Conquête néo-ottomane: première vraie guerre?
L’Irak vient d’envoyer des unités blindées et des armements lourds sur les frontières avec la Turquie tandis que les Hachd mettent en garde Erdogan contre une guerre d’envergure pour défendre le nord de l’Irak.
« Nous sommes capables, a assuré le porte-parole du ministère irakien des Affaires étrangères, de répondre aux attaques turques, mais de telles opérations mettraient en danger la sécurité de la région. » « L’Irak dispose d’outils de puissance pour faire face aux agressions de la Turquie, dont une balance commerciale annuelle moyenne de plus de 16 milliards de dollars entre les deux pays.
“Nous déclarons fort que nous n’acceptions pas que le territoire irakien devienne l’arène des opérations militaires”, a-t-il conclu.
Les médias irakiens ont fait part mardi dernier dans l’après-midi de la mort de 4 gardes-frontières irakiennes ; deux hauts gradés et deux soldats dans attaque de drone turque sur Sidkan.
« Les gardes-frontières ont amené des forces et des armes lourdes et semi-lourdes dans les régions frontalières », a déclaré Ihsan Jabi, préfet du district Sidkan.
« Les éléments du PKK ont reçu pour des consignes de ne pas attaquer les forces irakiennes. Jusqu’à présent, la situation est calme et il n’y a pas eu de tension depuis le bombardement d’hier à la frontière », a-t-il déclaré.
Le ministère irakien des Affaires étrangères a annulé la visite à Bagdad jeudi prochain du ministre turc de la Défense Hulusi Akar et a convoqué l’ambassadeur de Turquie, pour protester contre l’attaque turque de mardi.