou sismique d'un navire, lorsqu'une coque passe près des capteurs de la mine.
La mine fonctionne dans l'eau jusqu'à 350 pieds. Selon certaines estimations, l'Iran dispose de 5000 mines marines qui sauraient provoquer des backdraft bien plus puissants que celui que vient de connaître le défunt USS Bonhomme Richard. Certaines sources relèvent d'ailleurs la proximité de San Diego avec le Mexique et le Venezuela antiaméricains pour penser que l'incident à bord de l'USS Richard n'en était pas vraiment un : après tout, les incendies, cela n'arrive pas uniquement qu'en Iran".
C'est sans doute ce genre d'informations a poussé Miller à contourner McKenzie et Milley et à rappeler le Nimitz et ses 5000 marines au bercail. Mais McKenzie et Milley tout comme leurs amis israéliens ont bien tort de croire que la Grande guerre, l'Iran la déclenchera à sa porte. Les alliés de la Résistance ont une présence bien vaste qui ira au-delà du golfe Persique, de la Méditerranée et de la mer Rouge. Le vendre 1er janvier, le commandant en chef de la Force Qods l'a dit en termes à peine voilés dans une cérémonie au général : « C’est même possible qu’il y ait des gens chez vous (aux États-Unis) qui riposteront à votre crime ». A quoi rime cette mise en garde? Miller semble avoir bien compris le message, Le feu a déjà atteint le cœur de l'Empire, le fait d'en allumer ailleurs serait fatal. Samedi, le commandant en chef de l'aérospatial du CGRI tempêtait : "personne n'a dit que l'Iran devrait définitivement se borner à une portée de 2000 km pour ses missiles"...