Que cherche Tel-Aviv en Irak ?
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Pourquoi Israël tente-il de normaliser avec l'Irak ?
(last modified 2022-11-14T04:39:28+00:00 )
Sep 29, 2021 10:39 UTC
  • Que cherche Tel-Aviv en Irak ?

Pourquoi Israël tente-il de normaliser avec l'Irak ?

Les avancées de l'axe de résistance sur les hauteurs du Golan, à Bab al-Mandeb, dans la bande de Gaza et en Cisjordanie ont mis Israël dans une situation délicate, déjà bien affectée par ses problèmes internes et la crise sanitaire due à la Covid -19. Ou il cherche à isoler l'Axe de la Résistance et de l'Iran, en ayant recours à un projet de normalisation.

Le courant du « réveil islamique », qui a émergé depuis une décennie dans la région de l'Asie Ouest et en Afrique du Nord, a eu pour effet l'effondrement des dictatures pro-occidentales, tirant la sonnette d'alarme pour Israël et les États-Unis. Ces derniers cherchent donc à neutraliser les mouvements populaires afin de maintenir leur position dans la région. Le moyen qu'ils aient trouvé est la normalisation des relations avec certains États stipendiés.

Un plan B Bennett-Biden contre les sites nucléaires iraniens suivi d'un plan C?!..... l'Iran ne ripostera plus dans la dentelle!

 

Dans un premier temps, tout en essayant de contrôler des mouvements populaires, ils ont essayé d'attiser l'instabilité dans les pays où ont eu lieu les révolutions populaires et d’en profiter ensuite pour laisser venir les politiciens pro-occidentaux au pouvoir. Ces tentatives ont fait leur effet en Egypte avec le coup d'Etat d'al-Sissi, le chaos en Libye et les tergiversations au sein du gouvernement tunisien.

Par ailleurs, ils ont essayé de profiter de la vague des révolutions populaires contre la Résistance et de provoquer les peuples en Syrie et au Liban, d’étouffer les protestations populaires  à Bahreïn et pousser le Yémen vers une guerre dévastatrice.

Bien que cette période ait été très difficile et coûteuse pour l'axe de la Résistance, au final, cette dernière a étendu son influence et unit les nations du Yémen à la Palestine.

Percées  de l'Axe de la Résistance

L'axe de la Résistance est progressivement devenu une puissance incontestée et pragmatique, et a pratiquement pris le pouvoir dans les pays de la région. Sa grande victoire a consisté à faire échouer les plans occidentaux dans la région.

En Irak, l'axe de la Résistance s’est imposé dans la lutte anti-Daech et anti mouvements takfiristes. Sa popularité en Syrie fait que le peuple syrien est convaincu de son efficacité dans les combats.

Au Liban, malgré la présence de nombreuses minorités, le peuple libanais sait que c'est la Résistance qui, d'une part, garantit l'unité et la sécurité du pays, et peut trouver des solutions aux problèmes internes, de l’autre.

Au Yémen, malgré les revendications de l'Occident, le peuple yéménite est persuadé du soutien de la Résistance, et en Palestine, c'est elle qui a engendré le pouvoir de dissuasion des Palestiniens, pour la première fois en sept décennies d'occupation.

La stratégie du nouveau Premier ministre israélien

Depuis l’arrivée au pouvoir de Naftali Bennett, la politique du régime sioniste est devenue encore plus extrémiste. Dès le début de son mandat, il a annoncé qu'il n'autoriserait pas la formation d'un État palestinien indépendant et qu’il donnerait un coup d’accélérateur à la colonisation des territoires en Cisjordanie.

Lors de sa première visite aux États-Unis et de son entretien avec Joe Biden, Bennett a annoncé qu'il poursuivrait une stratégie de normalisation avec les pays voisins, et tenterait ainsi d'isoler l'Iran.

 La politique étrangère échouée d’Israël

Avant de devenir Premier ministre, Naftali Bennett a proposé, il y a trois ans, une stratégie appelée « tête de serpent» contre l'Iran.

Il a toujours cherché à attaquer l'Iran, mais aujourd'hui, malgré son arrivée au pouvoir, il n’est pas en mesure d’appliquer sa stratégie anti-iranienne, car celle-ci est le résultat d'un échec régional et un obstacle à la politique étrangère du régime de Tel-Aviv.

La politique étrangère des extrémistes israéliens est dans l’impasse et la preuve en est les différends survenus entre Israël et les États-Unis à l’époque de Barak Obama. Or Israël a été contraint de modérer son approche extrémiste.

 

Après avoir annoncé une éventuelle confrontation avec l'Iran, Naftali Bennett s'est heurté à l'opposition des États-Unis. Il a donc conçu une nouvelle stratégie, celle de normaliser les relations avec les pays voisins.

D'autre part, la défaite que le régime sioniste a essuyée face à la Résistance, est cuisante. Aujourd'hui, les groupes de résistance ont une forte présence dans les hauteurs du Golan, à Bab al-Mandeb, au sud du Liban, dans la bande de Gaza et à l'intérieur des territoires occupés de 1948. Les attaques de missiles contre des zones sensibles telles que la centrale nucléaire de Dimon et les infrastructures ont pris les autorités israéliennes au secret.

L'Occident qui peine à vaincre les musulmans sur les champs de bataille, cherche à leur porter atteinte en sémant la zizanie parmi eux. Aujourd'hui, les sionistes tentent de suivre la même stratégie en infiltrant leurs agents dans les différentes communautés. L'Irak en est l'exemple latent.