L'accord USA-GB-Australie vise Russie-Chine (Moscou)
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Le secrétaire du Conseil de sécurité de la Russie, Nikolaï Patrushev, avertit que le récent accord militaire américano-britannique-australien est un « acte hostile » contre la Russie et la Chine.
(last modified 2021-09-22T16:15:52+00:00 )
Sep 22, 2021 05:59 UTC
  • L'accord USA-GB-Australie vise Russie-Chine (Moscou)

Le secrétaire du Conseil de sécurité de la Russie, Nikolaï Patrushev, avertit que le récent accord militaire américano-britannique-australien est un « acte hostile » contre la Russie et la Chine.

Alors que les vives réactions de Paris à l'accord tripartite entre Washington, Londres et Canberra méritent réflexion, un haut responsable de Moscou a qualifié cet accord militaire d' « acte hostile » contre Moscou et Pékin.

Le président du Conseil de sécurité russe, Nikolaï Patrushev, a averti que le récent accord militaire américano-britannique-australien était un acte hostile contre la Russie, selon les médias russes, dans une interview avec le journal russe Argumenty i Fakty.

L'accord tripartite, connu sous le nom d’AUKUS, créera à terme un nouveau bloc militaire visant à contrôler la Russie et la Chine, a-t-il estimé, le comparant au Quad (Dialogue quadrilatéral pour la sécurité) conclu entre les États-Unis, l’Inde, le Japon et l’Australie.

L'objectif des Américains dans l'accord tripartite était de renforcer la position de Washington en Asie. Le groupe est « un bloc militaro-politique à caractère pro-américain prononcé ».

Le nouvel accord, qui verra Londres et Washington céder le savoir-faire technique à Canberra pour développer et déployer des sous-marins à propulsion nucléaire, constitue une menace pour « l'ensemble de l'architecture sécuritaire en Asie », a-t-il ajouté.

De hauts responsables chinois ont tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises sur un accord américano-britannique avec l'Australie pour construire un sous-marin nucléaire, le qualifiant de facteur de « prolifération nucléaire » dans la région.

En outre, certains pays asiatiques de la région, dont l'Indonésie et la Malaisie, ont mis en garde contre les effets négatifs de l'accord militaire sur la sécurité de la région.

Entre temps, la réaction de Paris mérite réflexion. La France, qui a vu son accord de plusieurs milliards de dollars de fourniture de sous-marins français à l’Australie, longtemps retardé et finalement mis en conserve à la suite du nouveau pacte, a dénoncé la décision.

Paris ne relâche pas la pression vis-à-vis de Canberra et Washington en rappelant immédiatement ses ambassadeurs aux Etats-Unis et en Australie pour consultations, a expliqué vendredi soir, 17 septembre, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian dans un communiqué. Une décision sans précédent de la France vis-à-vis de deux « alliés » historiques.