AIEA: que signifie l'acte de l'Iran?
La réunion de la commission mixte de l’accord sur le nucléaire iranien a pris fin à Vienne, capitale autrichienne.
Une réunion de la commission mixte de l’accord sur le nucléaire iranien qui s’est tenue, ce mardi soir à Vienne, en présence des délégations de l’Iran et des 4 +1 (Allemagne, France, Russie, Chine et Royaume-Uni), s’est terminée après une heure et demie.
La réunion a eu lieu au niveau des vice-ministres des Affaires étrangères qui ont discuté d’un éventuel retour des États-Unis à l’accord nucléaire et des mesures qui pourraient garantir une application complète et efficace de l’accord.
À ce propos, Ali Akbar Salehi, président de l’Organisation iranienne de l’Énergie atomique, a plus tôt déclaré que la République islamique d’Iran avait décidé de laisser les caméras de surveillance de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’enregistrer des images sur les sites nucléaires iraniens pour un mois de plus pour que les négociations de Vienne se poursuivent dans aucun obstacle. Il a ajouté que l’agence ne pourra pas accéder aux images prises par ses caméras.
« Si les négociations aboutissent d’ici un mois, les choses reviendront à la normale, sinon, il va falloir que nous prenions une décision convenable à un moment opportun », a déclaré Ali Akbar Salehi, et d’ajouter : « Les négociations ont été bien menées jusqu’ici. Une partie des négociations se concentre sur les aspects techniques et une autre sur la levée des sanctions. »
M. Salehi a souligné que l’Iran menait des activités à 60 %, à 20 %, à 5 % et il disposait d’une gamme complète des centrifugeuses sophistiquées telles que IR6 et des facilités et moyen pour produire de l’uranium. « Les négociateurs iraniens ne sont donc pas les mains vides », a-t-il précisé.
L’Iran a annoncé la prolongation d’un mois de son accord avec l’AIEA sur la surveillance des activités nucléaires du pays.
Alors que l’accord de trois mois entre Téhéran et l’AIEA sur la surveillance des activités nucléaires a pris fin vendredi, l’Iran a accepté de le prolonger d’un mois.
La décision iranienne d’autoriser la poursuite de l’enregistrement des données pour un mois supplémentaire au maximum a été annoncée lundi au directeur général de l’AIEA, Rafael Mariano Grossi.
Une telle action indique à la fois que l’Iran n’a rien à cacher sur son programme nucléaire et qu’il fait de son mieux pour résoudre les problèmes à venir. À noter que la cause principale de l’échec de l’accord de Vienne est d’une part, le retrait unilatéral des États-Unis de l’accord et de l’autre, l’inertie dont l’Europe a fait preuve à son égard.
Après l’annonce de la prolongation de l’accord jusqu’en juin, le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, Ali Akbar Salehi a annoncé hier que l’enrichissement à 60 %, 20 % et 5 % se poursuivrait et que l’accumulation des 20 % de réserves d’uranium du pays dépassait les 90 kg.
Le plafond des réserves d’uranium qui doit s’élever à 120 kg en un an, au terme de la loi approuvée par le Parlement iranien, a atteint les 90 km en seulement quatre mois.
L’annonce de la statistique qui est largement au-delà du plafond prévue montre la détermination de la République islamique d’Iran dans la mise en œuvre de la loi stratégique sur la levée des sanctions.
M. Salehi a également affirmé : « Le taux d’uranium enrichi à 60 % en Iran atteint plus de 2,5 kg, notre uranium enrichi à 5% est de plus de 5 tonnes et nos activités nucléaires se poursuivent.
Les nouvelles sur le programme nucléaire de l’Iran interviennent à un moment où les sanctions américaines ont montré leur fragilité avant qu’elles puissent paralyser l’économie iranienne ; les exportations pétrolières de l’Iran en disent long.
Comme Téhéran l’a souligné à de nombreuses reprises, l’Iran devrait désormais tirer profit des concessions de l’accord nucléaire. Il est donc évident que le Parlement iranien et les institutions du pays y veillent attentivement.
L’approche de la République islamique, en particulier celle établie ces derniers mois et après l’adoption de la loi d’action stratégique sur la levée des sanctions occidentales laisse à croire que le dossier nucléaire est d’une grande sensibilité et qu’il ne se limite pas à l’actuel ou au prochain gouvernement en place, bien que les États occidentaux aient lancé un tapage médiatique sur les prochaines élections présidentielles en Iran sur la base de fausses interprétations.