L’Iran résolu à faire valoir ses droits
Des millions d’Iraniens ont participé samedi en Irak, dimanche et lundi en Iran aux funérailles du général de corps d’armée Qassem Soleimani, commandant de la Force Qods du Corps des gardiens de la Révolution islamique, assassiné vendredi matin par l’armée américaine en Irak.
Le cortège est arrivé aujourd’hui, lundi à Téhéran et se poursuivra à Qom, avant la cérémonie de l’enterrement qui aura lieu demain, mardi, à Kermân.
Dimanche soir, 5 janvier 2020, la République islamique d’Iran a annoncé sa décision de franchir la cinquième étape de son plan de réduction de ses engagements pris dans le cadre du Plan global d’action conjointe, signé en 2015 avec les grandes puissances, relative au programme nucléaire civil iranien.
Dans un communiqué, le gouvernement iranien a déclaré que la République islamique d’Iran ne connaissait plus aucune restriction en matière de capacité d’enrichissement, de niveau d’enrichissement, de quantité de substance enrichie et de recherche et de développement.
Le communiqué a souligné : « Lors de la cinquième étape de réduction de ses engagements, la République islamique d’Iran se débarrasse de son dernier cas de restrictions opérationnelles, dans le cadre de l’accord nucléaire, soit la restriction du nombre de centrifugeuses ».
Ainsi, le programme nucléaire de la République islamique d’Iran ne connaîtra plus aucune restriction dans le domaine opérationnel (capacité d’enrichissement, niveau d’enrichissement, quantité de substance enrichie et recherche et développement). Le programme nucléaire de l’Iran se poursuivra désormais conformément à ses besoins techniques.
L’Iran continuera de coopérer avec l’Agence internationale de l’énergie atomique, tout comme par le passé. En plus, l’Iran sera prêt à s’engager dans l’accord au cas où les sanctions seraient levées et lorsqu’il bénéficierait des avantages de l’accord.
Il revient à l’Organisation iranienne de l’énergie atomique de prendre des mesures nécessaires à ce propos, en coordination avec le président de la République.
Téhéran a commencé en mai à réduire ses engagements nucléaires en riposte au retrait unilatéral, un an auparavant, des États-Unis de l’accord international sur le nucléaire iranien, conclu en 2015, suivi du rétablissement des sanctions contre la République islamique d’Iran.