Iran: Paris, bouclier d'Israël ?
C'est tout de même curieux:
samedi 20 mars, le jour où l'ex-ambassadeur français en Iran et expert des questions iraniennes, François Nicoullaud qui n'a cessé tout au long de son mandat de travailler à l'approfondissement des liens franco-iraniens décédait, la France d'Emmanuel Macron déployait en mer d'Oman et à Makran, cette zone stratégique côtière iranienne où l'Iran et la Russie ont tenu en février une importante manœuvre navale conjointe, et d'où la dynamique de rapprochement avec l'Est est entrée dans une nouvelle phase depuis l'exploitation du port de Chabahar, son porte-avions Charles de Gaulle. Le peu de presse qui en a parlé n'est pas allé par quatre chemins pour affirmer que le geste parfaitement belliciste visait à avertir l'Iran à le pousser à ouvrir un dialogue nucléaire élargi qui intégrerait missiles, Riyad et Tel-Aviv.
Cette manœuvre navale conjointe, les Américains y étaient aussi mais avec un destroyer amphibie seulement comme retranché derrière le Charles de Gaulle. En Iran, certains milieux ont relevé une autre coïncidence, celle de la visite à Paris des officiels sionistes lesquels auraient demandé que la France aide Israël dans la bataille maritime qui s'annonce en mer entre l'entité d'une part et la Résistance de l'autre. En effet, la mer d'Oman a été le 25 février le théâtre d'une double explosion visant Hélios Ray, cette base logistique flottante israélienne qui ayant quitté Dammam pour le Singapour a été stoppée net une fois le détroit d'Hormouz franchi. Le Charles de Gaulle et ses Rafale embarqués visent-ils à contrer un Iran qui a juré ne pas laisser Israël nicher dans le golfe Persique? Ou le bâtiment se veut-il un soutien aux actes de piraterie de mer israéliennes qui ont ciblé le 11 mars le porte-conteneur iranien « Shahr-e Kord » non loin de Baniyas, le port syrien? Bien possible, vu que la France sionisée ne dit mot que pour servir les intérêts d'Israël ni n'agit que quand l'axe US/Israël lui donne le feu vert. D'ailleurs cette même France macroniste a réduit son armée au rang d'une « milice » qui se déploie tantôt en mer de Chine contre la Chine tantôt en mer Noire contre la Russie sans que l'Élysée n'explique un seul instant aux Français quel en est l'intérêt. De cette France tout peut provenir même les décisions les moins représentatives des intérêts des Français y compris une confrontation militaire avec l'axe de la Résistance en général et l'Iran en particulier. Sauf que la Résistance ne se laisserait pas faire comme il l'a prouvé ces trois dernières années face à l'US Navy lequel a fini par fuir le golfe Persique.
Le samedi 20 mars, le commandant de la Force navale des gardiens du Corps de la Révolution islamique d'Iran (CGRI), le contre-amiral Alireza Tangsiri, a mis les points sur les i : « l'Iran répondra à toute attaque qui menacerait la paix et la stabilité iraniennes. La Force navale du CGRI est pleinement disposée à défendre les eaux territoriales, à garantir la sécurité durable de la région et à contrer toute menace et agression », a-t-il souligné.
Les forces armées iraniennes assurent qu'elles ne recherchent pas la guerre, mais qu'elles répondront du tac au tac. « Nous n’admettrons jamais que nos cargos, nos pétroliers et même nos bateaux de pêche soient attaqués », a-t-il martelé avant de conclure: «, la suprématie navale iranienne est assurée grâce à l’augmentation de la portée des missiles. » Le message est clair et ne connaît aucune exception.
La cité balistique du CGRI où il dispose de missiles balistiques et de croisière, de systèmes avancés, qui mettent en évidence les nouvelles capacités et caractéristiques opérationnelles de ces armes, capables de faire des tirs précis en profondeur, en immersion et de trouver des emplacements de défense passive, l'Iran l'a préparé exclusivement pour l'axe US/Israël. Mais la France tient à les mettre à l'épreuve elle n'a qu'à essayer...aux dépens des intérêts des Français.
Baptisé Shahid Roudaki en l’honneur d’un commandant « martyr » de la marine du CGRI, le navire est décrit par les médias comme un « navire de guerre océanique capable de transporter des avions ».
La marine du CGRI a organisé une cérémonie à Bandar Abbas dans le Sud iranien le 19 novembre 2020 pour dévoiler son nouveau porte-avions, Shahid Roudaki. Le porte-avions est décrit comme un navire lourd de combat, de renseignement et de soutien destiné à assurer la sécurité des lignes de transport maritime ainsi qu'à soutenir les flottes commerciales et de pêche. Selon le rapport, le transporteur pèse 40 000 tonnes et mesure 150 mètres de long et 22 mètres de large. Il transporte des missiles sol-sol, des missiles sol-air, des hélicoptères et des véhicules aériens sans pilote entre autres missiles et aéronefs.
Nouveaux drones, hélicoptères et hors-bord
Le 23 septembre 2020, la marine du CGRI a dévoilé 188 nouveaux systèmes, notamment des véhicules aériens sans pilote, des hélicoptères et des hors-bord. Les drones ont été développés exclusivement par l’Organisation de l’industrie aéronautique iranienne. Tangsiri a noté que trois des nouveaux drones sont visionnés pour la première fois et qu'ils peuvent être lancés à partir d'un sous-marin pour effectuer des missions spécifiques.
Le contre-amiral Alireza Tangsiri a déclaré que les nouveaux drones étaient capables de prendre des images aériennes de cibles navales fixes et mobiles lors d'opérations de combat.
Il a déclaré que toutes les opérations de la marine du CGRI sont désormais effectuées avec des drones locaux.
Les trois drones dévoilés pour la première fois ont été identifiés comme étant le drone Sepehr à décollage et atterrissage verticaux (VTOL), Shahab-2 et Hodhod-4 VTOL. Le commandant de la marine du CGRI a déclaré que les trois nouveaux drones pouvaient décoller des navires de la marine.
Un autre drone qui a rejoint la flotte de la marine du CGRI était Mohajer-6, un avion sans pilote tout temps avec une portée de 200 kilomètres et conçu pour transporter une charge utile de quatre missiles.
Les drones de décollage vertical de la marine du CGRI
Parmi les drones dévoilés et livrés à la marine du CGRI, il y a trois drones de décollage vertical : les drones Hodhod-4 et Shahab-4, qui sont en fait deux exemples de quadcopter et hexacopter multirotor, et un autre appelé Sepehr, qui est un exemple du drone Meraj des forces terrestres du CGRI.
Le drone Sepehr est capable de voler à une vitesse de 140 km, à une altitude de 12 000 pieds. Il pèse 33 kg et peut transporter des charges pesant jusqu’à 5 kg. Ce drone à une durée de vol de 10 heures et sa consommation de carburant est de 10 litres.
Deux hélicoptères amphibies et quatre hélicoptères de combat armés de missiles ont également rejoint la flotte navale du CGRI.
Meraj est le nouveau drone de la force terrestre du CGRI qui a récemment été testé avec succès. C'est un modèle iranien optimisé du drone américain AAI Aerosonde.
Le commandant du groupe de drones Vali-e Asr du brigadier général de l'armée de terre Shahram Hassannejad a déclaré que l'Iran figurait parmi les 5 meilleurs producteurs de drones au monde. « Aujourd'hui, tous les drones utilisés par les forces armées de la République islamique d'Iran sont entièrement produits à l'intérieur du pays et aucune pièce n'est importée », s’est-il félicité.