Ciel: 1er face-à-face Israël/Syrie?!
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Dans cette première mise en garde post-signature du pacte militaire Syrie-Iran, du porte-parole des forces armées iraniennes, le général Chekarchi, lancée il y a quatre jours au régime israélien, les Israéliens semblent avoir bien retenu la partie la plus importante à savoir que le moindre agissement sioniste contre la Résistance en Syrie aura désormais, à la faveur du verrouillage du ciel de l'est syrien, un lourd tribut à payer.
(last modified 2024-06-10T11:10:49+00:00 )
Jul 20, 2020 02:35 UTC
  • Ciel: 1er face-à-face Israël/Syrie?!

Dans cette première mise en garde post-signature du pacte militaire Syrie-Iran, du porte-parole des forces armées iraniennes, le général Chekarchi, lancée il y a quatre jours au régime israélien, les Israéliens semblent avoir bien retenu la partie la plus importante à savoir que le moindre agissement sioniste contre la Résistance en Syrie aura désormais, à la faveur du verrouillage du ciel de l'est syrien, un lourd tribut à payer.

Mais il n'y a pas eu que cela : en dressant la liste de huit officiers iraniens tués depuis 2013 dans des raids d’Israël visant la Syrie, le général aurait envoyé deux messages : Primo, mettre définitivement un terme à la campagne de rumeur, de propagande et de fanfaronnade médiatique israélienne qui, vise, à défaut d'une victoire, ne serait-ce que petite, en Syrie,  à se décrire en "puissance aérienne absolue", capable encore de peser sur le rapport des forces au Moyen Orient. Mais le général a voulu aussi mettre au défi l'entité car la mort des officiers iraniens, provoquée par les raids sionistes est ce crime suprême à être absolument vengé. D'où sans doute cet appel précipité de Gantz, ministre de la Guerre d'Israël à son homologue russe, et ses supplications maquillées en menaces creuses antiiraniennes auprès de ce dernier, lesquelles supplications axées sur l'éternel " l'Iran devra quitter la Syrie", n'ont fait ni chaud ni froid au général Chouïgou. 

D'où aussi, cette perte de confiance en soi qui fait que l'aviation sioniste rôde autour de la Syrie, depuis l'annonce de l'arrivée des batteries de missiles antimissiles iraniennes dans l'est syrien, et ce, sans oser passer à l'acte. interrogé par la presse Un ancien officier israélien du service de sécurité du Shin Bet,  Yoni Bin Menachem, fait écho à cette profonde crainte :" la signature de l'accord Syrie-Iran est une mauvaise nouvelle, puisqu'il signifie que la Syrie pourrait passer du statut de cible passive des frappes israélienne, au statut de cible active capable de riposte, ou pire au statut d'agresseur. Les Iraniens l'ont très clairement dit, avec une présence désormais durable, un appui en armement et en renseignement à la Syrie, celle-ci ne restera pas les bras croisés face à Israël."

Dimanche 19 juillet, six avions de combat et deux avions sans pilote de l'armée de l'air israélienne ont ainsi violé l'espace aérien libanais, comme toujours, faisant semblant de préparer des attaques. Des avions de guerre et des drones sionistes ont survolé près des frontières syro-libanaises, singeant mener une large mission de reconnaissance.

Les avions ont survolé différentes régions du pays à haute, moyenne et très basse altitude comme toutes les fois précédentes quand ils ont lancé juste après des raids contre les gouvernorats de Hama et de Homs, soit les principales a bases aériennes d'al-Chaayrate et le centre de recherche scientifique de Masyaf. Jusqu'ici les forces de défense aérienne syriennes n'ont pas visé les avions de combat israéliens au-dessus du Liban puis la DCA intégré syrienne avec la Russie les en empêchaient. Mais les choses sont bien différentes désormais. Les batteries de missiles antimissile iraniennes sont désormais aux aguets et elles meurent d'envie d'en découdre d'abord avec les missiles de croisière israéliens tirés contre le sol syrien voire aller découvrir le ciel libanais.

Après tout, aucun élément du bouclier antimissile israélien n'a fait preuve d'autant d'efficacité que Khordad-3, tueur du drone Global Hawk US en 2019. Les roquettes de Gaza ont à des milliers de fois réussi à perforer la DCA multicouche israéliennes. Khordad-3 a toutes les chances à contrer les missiles de croisière et les drones israéliens partis abattre les cibles syriennes ou pro-Iran. 

Quant à Bavar-373, les craintes que devra nourrir Israël devraient être plus larges. Il s'agit, selon les responsables iraniens, du premier système de missiles anti-aériens d'une portée supérieure à 200 km produit localement. En fait, l'Iran figure parmi les cinq principaux producteurs de systèmes de missiles de défense aérienne avec son Bavar-373 de fabrication locale.

Les inquiétudes sont encore plus grandes quant à la dernière version de cette DCA qui semble être basée sur un camion 10 × 10 «Zoljanah» avec quatre lanceurs de conteneurs rectangulaires montés à l'arrière du châssis. Chaque conteneur contient un missile Sayyad-4. Selon l'industrie iranienne de la défense, le Sayyad-4 a une portée de 300 km, largement suffisant pour atteindre les avions israéliens, au Liban, en Jordanie, voire en Irak et peut atteindre une altitude de 27 kilomètres.

« Le système est "mieux que le S-300 et proche du S-400 », a affirmé » le président iranien.

 Et puis, le missile Sayyad-4 est un missile sol-air  à un seul étage et à longue portée à combustible solide conçu pour détruire des aéronefs, des missiles de croisière, des drones et des missiles balistiques. Plus important, le dispositif est capable de contrer les leurres dont use l'aviation israélienne pour aveugler les radars syriens et russes. Bavar 373 fonctionne dans l'environnement d'encombrement et de brouillage. Le 48N6E présente une maniabilité élevée, une ogive à fragmentation, un fusible de proximité et un système de guidage radar semi-actif.

Le Bavar-373 peut détecter jusqu'à 300 cibles à la fois à une distance  en suivant simultanément soixante d'entre elles et en engageant six, qu'il s'agisse d'avions ou de missiles balistiques. Une batterie de Bavar-373 comprend jusqu'à six unités de lanceurs mobiles avec quatre missiles prêts à lancer, un radar d'engagement actif à balayage électronique (AESA) monté sur un châssis de camion, un radar d'acquisition fonctionnant dans des fréquences de bande S monté sur 8 × 8 "Zafar ”et un commandement et contrôle utilisant également un châssis de camion 8 × 8“ Zafar.

Et The last but not the least : une autre caractéristique qui rend un système ou un équipement et des armes supérieurs aux armes et à l'équipement de l'ennemi est d'avoir des codes logiciels spécifiques et confidentiels, le facteur qui rend l'ennemi inconscient des systèmes avec lesquels il est impliqué et reste dans une confusion. Israël osera-t-il mettre son armée de l'air, dite la première du Moyen-Orient, à l'épreuve?