Iran: la 3ème cible "israélienne" à abattre?
Le général sioniste Amos Yadlin, ex-chef du renseignement militaire sioniste qui ne déserte plus la scène médiatique israélienne depuis presque deux mois, date à laquelle, une spectaculaire frappe au large du port iranien de Jask a visé le méga navire logistique du Mossad, Helios Ray, a eu un très vague pressentiment le soir du 21 avril quand la moitié d'Israël a tremblé à l’impact du désormais fameux « missile de Dimona ».
Ramant à contre courant du récit médiatique ambiant qui décrit l’engin comme étant un vieux SA-5 syrien « errant », ayant traqué un F-16 sur une distance de 250 kilomètres et percé pas moins de 12 sites de DCA, avant de franchir l’espace aérien jordanien pour s’abattre à 30 kilomètres du réacteur de Dimona, juste à proximité d’un Patriot en alerte, le général affirme noir sur blanc ceci : « Rassurez-vous ce missile qui a tout l’air pour être un Fateh-110 de fabrication iranienne n’est pas le missile de riposte à Natanz. Alors remercions Dieu que ce qui a explosé à Ashalim (Dimona) n’est pas ni un missile venu du sud du Liban ni non plus un missile en provenance de l’Iran. Les Iraniens n’ont pas encore réglé leurs comptes à Natanz. Ceci n’était qu’un avertissement »
Et si le coup de Dimona, précédé de cet autre mystérieux et symptomatique incident à Tomer n’étaient-il effectivement qu’un test préliminaire pour mettre à l'épreuve la réelle étanchéité du ciel de l'e?
Après tout, l’explication officielle sur la méga déflagration qui s’est produite le 21 avril à Gush Dan s’est avérée fort peu convaincante surtout le groupe Tomer a tenté de la déguiser à coup de moult contorsion en un « teste balistique contrôlé », alors même qu’Israël est bien loin de disposer des engins capables d’une si forte explosion, à part évidemment ses bombes nucléaires qui ne sont pas entreposées à Tomer où il n’y a que des Arrow-3, des lanceurs de fusil Shavit entre autres. Mais la déflagration du 20 avril a retenti sur un périmètre de 90 kilomètres avec cette belle panache en forme de champignon qui visible partout au centre de l’entité et qui rappelait très étrangement le nuage de champignon du 4 août 2020 de Beyrouth. Était-ce la riposte du Hezbollah ? possible.
On se rappelle en effet qu’en 2012, la Résistance libanaise a fait publier une vidéo tournée à l’aide de drone sur la totalité des sites sensibles sionistes situées entre Haïfa et Dimona, soit sur une distance de 300 kilomètres. Et Tomer, site ultra-fortifié depuis 2000 moyennant 30 millions de dollars s’y trouvait effectivement.
La vidéo affirmait que tous les renseignements recueilles sur place avaient été transmis aux centres de cyberguerre de la Résistance et qu’ils ne tarderaient pas à figurer sur la liste des cibles israéliennes à abattre. Mais riposte du Hezbollah ou pas, la déflagration de Tomer qui à l’heure qu’il est, devrait avoir infligé des milliards de dollars de dégâts au programme aérospatial sioniste et ce sans parler des pertes, a eu ceci d’encore plus effrayant qu’elle n’a été espacé que de quelques heures, du missile « syrien » de Dimona sans que dans l’un et l’autre cas, Israël soit capable de lever le petit doigt, bien qu’en état d’alerte.
C’est le signe d’un profond changement géostratégique avec en toile de fond une entité sioniste acculée dans ses derniers retranchements, bien que doté de Patriot, de F-35, de Dôme de fer et d'un axe de la Résistance, parfaitement maître du jeu, à la tache minutieusement réparti" et qui se montre de plus en plus offensif. Du coup le pressentiment de Yadlin parait être bien fondé.
Le Fateh-110 de cette histoire en quoi Israël voit un Sa-5 pourrait n’avoir d’iranien que la technologie. Une technologie que l’Iran a démocratisé en Syrie, au Liban, au Yémen et à Gaza dont les « roquettes » ne cessent en ce moment de pleuvoir sur le sud de l’entité.
Incapable de comprendre ce profond changement, incapable de synthétiser les données de renseignement, incapable d’imposer une règle d’engagement, Israël tiendra-t-il le choc du méga coup à venir dont parle Yadlin ? Rien n’est moins sûr quand bien on se fierait à la version israélienne de « l’incident de Dimona » : au fait le SA-5 est un vieux missile au fuseau métallique qui mesure 11 mètres et dont la vitesse est de Mach5.
Or les missiles balistiques iraniens pour la plupart de classe Qiam dispose tous d’une ogive détachable, ce qui rend leur interception encore plus difficile. Ce sont des engins en matière non métallique et en composite ce qui renforce encore plus leur furtivité. Quant à leur vitesse, l’arsenal de missile balistique tactique iranien va au-delà de Mach 5, et il se classe sous catégorie hypersonique.
Yadlin pense souvent à l’un des tous derniers d’entre eux le missile « Hajj Qassem », missile balistique sol-sol à combustible solide qui pèse 7 tonnes. Il est long de 11 mètres, et porte une ogive de 500 kg. Son ogive est détachable et guidée jusqu’à la fin de son trajet, avec une capacité de haute précision. Sa vitesse atteint Mach 12 au moment de son entrée dans l’atmosphère. Quant à sa vitesse au moment de l’impact, elle est de Mach 5. C'est un engin qui est une version optimisée de Zolfaqar et fait partie de la gamme Fateh avec une portée de 1400 et qui pourrait être améliorée jusqu’à 1700 à 1800 km. Le moteur-fusée à combustible solide du nouveau missile accélère son déploiement et sécurise son stockage ainsi que son transport à long terme par rapport aux missiles à combustible liquide. Et son marge d'erreur n'est que de 10 à 20 mètres. Difficile de croire Patriot, Dôme de fer, Arrow et cie capables de l’intercepter encore moins de le détruire... .