Al-Tanf : le coup de grâce anti-Israël
Les avancées considérables de l'axe de la Résistance yéménite à Maarib ont tiré la sonnette d'alarme à propos des menaces croissantes régionales contre Israël et son allié tradiotnnel américain dans la région.
Cela a amené les responsables de la Maison Blanche à arrêter les progrès des forces de l'armée yéménite, soutenue par la Résistance populaire dans l'ultime bastion de la coalition saoudienne sur le sol yéménite. Dans ce contexte, les Américains se préparent pour donner des concessions à Ansarallah en l'échange de la suspension des attaques par missile et drone contre les repaires des militaires saoudiens et de leurs mercenaires à Maarib.
« Jerusalem Post » a récemment écrit dans une note sur l'avancée des forces armées et des comités populaires dans la province de Maarib que la défaite de l'Arabie saoudite à Maarib augmente la menace régionale pour « Israël ».
Le journal en hébreu se réfère au site Internet « Al-Massira » et indique qu’après l’opération «Printemps de la victoire », effectuée par les forces de l’armée et des comités populaires (Ansarallah) du Yémen, la bataille de Maarib avait atteint un point sensible et que si les forces armées yéménites prenaient le contrôle du reste des zones occupées de Maarib, cela serait un échec pour le régime saoudien.
« L'Arabie saoudite est, s’ensuite-il, intervenue au Yémen pour empêcher Ansarallah de reprendre les grandes villes toujours sous le contrôle des forces d’occupation et à partir de ce moment, Riyad a cherché à soutenir les forces du président démissionnaire et fugitif du Yémen, Abd Rabbo Mansour Hadi; mais il n’a pas réussi à changer la réalité. »
Le journal a évoqué la dimension régionale de la libération de la province de Marb et l'a considérée comme une grande réussite pour les forces armées, les comités populaires et "Ansarullah", qui se considèrent comme faisant partie de l'axe de résistance dans la région.
« Jerusalem Post » a ajouté que Sanaa disposait des drones, capables d’accéder aux territoires occupés palestiniens.
Le journal estime que la débandade des Saoudiens à Maarib intensifie les menaces régionales de la part du Yémen, de la Syrie, de l'Irak, du Liban et du golfe d'Oman, que le régime d’Israël la considère comme « étant la source de soucis sérieux ».
Les médias israéliens ont également annoncé qu'Ansarallah considère leur bataille avec l'Arabie saoudite comme faisant partie de leur guerre totale contre le duo israélo-américain et que Maarib n’était qu'une pierre angulaire.
Ce n'est pas la première fois que les Israéliens se disent inquiets sur les victoires de l'armée et des comités populaires au Yémen, et cela veut dire en quelque sorte un lien direct entre les agresseurs saoudiens et les intérêts israéliens.
Le site d’information israélien « Walla » a révélé hier samedi que l’une des frappes par drone de l'armée yéménite et des comités populaires sur les installations stratégiques de l'Arabie saoudite, avait bien touché les intérêts de Tel-Aviv et de l'Occident.
La source en langue hébreu indique que la frappe des drones yéménites contre le géant pétrolier saoudien « Aramco » en 2019 a vraiment stupéfié Israël et l'Occident à l'époque.
« La qualité des drones utilisés dans l'attaque et la manière dont Aramco a été ciblé ont surpris les services de renseignement israéliens et occidentaux et ont tiré la sonnette d'alarme pour eux », selon le site Web israélien.
Le site Web fait spécifiquement référence à l'attaque au drone contre la société pétrolière Aramco le 14 septembre 2019.
Selon l'armée yéménite et Ansarallah, 17 drones ont été utilisés lors de l'attaque de 2019 contre la société saoudienne Aramco dans les régions de Buqayq et Khurais dans l'est de l'Arabie saoudite et les raids ont provoqué des incendies massifs dans une grande partie des deux sites de raffinerie d'Aramco. Le ministère de l'Intérieur saoudien, les installations pétrolières ont été fermées jusqu’à la fin des réparations.
La fermeture a affecté la production quotidienne de cinq millions de barils de pétrole de l'Arabie saoudite, qui a produit 5% du pétrole mondial.
Riyad a prétendu à l’époque que trois jours après l'attaque, il avait pu utiliser ses réserves de pétrole pour ramener ses exportations de pétrole à la normale ; Mais qu’il lui a fallu 19 jours pour ramener sa production de pétrole aux niveaux d'avant l'offensive.
La résistace yéménite a toujours insisté qu'elle poursuivrait ses attaques contre les installations stratégiques et vitales saoudiennes tant que la coalition menée par le régime des Saoud poursuivrait son agression contre son territoire.
Cependant, le site d'information « Walla » a réitéré les allégations des Saoudiens conformément desquelles les drones à la disposition de la Résistance avaient été fabriqués en Iran.
Le rapport évoque par ailleurs les capacités de la RII à construire des drones de grande capacité, en particulier des drones suicides qu'Israël a comparés à des « missiles de haute point » en raison de leurs nombreuses capacités.
Le journal émirati « Al-Arab » a révélé samedi, faisant référence à des sources diplomatiques bien informées, que Washington avait récemment mis sur la table un plan modifié qui, selon eux, répondrait aux demandes de Sanaa, y compris la réouverture de l'aéroport international de la capitale et que le gouvernement du salut national devait suspendre ses opérations militaires dans la province de Maarib et ses attaques par missile et drone sur les territoires saoudiens.
L'Arabie saoudite, à la tête d'une coalition arabe soutenue par les États-Unis, a lancé une agression militaire contre le Yémen et imposé un blocus terrestre, aérien et maritime le 26 avril 2015, affirmant qu'elle tentait de ramener au pouvoir le président yéménite démissionnaire.