Missile: et la Syrie frappa Israël!
Dans la nuit de 2 à 3 septembre, et alors même que le dernier « contingent terrestre » de l’entité sioniste en territoire syrien, dit « rebelles de Deraa » se rendait à Canossa, acceptant sous menace d’une action militaire éclaire Armée syrienne-Hezbollah, à rendre des armes ou à quitter cette province stratégique du sud de la Syrie, longeant le Golan occupé et le royaume jordanien, pour Idlib, un séisme se produisait dans le ciel syro-libano-« israélien ».
Trop remonté à l’idée de se retrouver désormais au sein du CentCom en lieu et place de l’Eurocom, un CentCom qui se déploie, selon Defense news dans l’une des bases militaires israéliennew non loin de Tel-Aviv, équipée comme il se doit de Patriot et de THAAD et d’autres gadgets du genre, l’armée sioniste qui, a ces jours-ci les yeux sans cesse tournés vers les rivages de Beyrouth, en attendant que les quatre pétroliers iraniens bourrés de fioul et d’essence n’y arrivent, eux-mêmes ou leur cargaison et ne foulent ainsi au pied près de deux ans de complots lâches de blocus inhumain contre le Liban, s’est permise une nouvelle frappe aérienne contre la Syrie.
Ce samedi 4 septembre et puisque la fable de ces SA-5 étant à même de faire un trajet de près 400 km depuis le territoire syrien jusqu’à Tel- Aviv ne trompe plus personne, DEBKAfile, site proche du renseignement de l’armée sioniste passe aux aveux, en reconnaissant que l’interception à 87% réussie de la DCA syrienne, n’était pas toute de la surprise que fut l’attaque du 3 septembre, puisque cette interception s’est aussitôt accompagnée d’une « riposte balistique » infligée à Israël par la Syrie, une première depuis 2011:
« Une série de villes côtières du centre d'Israël au nord et au sud de Tel-Aviv ont été secouées jeudi soir, 2 septembre, par une série d'explosions environ cinq minutes après qu'un des raids de routine présumés de Tsahal depuis le Liban, a visé un autre site pro-iranien près de Damas. Le porte-parole de Tsahal a déclaré que l'explosion provenait d'un missile de défense aérienne syrienne au-dessus de la mer au large du centre d'Israël et faisait l'objet d'une enquête. Cependant, de multiples explosions ont été entendues dans un large éventail de villes de Netanyahu au nord, en passant par Herzliya, Rosh Ha'Ayin, Ramat Gan, Givatayim, Tel-Aviv et Rishon Letzion. Aucune sirène d'avertissement n'a été déclenchée car, a-t-on expliqué, aucune zone peuplée n'avait été menacée. Tout de même, une demi-douzaine d'éclats d'obus de missile ont été découverts dans un jardin arrière de Neve Shalom au sud de Tel-Aviv. »
La riposte balistique de la Syrie déclenchée 5 minutes après la frappe, et couvrant au moins sept colonies étendues du nord au sud de Tel-Aviv, cela veut dire très clairement que la guerre syrienne contre Israël qui occupe le Golan et qui agit par Deraa interposée, vient d’entrer dans une phase fatidique. Car si des missiles et des roquettes qui pleuvaient jusqu’ici depuis Gaza sur l’entité se mettaient aussi à l’atteindre depuis le sud de la Syrie, cela ferait trois fronts balistiques à gérer dans une grande guerre multifronts à venir.
D’où ce discours parfaitement paniqué des autorités israéliennes et bourré de contradictions que ne peut s’empêcher de souligner DEBKA : « Un deuxième communiqué, celui-ci de la police, a indiqué qu'un missile anti-aérien syrien SA-5 (voir photo) avait explosé en face de la région occidentale de Sharon, au nord de Tel-Aviv… Le 20 août, un missile syrien tiré depuis Damas avait explosé dans la région de la mer Morte, dans le sud d'Israël. Plutôt qu'une roquette anti aérienne perdue, comme on le prétendait à l'époque, cela a peut-être été le premier signe avant-coureur d'une nouvelle politique syrienne pour faire monter les enchères et affronter Israël directement au cours de sa longue campagne pour éradiquer la présence militaire iranienne en Syrie. Le régime d'Assad aurait obtenu l'approbation de ses partisans, l'Iran et la Russie, avant de s'engager dans cette voie. »
Mais ce n’est pas tout car cette offensive aérienne CentCom-Israël du 3 septembre contre la Résistance avec en filigrane une nouvelle tentative destinée à ramener à l’état de grâce d’antan, une armée de l’air US-Israël qui de l’aveu de McKenzie est « perdante » à moins de trouver une solution aux drones et aux missiles ennemis, a été neutralisée en trois temps : Primo, une DCA syro-Résistance ayant royalement intercepté et détruit près 87% des missiles entrants, secundo, une salve de missiles sol-sol de type M-600 ou Fateh-110 à combustible solide ayant pénétré au plus profond d’Israël via le ciel jordanien qui se trouve tout comme l’entité elle-même sous protection de la DCA Patriot/THAAD et tout récemment de MAMBA français, à savoir Tel-Aviv et ses cités industrielles, et puis, tout ceci, sur fond d’assauts électroniques électroniques sans précédent visant le ciel d’Israël et de la Jordanie. Car du Nord au Sud de Tel-Aviv, il n’y pas eu que des « Dôme de fer » que la Résistance palestinienne a déjà réussi en mai à ratatiner à l’aide d’une tactique particulièrement porteuse, suppression de radars intercepteurs par salves de roquettes bêtes.
Ce 3 septembre, il y a eu aussi la Fronde de David, cette seconde couche de la DCA multicouche israélienne à neutraliser et elle l’a été juste avant que les missiles syriens soient tirés. Et on assiste sur le « des missiles » sinon comment expliquer « des explosions au-dessus de Tel-Aviv » en l’absence totale d’une DCA sioniste qui fonctionne. DEBKAfile le reconnaît: le 3 septembre un autre chapitre des liens Israël-Syrie s’est ouvert placé sous le signe « Œil pour œil », « dent pour dent ». Et dire que d’ici les heures à venir où la cargaison pétrolière iranienne est attendue à Beyrouth, le moindre agissement hostile US-Israël pourrait déclencher une guerre multifronts… À savoir un cocktail de missiles antinavire du Hezbollah ciblant Israël en Méditerranée, de M-600 syriens visant Tel-Aviv, de Qassem gazaouite, noyant Ashkelon et Eilat…