Russie/USA: l’heure de vengeance
Pour riposter au retrait unilatéral de Washington du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), le Kremlin annonce la signature par le président russe d’un moratoire visant à mettre fin à la participation de Moscou au traité.
Vladimir Poutine, président russe a signé ce lundi 4 mars, le moratoire prévoyant de suspendre la mise en œuvre par Moscou du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), a fait savoir le service de presse du Kremlin.
Cette décision a été prise « partant de la nécessité d'adopter des mesures urgentes en raison de la violation par les États-Unis de leurs engagements dans le cadre du traité signé entre l'Union soviétique et les États-Unis sur le démantèlement de missiles de moyenne et courte portées du 8 décembre 1987 », a précisé le maître du Kremlin cité par Sputnik.
Jadis, le président russe avait dit que Moscou était disposé à renégocier le traité signé avec les États-Unis sans toutefois y tenir, renforçant de façon régulière les capacités militaires du pays.
Accusant Moscou à maintes reprises de violer les termes du traité, Donald Trump, président US a annoncé le 1er février, la suspension par Washington de l’application de ses obligations dans le cadre du FNI à partir du lendemain.
Vladimir Poutine avait, pour sa part, rejeté toutes les accusations de son homologue américain. Il a à son tour accusé les États-Unis de vouloir dominer le monde par leurs programmes balistiques, appelant Washington à renoncer à de telles politiques.
Signé le 8 décembre 1987 entre Reagan et Gorbatchev, respectivement président américain et leader soviétique à l’époque, le Traité FNI visait à détruire en un délai de trois ans les missiles d’une portée de 500 à 5 500 km.