US/Iran: le choc d'enfer aux Caraïbes!
Cette « furtivité » d’enfer qui a fait des missiles balistiques tactiques et des drones de la Résistance le plus grand énigme qui soit pour l’industrie militaire US/Israël avec les impacts dévastateurs au Yémen, en Irak, à Gaza, voire en Syrie où les radars les plus puissants US/Israël qu’ils appartiennent au Patriot, au THAAD, à C-RAM ou encore au Dôme de fer de ses « couches supérieurs », est-il sur le point de s’étendre peu à peu aux portes des Etats-Unis ?
A lire le dernier article The Drive, un troisième à avoir été consacré au mystérieux périple de la 77e flotte de la marine iranienne en Atlantique, on le croirait. Le 10 juin, le contre-amiral Sayyari, ex-commandant en chef de la marine iranienne et actuel coordinateur de cette force, a officiellement annoncé, image vidéo à l’appui, l’entrée en haute mer du méga navire de renseignement iranien Makran et de « l’inclassable » destroyer Sahand.
Surtout que le "Kowsar" présente une SER faible (Surface Équivalente Radar) qui permettra d’échapper à un radar adverse et ce, d’autant plus qu’il est aussi doté d’un système antiradar, d’un système de guidage par infrarouge, d’un système de ciblage électro-optique, d’un radar aux ondes courtes et d’une certaine d’autres caractéristiques qui leur donnent une puissance de feu notoire. Puis "Kowsar" a aussi des versions air-mer et le Venezuela qui dispose déjà d’une usine de fabrication de drones Mohajer-6 pourrait l’utilise à des fin de défense anti-US Air Force, anti-US Navy. L’inquiétude d’Austin est donc bien fondé.
Seulement, la livraison d’armements made in Iran qui toute raison garder semble faire une nette percée là où il y a des pays anti-Empire, y compris l’hémisphère occidentale, aurait pu se faire de façon moins coûteuse, plus directe surtout que l’Iran dispose d’une liaison aérienne avec le Venezuela, empruntée à raison de plusieurs vols par semaine par le fameux Mahan Air.
A quoi joue donc l’Iran ?
En 2020, le commandant en chef de la marine iranienne se félicitait de ce que Sahand, navire de guerre ultra performant iranien, conçu dans la pure tradition asymétrique à savoir respectueux du double principe « furtivité/précision » « jouisse d’un ensemble de caractéristiques et de spécifiés qu’ignore totalement l’ennemi » et qu’il soit « équipé d’armements » qui « prive le camp d’en face de toute capacité d’analyse ».
Et bien c’est ce qui est sur le point de se produire. The Drive qui rechigne à reconnaître l’incapacité des satellites US/Occident à « tracer le trajet de Sahand depuis au moins 2 mois écrit : "Il semble très probable que la vidéo récemment publiée de Sahand, vue ci-dessous, qui n'est pas datée, a été prise par quelqu'un sur le pont du Makran. Aucun autre navire n'est visible et il n'y a pas de marqueurs géographiques évidents pour aider à déterminer l'emplacement exact où la vidéo a été tournée… Un nouveau présenté par les médias iraniens et , concernant l'arrivée de Makran et de Sahand dans l'Atlantique Sud, représente un officier de la marine iranienne montrant diverses routes maritimes sur une carte. Un certain nombre de ces routes ressemblent aux routes empruntées par les navires de la marine iranienne lors de déploiements à long terme à l'étranger, y compris le voyage de Kharg en 2013 en Chine. »
Et la revue d’ajouter : « Curieusement, la ligne qui semble représenter l'itinéraire prévu pour la présente mission de la 77e flotte iranienne dans l'Atlantique coupe un chemin droit entre l'Afrique de l'Ouest et l'Amérique du Sud, puis se dirige vers l'est autour de l'Afrique du Nord-Ouest avant de tendre vers l'Europe, plutôt que de se tourner vers l'ouest soit vers les Caraïbes ! »
La "furtivité" est totale et la confusion US, complète : Selon des sources militaires iraniennes, le navire Sahand est conçu ( un peu comme les drones et les missiles balistiques made in Iran, NDLR) d’une matière "composite" propre à distraire la vigilance radar. Sahand est de surcroît doté d’une capacité de guerre électronique, de leurre, de brouillage, de pulsion, capacités que l’Iran aimerait bien tester en Atlantique, en mettant à l’épreuve les radars et les satellites US... Sayyari qui s’est félicité d'ailleurs le 12 juin et pour la seconde fois en 2 jours des résultats de ce périple très énigmatique de Sahand qui semble être chargé bien plus que de livrer des armes à Cuba ou au Venezuela puisque le contre-amiral a parlé "d'une extension de la profondeur stratégique iranienne".
Pour le reste le Sahand, baptisé du nom du destroyer iranien coulé en 88 par l’US Navy attend la « riposte US » avec l’un des systèmes de DCA les plus originaux du monde, Kamand, capable de détruire n'importe quelle cible à une distance de deux kilomètres en faisant entre 4 000 et 7 000 tirs par minute. Doté d’un double dispositif radar et d'un système optique, Kamand surveille le missile de croisière du navire et dès qu'il le détecte, 4 000 balles de 30 mm sont tirées sur le navire ennemi. Kamand se connaît en guerre électronique car il possède un dispositif très avancé qui jouit de très haute fréquence pour surveiller une gamme de bande allant de la plus basse à la bande la plus élevée.