Ultime mission de l'agent Erdogan?
En "Américanie", le concept d'allié, cela n'existe pas, il n'y a que des vassaux.
Ainsi au bout de 10 ans de guerre contre la Syrie, son unité territoriale, sa souveraineté, sa population, Ankara est poussé vers la porte Non seulement par l'armée syrienne et la Russie qui frappent de plus en plus violemment les positions des mercenaires et membres de " l'armée de Turan" composée de HTS, d'Al Nasra, des Tukistani... et celles de l'armée turque, elle même mais encore par les Etats-Unis. Une information rapportée par Avia.pro dit ainsi que les États-Unis seraient prêts à attaquer les troupes turques si elles refusent de quitter la Syrie: " Il y a quelques années, et précisément à cause de l'arrivée des troupes turques en Syrie, l'armée américaine a été contrainte de quitter la région, perdant considérablement son influence sur le territoire de la République arabe. Le prétexte d'Erdogan aura été la présence des Kurdes. Or ce n'était qu'un prétexte la Turquie cherchant à vrai dire à occuper la partie nord de la RAS d'Alep à Tel Rifat. Cette présence a poussé les forces américaines et leurs véhicules blindés à aller dans le nord est"
Au demeurant l'actualité en Syrie orientale cadre parfaitement avec cette lecture : Une série d'explosions a secoué la périphérie du champ gazier de Conoco dans la banlieue nord de Deir ez-Zor. Les détonations provenaient d'exercices à balles réelles que menait la prétendue coalition internationale anti-Daech dirigée par les États-Unis et les Forces démocratiques syriennes (FDS). Selon des sources sur le terrain, la coalition a également effectué des manœuvres d'évacuation des sites militaires et des quartiers généraux en temps de bombardements. D'autre part, les FDS ont également mené une campagne de raids dans les villages d'al-Dahla, Jadeed Bakara et al-Hajna dans la périphérie orientale de Deir ez-Zor.
Des sources locales ont déclaré au journaliste de SANA que des groupes des FDS, soutenus par des avions de guerre d'occupation américains, ont lancé une campagne de raids sur plusieurs maisons de civils dans la ville d'al-Hajna, dans la campagne nord de Deir ez-Zor, où ils ont capturé plusieurs civils. En effet, les terroristes qui font office de ravisseurs ont envoyé des SMS à des commerçants via WhatsApp, leur demandant une rançon. L'attaque est intervenue après la distribution de tracts dans plusieurs villages de la périphérie est de Deir ez-Zor où les FDS opèrent. Celles-ci ont intensifié leurs agissements dans les zones autour d'al-Raqqa, de Hassaké et de Deir ez-Zor. Une décennie après le début des troubles et du conflit en Syrie, les États-Unis et les pays arabes n'ont pas atteint leurs objectifs de renverser le gouvernement de Bachar et ils rétablissent progressivement les liens avec la Syrie.
De tout ceci on conclut que le jeu croisé Turquie/USA se poursuit de plus bel en Syrie où la Turquie devrait faire peu à peu place nette pour que les Américains occupent sa place. Quant à l'ouverture affichée à l'adresse d'Assad un article du New York en révèle l'arrière décor.
Le New York Times a évoqué dans un rapport la défaite des pressions américaines sur le gouvernement syrien : le gazoduc soutenu par les États-Unis est censé acheminer le gaz égyptien de Jordanie à travers la Syrie jusqu'au Liban, où un effondrement économique a provoqué de nombreuses pannes. Malgré les sanctions contre le gouvernement syrien, les États-Unis soutiennent le plan, en partie pour rivaliser avec les efforts du Hezbollah pour importer du carburant d'Iran. La Jordanie, cherchant à redresser sa propre économie moribonde, a rouvert sa frontière avec la Syrie et a récemment accueilli le ministre syrien de la Défense pour des pourparlers sur la sécurité. Le roi Abdallah II, qui avait appelé Assad à démissionner en 2011, s'est entretenu avec celui-ci la semaine dernière des liens entre les « pays frères et des moyens de renforcer la coopération », selon la cour royale de Jordanie.
Les monarchies du golfe Persique, tels que l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, dont certains ont financé les terroristes au début de la guerre, ont fait fi de leur opposition à Assad et recherchent désormais des opportunités d'investissement. Mais les sanctions américaines leur laissent peu d'opportunités. Contrairement à Donald Trump, l'administration Biden a adopté une approche moins agressive envers Assad. Elle décourage pourtant ses partenaires arabes de normaliser leurs relations avec Damas. Dans une interview, un haut responsable de l'administration Biden a déclaré que Bachar Assad a maintenu son pouvoir, les sanctions ayant eu peu d'effets. Or, Washington préfère se concentrer sur d'autres questions, notamment la lutte contre la pandémie de Coronavirus, l'apaisement de la détresse économique dans la région et l'influence de l'Iran.
Washington a énergiquement appelé les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite de s'abstenir d'investir en Syrie et de dégeler les biens du président syrien. « Ne construisez pas de centres commerciaux. Ne dégelez pas les avoirs de Bachar Assad. Ne donnez pas au gouvernement syrien accès à quelque type d'aide pour la reconstruction », a déclaré le responsable sous couvert de l'anonymat. « Alors que les États-Unis se concentrent sur la crise des relations avec la Chine, les alliés arabes de Washington ont montré leurs intérêts de rétablir les meilleures relations avec le gouvernement de Damas », a rapporté Reuters, le 11 octobre. Malgré la victoire définitive d'Assad aux élections de cette année, les Etats Unis continuent donc de recourir aux fanfaronnades contre le gouvernement de Damas. Disons que l'ouverture, ce n'était pas le choix mais une nécessité vu que l'Amérique a perdu la bataille au Levant, une nécessité à laquelle n'échappera pas non plus le Sultan.