Où se cachent les Américains?
Les États-Unis disposent actuellement de 28 bases, dont 24 en Syrie. Selon les médias, plus de 2 000 soldats américains sont présents dans ces bases. Il semble que cela permet aux États-Unis de tracer l'avenir de la Syrie en fonction de ses propres intérêts, plutôt que de piller les réserves énergétiques de ce pays.
Les États-Unis disposent actuellement de vingt-huit bases militaires dans la région dont 24 se trouvent en Syrie. Selon les médias, plus de 2 000 militaires américains sont cantonnés dans ces bases sous prétexte de soutenir les soi-disant Forces démocratiques syriennes (FDS) et d'empêcher le retour des terroristes de Daech en Syrie. Ces forces sont déployées dans des régions entre les provinces de Deir ez-Zor et de Hassaké. Les bases militaires américaines sont étendues au large de l'Euphrate-Est près du passage frontière d'al-Tanf au nord-est de la Syrie, près des champs pétrolifères de Rumeilan et généralement à Hassaké et à Deir ez-Zor.
En termes d’images satellites et de reportage des médias turcs, les bases américaines les plus importantes en Syrie, est les suivantes :
1. Base de Rumeilan
Pour la première fois, les troupes américaines ont été stationnées dans la base militaire Rumeilan, proche de la ville pétrolifère de Rumeilan, située dans la banlieue nord-est de Hassaké, et compte environ 500 employés et militaires. Il est question de la principale base américaine en Syrie.
2. Base d'al-Malikiyah
Elle est par ailleurs connue sous le nom de Rumeilan 2, situé au sud de la ville d'al-Malikiyah dans la banlieue nord-est de Hassak.
3. Base de Tall Bidar
La base est située à 2 km à l'ouest de Hassaké et est équipée d'un aérodrome pour le décollage et l'atterrissage des hélicoptères de combat.
4. Base de Life Stone
Elle se trouve sur la côte nord-est du barrage d’al-Bassel. La base est une piste pour l’atterrissage des hélicoptères de combat. Il existe huit hélicoptères dans la base et 50 forces opérationnelles.
5. Base de Qassrak
La base est située à 2 km à l'est de la ville de Tall Tamar.
6. Base de Qamishli
Cette base est très importante pour les forces américaines, car elle est située à quatre kilomètres à l'ouest de l'aéroport de Qamishli et les États-Unis ont récemment augmenté leurs forces dans cette base. Il s'agit d'une base d'entraînement spéciale pour les forces spéciales affiliées aux FDS.
7. Base d'al-Madinah al-Riyad
Les forces américaines sont déployées à la base d'al-Madinah al-Riyadhiya à Hassaké.
8. Base d'al-Shadadi
Cette base est située à l'intérieur de l'usine à gaz, à un kilomètre au sud-est de la ville pétrolière d'al-Shadadi, et est équipée d'une piste d'atterrissage pour hélicoptères et est équipée de divers drones. Environ quatre soldats américains sont présents à la base.
9. Base d'al-Haql al-Omar
C'est la base la plus importante du champ pétrolier d'Al-Omar dans la banlieue de Deir ez-Zor et aussi la plus grande base américaine en Syrie. Cette base est une piste aérienne pour drones et hélicoptères et dispose également de 4 hélicoptères de combat.
10. Base de Tanak
Cette base est située dans le champ pétrolifère d'Al-Tanak dans la banlieue de Deir ez-Zor et dispose d'une piste d'atterrissage pour hélicoptère. Il y a quatre hélicoptères militaires et cinquante militaires américains et à la base.
11. Base de Koniko Haql
La base est située sur la place nord de la ville de Deir ez-Zor et ٥٠ 4 soldats américains sont présents dans cette base.
12. Base d'al-Rachid
La base est située dans le triangle al-Badiyah, qui relie les provinces de Deir ez-Zor, al-Hasakah et al-Raqqa.
13. Base de Baqouz
La base est située dans la ville de Baqouz dans le sud-est de la province de Deir ez-Zor et compte 25 militaires.
14. Base d’Aïn al-Arab
La base se situe dans le sud-ouest de la ville d'Ain al-Arab et de la province d'Alep, et est un camp d'entraînement et une piste d'atterrissage pour hélicoptères militaires.
15. Base d’al-Mabrouka
La base est située à l'ouest d'al-Has et abrite des unités spéciales équipées d'hélicoptères de combat, de transport et logistique.
16. Base de Tall Abyad
La base se trouve dans la ville de Tall Abyad à la frontière syro-turque. Par ailleurs, elle est la plus grande base de logistique et d'unités spéciales américaines en Syrie. Il existe par ailleurs un aérodrome et de véhicules blindés, là-bas.
17. Base d’al-Tabaq
La base est située à l'ouest de l'Euphrate et non loin de l'aéroport militaire syrien. Les hélicoptères logistiques et avancés appartenant aux paramilitaires des FDS sont cantonnés dans cette base.
18. Base d'al-Tanf
Elle se trouve sur le triangle frontalier entre la Syrie, l'Irak et la Jordanie, dans le sud-est de la Syrie. La base abrite un aéroport avec un camp d'entraînement et des bases logistiques, ainsi que le plus grand camp d'entraînement pour former les terroristes opposants au gouvernement de Damas.
Les 28 bases sont les centres les plus importants, où sont stationnées les troupes américaines. Ces bases militaires permettent en effet aux États-Unis d’être capable de bloquer les puits de pétrole et de gaz syriens et d’empêcher l’axe de la Résistance d'unir ses forces.
Les États-Unis ont à maintes reprises prétendu que leur objectif était de lutter contre Daech et de soutenir ses alliés kurdes liés aux FDS. Mais, le démantèlement des cellules souterraines du groupuscule terroriste en Syrie met en cause la justification américaine concernant la prolongation de la mission de l’armée US sur le territoire syrien. De tout cela, il peut ressortir que l'objectif américain en Syrie n'est pas de combattre les éléments armés de Daech, mais de suivre un autre plan.
À cet égard, de nombreux médias ont rapporté que les États-Unis avaient installé ces bases dans le but de piller les ressources pétrolières de la Syrie. Bien que cette analyse soit vraie, la macro-stratégie américaine en Syrie ne doit pas être ignorée ou se limiter au pillage des gisements d’hydrocarbures syriens.
Le fait est que les États-Unis sont en quête d’une présence à long terme en Syrie et tentent de tracer l’avenir de la Syrie dans le sens de leurs propres intérêts dans la région. C'est la raison principale pour laquelle les États-Unis tergiversent sur la question majeure du retrait de leurs troupes du Moyen-Orient.
L’ancien conseiller juridique du département d'État américain, Brian Finucane, a expliqué, mardi 11 janvier, que la présence des forces américaines en Syrie « n'est pas fondée sur des motifs juridiques et l’administration et le Congrès devraient travailler ensemble pour empêcher la bizarrerie des interprétations juridiques pour justifier la présence des militaires américains en Syrie.
« L’opération militaire en Syrie n’a pas de mandat légal et le prétexte pour combattre Daech n’est pas convaincant », a-t-il ajouté dans un article publié dans la revue Foreign Affairs, dénonçant le prétexte de combattre Daech.
« Les opérations militaires américaines en Syrie ne relèvent pas de la tâche de combattre Daech », dit-il en notant que l’administration du président Obama n’a pas fourni de cadre juridique à l’intervention militaire en Syrie et que les administrations Trump et Biden réitèrent les justifications de la lutte contre Daech sans aucun fondement juridique.
Il a également critiqué le Congrès des États-Unis en ce qui concerne l’autorisation de faire la guerre en Syrie. « Le Congrès, dans sa composition et ses divisions actuelles, ne donnera pas la priorité à un simple vote sur la validité des opérations militaires américaines en Syrie », a-t-il déclaré.
Récemment, le quotidien The New York Times a rapporté que l’armée américaine avait dissimulé les frappes aériennes qu’elle avait menées sur la Syrie en 2019 et qui ont tué des civils, dont des femmes et des enfants.
Le magazine américain Politico a révélé en juillet 2021 que l’administration Biden maintiendrait environ 900 militaires américains en Syrie sous prétexte de continuer à soutenir et conseiller les Forces démocratiques syriennes (FDS). Mais l’objectif principal de la présence de ces forces est d’empêcher le gouvernement syrien d’accéder aux gisements de pétrole et aux ressources agricoles du nord-est de la Syrie, et d'œuvrer pour empêcher la création par l'Iran d’un corridor reliant Téhéran et la Méditerranée.