Israël/Iran: qui est le plus fort?
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La presse américaine admet que la Résistance, avec sa tête la RII, a démontré sa suprématie militaire vis-à-vis d'Israël dans la région.
(last modified 2021-06-21T13:45:31+00:00 )
Jun 20, 2021 14:49 UTC
  • Israël/Iran: qui est le plus fort?

La presse américaine admet que la Résistance, avec sa tête la RII, a démontré sa suprématie militaire vis-à-vis d'Israël dans la région.

Un ancien responsable américain a écrit dans une note sur le site Web The National Interest au sujet de la supériorité militaire de l'Iran dans la région.

Dans une note publiée dans The National Interest, Michael Peck, le directeur du Global Media Agency sous Donald Trump, a évoqué la question de la supériorité militaire de l'Iran sur Israël au Moyen-Orient.

Le site Web américain écrit :

« Les forces armées iraniennes se classaient au treizième rang mondial, selon le classement 2018 de GlobalFirepower.com, qui combinait apparemment diverses statistiques pour constituer une puissance militaire composite. Israël s'est cependant classé seizième. »

En référence à Jerusalem Post, le magazine en ligne écrit : « C’est la troisième année consécutive qu’Israël tombait dans le classement du site, perdant une place par rapport à l’année précédente et cinq places lorsqu’il se classait 11e en 2016 »,

« L'Iran, quant à lui, est passé au 13e rang en 2018 contre le 20e en 2017. », ajoute Michael Peck. « Le classement finalisé Global Firepower utilise plus de 55 facteurs individuels pour déterminer le score PowerIndex (« PwrIndx ») d'un pays donné », indique le site Web du magazine.

Certains facteurs incluent la géographie, l'industrie, les ressources naturelles, la main-d'œuvre et la force financière.

Le rapport dit que l'un des facteurs importants qui placent l'Iran en tête est sa population.

Le magazine précise : « Bien que la formule de GlobalFirepower.com soit opaque, il est probable que le site Web utilise de nombreux facteurs traditionnels pour calculer ses scores. Par exemple, la population iranienne est répertoriée à 82 millions, avec un effectif militaire potentiel de 47 millions, tandis qu'Israël a une population de 8,3 millions, dont 3,6 millions sont disponibles pour le service militaire. L'Iran a près de 100 fois la masse terrestre d'Israël et beaucoup plus de pétrole. L'Iran est répertorié avec plus de 900 000 militaires en service actif et de réserve contre 615 000 pour Israël. »

Entre temps, une autre publication américaine se propose à comparer la capacité d’offensive de la Résistance palestinienne et le potentiel défensif d’Israël pour montrer le rendement faible, ces dernières années de l’armée israélienne face à l’axe de la Résistance, dirigée par la RII. 

Passant en revue les frappes de missiles sévères et sans précédent que la résistance palestinienne a infligées aux Israéliens lors de la récente guerre, Foreign Policy a écrit : « Les différences entre la récente guerre israélo-palestinienne et les guerres précédentes étaient les tirs sans précédent de missiles et de roquettes par le Hamas et le Jihad islamique, ainsi que la baisse d'efficacité des système de défense d'Israël contre le Hamas. »

Selon la publication « le Hamas et ses partisans en Iran pensent que cette guerre a été une victoire pour le Hamas. Un certain nombre de missiles ont pu s'échapper du système de défense aérienne d’Israël (Dôme de fer) et cibler les infrastructures stratégiques d'Israël. Dans plusieurs cas, plus de 140 roquettes et missiles ont été tirés en quelques minutes, vers Tel-Aviv, Ashdod et Ashkelon.

Foreign Policy affirme en revanche que le Dôme de fera pu intercepter jusqu'à 90 % des missiles tirés. Il n'a pas précisé combien de missiles du Hamas avaient été interceptés, il a cepedant déclaré le 15 mai que le système avait intercepté environ 1 000 des 2 300 roquettes tirées. On compare cette statistique avec le bilan publié en mai 2019, lorsque 690 missiles ont été tirés depuis Gaza et que 240 en ont été interceptés.

La publication précise :

« Cette fois, Israël a opté pour le plan de jeu militaire tactique auquel il était habitué : des frappes aériennes de précision utilisant des munitions, telles que les munitions d'attaque directe conjointes de fabrication américaine pour Israël sont un revers stratégique, érodant la dissuasion contre les mandataires de l'Iran au milieu de l'image qu'Israël semblait se déchaîner, tuant plus de civils malgré la précision de ses attaques. Malgré des années de collecte de renseignements sur les sites qu'Israël a attaqués, le résultat illustre comment les systèmes de défense d'Israël, comme le Dôme de fer, et sa supériorité militaire l'ont laissé sans stratégie claire à long terme. »

Pour de nombreux observateurs, la récente guerre à Gaza marque le début d'une nouvelle ère, malgré ses nombreuses similitudes avec les guerres précédentes. Il est clair qu'il n'y avait pas de solution aux problèmes que le Hamas infligeait à Israël depuis Gaza et en tirant des missiles vers les territoires occupés, écrit le commentateur américain.

L’auteur prétend par ailleurs : « C'est une impasse pour Israël. Des pays comme l'Iran continueront à fournir des armes et un savoir-faire technique au Hamas et à étendre son arsenal de roquettes. »

Foreign Policy rapporte :

« L'Iran a testé les systèmes de défense israéliens en envoyant un drone dans le nord d'Israël pendant la récente guerre. Israël se confronte au cauchemar d’une guerre très proche sur plusieurs fronts, et ses ennemis en sont conscients. »

Elle prétend en revanche que le Dôme de Fer est une réponse tactique à une véritable menace régionale.

De toutes ces analyses, l’auteur conclut : « La récente guerre avec le Hamas a montré que le Dôme de fer n'est pas un outil magique pour la dissuasion ou la victoire dans la guerre. »