Que cherche Israël en Syrie?
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Repoussée par la DCA syrienne, l’attaque au missile du régime sioniste à la périphérie de Damas effectuée samedi 30 octobre, s’inscrit dans le cadre d’une stratégie claire qui n’est d’autres que de provoquer une guerre psychologique et de semer la zizanie entre Syriens et les membres de la Résistance.
(last modified 2021-11-01T16:13:14+00:00 )
Nov 01, 2021 06:58 UTC
  •  Que cherche Israël en Syrie?

Repoussée par la DCA syrienne, l’attaque au missile du régime sioniste à la périphérie de Damas effectuée samedi 30 octobre, s’inscrit dans le cadre d’une stratégie claire qui n’est d’autres que de provoquer une guerre psychologique et de semer la zizanie entre Syriens et les membres de la Résistance.

S’évertuant à obtenir légitimité par tous les moyens, le régime sioniste ressemble de plus en plus et contre son gré à une caserne militaire sur l’arène politique, ce qui n’est pas dû à la volonté de ce régime, mais à son incapacité.  

Israël croit que la chute du gouvernement de Damas aboutirait à un divorce entre la Syrie et l’axe de la Résistance lui permettant d’assiéger la Résistance et le Liban. C’est sur la base de cette hypothèse que l’ancien Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a poussé, en 2016, Washington à accepter de mettre en œuvre la stratégie de « campagne de guerre dans la guerre ».

Déclenché en mars 2011, le conflit syrien uniquement causé par des groupes terroristes soutenus par les États-Unis et Israël a fourni une opportunité au régime sioniste d'attaquer la Syrie pour atteindre plusieurs objectifs dont empêcher la Résistance libanaise d'acquérir de nouvelles armes, affaiblir le gouvernement syrien et assassiner des hauts commandants de la Résistance.

Mais la réalité est que la stratégie de « campagne de guerre dans la guerre » n’est qu’un moyen militaire et une solution temporaire aux problèmes. Au cours de ces dernières années, Israël a prétendu à plusieurs reprises avoir pris pour cible des convois militaires se déplaçant de Syrie vers le Liban ; une allégation qui n'a point été prouvée.  

L’élimination des commandants de l’axe de la Résistance, notamment en Syrie, a été l’un des principaux objectifs du régime sioniste comme en témoigne l’assassinat de Samir Qanter et de Mustafa Badraldin ; Israël, supposant qu’une telle politique pourrait adoucir les coups qu’il subit, la poursuit de manière plus organisée en Syrie qu’au Liban.

Cherchant par ailleurs, à maintenir sa soi-disant suprématie en particulière à Gaza, Israël a, n’en effet, lésiné sur aucun effort pour affaiblir non seulement les armées des pays, mais le gouvernement de Damas en particulier. D’où les frappes aériennes systématiques contre les infrastructures militaires syriennes.

Cependant, les évolutions dans la région montrent que les plans israélo-américains pour la Syrie, mais aussi la Palestine sont tombés à l'eau les uns après les autres : Tel-Aviv craint plus que jamais la capacité de missile et la puissance militaire croissante de la Résistance palestinienne qui a tiré plus de 4 000 missiles en direction des territoires occupés lors de la bataille de l’Épée de Qods en mai 2021.

À mesure que les plans ambitieux du régime israélien se multiplient, les défis internes dans les territoires occupés prennent de l’ampleur : la question de la ville sainte de Qods soulevée lors des pourparlers du Caire, la situation sécuritaire en Cisjordanie, la méfiance des colons sionistes à l’égard des autorités israéliennes surtout après la bataille de Gaza, la hausse du nombre de déserteurs, de suicides, de consommation de drogues et de trafics au sein de l'armée israélienne figurent parmi les facteurs constituant une préoccupation majeure pour les autorités israéliennes. Sans oublier l’échec total des accords de normalisation arabo-israéliens et des cyber-attaques généralisées contre les infrastructures israéliennes.

À cet égard, des sources d'information ont fait état d'une panne de courant géante à l'aéroport de « Ben Gourion ». « Le courant d'électricité de l'aéroport international Ben Gourion à Tel-Aviv a été complètement coupé », a rapporté Sabreen News, source proche de la Résistance, sans donner de détail sur la cause de l’incident.

Il convient donc de rappeler que le 29 novembre de l'année dernière le courant d'électricité a été complètement coupé dans de vastes zones sur les territoires occupés. Alors que le site de la compagnie d’électricité du régime sioniste avait été mis hors service, les médias sionistes ont affirmé comme d'habitude qu'aucune perturbation n'avait été signalée suite à cette panne généralisée.

Certaines sources d'information ont déclaré que la panne de courant généralisée était due à une cyber-attaque contre le réseau électrique du régime sioniste à la suite de laquelle les villes de Qods , de Tel-Aviv, d’Ashdod, d’Or Aqiva, de Haïfa, de Netanya, de Rahofut ainsi que certaines colonies sionistes autour de la bande de Gaza étaient privées de l’électricité.