AIEA: le coup nucléaire iranien?!
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L'accord intérimaire de trois mois conclu le 21 février 2021 Iran-AIEA a pris fin le 24 mai après une prolongation d'un mois. L'accord a permis aux inspecteurs de l'AIEA de poursuivre certaines de leurs activités d'inspection en Iran.
(last modified 2021-06-26T14:08:56+00:00 )
Jun 26, 2021 03:56 UTC
  • AIEA: le coup nucléaire iranien?!

L'accord intérimaire de trois mois conclu le 21 février 2021 Iran-AIEA a pris fin le 24 mai après une prolongation d'un mois. L'accord a permis aux inspecteurs de l'AIEA de poursuivre certaines de leurs activités d'inspection en Iran.

Or l’Iran a fait état de sa décision de continuer à enregistrer les données des caméras pendant une durée maximale d'un mois, qui est désormais expirée afin de démontrer encore une autre fois sa bonne volonté concernant son programme nucléaire et sa contribution pour l’amélioration des pourparlers de Vienne au sujet de l’accord nucléaire iranienne.

En réponse au rapport du directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique au Conseil des gouverneurs selon lequel l'Iran n'avait pas répondu à la lettre de l'AIEA concernant la prolongation de l'accord bilatéral, Kazem Gharibabadi,  le représentant permanent de l'Iran auprès des organisations internationales basées à Vienne a déclaré que la mise en œuvre de cette demande ne fait pas partie des obligations de l'Iran et que l'Iran n'était pas tenu de se conformer à la demande de l'AIEA.

Gharibabadi a déclaré : « Bien qu'un accord technique conjoint trimestriel ait été conclu entre l'AIEA et l'Iran, il convient de noter que la base de cet accord était de faciliter les négociations politiques et de contribuer à son succès en faveur de notre pays, pas d'obliger l'Iran à mettre en œuvre  la demande de l'AIEA. Selon la décision politique de l'Iran, le rôle de l'Agence est simplement celui d'un exécuteur».

 

Un porte-parole de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) avait déclaré vendredi aux journalistes, citant Rafael Grossi, le directeur général de l'agence, que jusqu'à présent l'Iran n’avait pas encore répondu à la lettre de l’AIEA demandant à l’Iran d’annoncer la décision de prolonger l'accord bilatéral avec l’AIEA pour la surveillance conditionnelle de ses installations nucléaires.

Il avait ajouté : «Rafael Grossi le Directeur général de  l'AIEA souligne l'importance vitale de la poursuite des activités de vérification et de surveillance de l'AIEA dans les installations nucléaires iraniennes ».

Selon un accord bilatéral conclu entre l'Agence internationale de l'énergie atomique et l'Organisation de l'énergie atomique d'Iran lors de la visite du directeur général de l'AIEA Rafael Grossi en Iran en mars de l'année dernière, Il a été décidé que l’Iran autorisait la poursuite de l'enregistrement des données des installations nucléaires iraniennes par les caméras de l'AIEA jusqu'au 22 mai 2021, mais l'Iran pourrait désactiver les caméras de surveillance de l'AIEA sur ses sites nucléaires si les sanctions US sont maintenues. 

En vertu de l'accord, les images de la caméra ne seront pas remises à l'Agence de l'énergie atomique à moins que les pourparlers de Vienne ne soient conclus, sinon l’Iran se réserve le droit d'effacer les données collectées par les caméras de l'AIEA.

La déclaration de Grossi intervient alors que l'Organisation iranienne de l'énergie atomique a officiellement notifié au directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, lundi 24 mai, sa décision de continuer à enregistrer les données des caméras pendant une durée maximale d'un mois, qui est désormais expirée.

Kazem Gharibabadi a poursuivi : « Après trois mois, l'Iran n'a pas renouvelé cet accord avec l'AIEA et dans le cadre d'une décision politique  a continué à enregistrer des données pour un mois supplémentaire ". La poursuite ou la non-continuation de ce processus n'a rien à voir avec les engagements protocolaires de l'Iran, car l'Iran continue de remplir ses obligations protocolaires ».

En fin de compte le Représentant permanent de notre pays auprès des organisations internationales basées à Vienne, a déclaré au final : « Sans aucun doute, toute décision prise par l'Iran à cet égard aura une base purement politique et l'Agence ne peut la considérer comme un droit pour elle-même.

Dans le même temps, l'Iran a conseillé aux pays négociateurs d'utiliser cette opportunité fournie sur la base de la bonne foi de l'Iran afin de lever complètement les sanctions d'une manière pratique et vérifiable.

 C'est dans ce contexte que le secrétaire d'État américain Anthony Blinken a averti lors d'entretiens samedi matin qu'il serait très difficile de revenir aux paramètres de l'accord nucléaire initial si la progression du programme nucléaire iranien se poursuivait.

Le secrétaire d'État américain Anthony Blinken a averti dans une interview publiée samedi matin que l'expansion du programme nucléaire iranien pourrait devenir un obstacle insurmontable.

« Si l’Iran continue à  produire des centrifugeuses plus avancées, nous atteindrons une phase où il sera pratiquement très difficile de revenir aux paramètres de l'accord nucléaire d'origine », a-t-il déclaré au New York Times.

Concernant la date de retrait de l'administration Biden des pourparlers nucléaires iraniens, il a déclaré qu'il ne pouvait pas fixer de date précise, mais que cette date se rapprochait.

Alors même  que la partie iranienne a critiqué à plusieurs reprises la longueur des pourparlers, Anthony Blinken a également averti qu'il serait difficile pour Washington de revenir à l’accord nucléaire iranien si les pourparlers se prolongeaient.

Répétant la fausse affirmation selon laquelle si l'Iran poursuit d'autres aspects du programme nucléaire interdit par l'AIEA, il sera très difficile de revenir à PGAC il a annoncé que nous n'avion pas encore atteint ce stade.