USA: le coup de théâtre iranien?
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L'éditorialiste de "Rai al-Youm estime que Washington cherche à enter dans une guerre d'usure avec l'Iran au Moyen-Orient.
(last modified 2022-11-14T04:39:28+00:00 )
Jun 30, 2021 09:28 UTC
  • USA: le coup de théâtre iranien?

L'éditorialiste de "Rai al-Youm estime que Washington cherche à enter dans une guerre d'usure avec l'Iran au Moyen-Orient.

Dans son éditorial de mardi paru dans la première page du site Internet de Rai al-Youm, Abdel Bari al-Atwan se penche sur les dernières remarques du locataire démocrate de la Maison Blanche et du président élu iranien sur l’accord nucléaire et l’avenir des relations des deux pays. Voilà le texte de l'éditorial du journaliste palestinien de souche. 

La décision de Biden d'empêcher l'Iran d'acquérir des armes nucléaires se réalisera-t-elle ? Et pourquoi le nom de son adjoint, Harris, a-t-il commencé à apparaître comme une alternative imminente au motif de la guerre d'usure en Irak ? Et comment interpréter les répercussions de la frappe de représailles de la Résistance irakienne dans une base militaire américaine, située dans le champ pétrolier syrien d’al- Omar ?, fait-il remarquer.

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Deux prophéties connexes ont été émises la semaine dernière par deux présidents, la première pour Joe Biden, dans laquelle il a déclaré qu'il ne permettrait pas à l'Iran d'acquérir des armes nucléaires tant qu'il resterait à la Maison Blanche.

Et le second est venu d’Ebrahim Raïssi, le président élu de l'Iran, le grand pays régional. Il a confirmé qu'il ne rencontrerait pas son homologue américain, même si un accord était conclu lors des négociations de Vienne pour le retour des Etats-Unis à l'accord sur le nucléaire.

Les chances que ces deux prophéties se réalisent semblent très élevées pour trois raisons : premièrement, il y a de plus en plus d'articles de presse, dont le dernier a été publié par le magazine National Interest, indiquant que la santé de Biden se détériore et que sa capacité à se concentrer s'affaiblit et s'érode en raison de son âge avancé (environ 79 ans), et les possibilités du transfert de pouvoir à son adjoint se multiplient.

Deuxièmement, le président iranien élu Raïssi dit ne pas vouloir serrer la main de son homologue américain, car l'Iran sous sa direction, et avec le soutien du leader de la Révolution islamique d’Iran, l’Ayatollah Ali Khamenei, ne semble pas être d’accord avec son retour à l'accord nucléaire.

Et revenir ainsi à l'étape précédente d'accord, c'est-à-dire enrichir l'uranium à des degrés plus élevés, et posséder la technologie pour produire une arme nucléaire comme force de dissuasion, tout cela exige des concessions « impossibles » du côté américain.

Troisièmement, les États-Unis sont confrontés à de très sérieux défis venant de la puissante alliance sino-russe, dont l'Iran est devenu l'un des quatre principaux alliés avec la Corée du Nord. Et pour cela, la Maison Blanche a besoin d'un leadership fort qui peut être incarné par Mme Harris, la vice-présidente américain.

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L'échange de bombardements d’artillerie, d’attaques aux missiles et de drones qui a eu lieu ces derniers jours à la frontière irako-syrienne entre les États-Unis et les factions des Forces de mobilisation populaire d’Irak confirme que les États-Unis s'enfoncent rapidement dans une guerre d'usure, indirecte avec l'Iran. Cela a suscité des inquiétudes au sein du Congrès US, l'aile démocratique en particulier, d’autant plus que le cercle des affrontements s'élargit et a l’effet d’une boule de neige.

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2 500 soldats américains sont actuellement basés en Irak dont la mission se limite à une soi-disant lutte anti-Daech. Mais il semblerait qu’ils aient un ennemi plus récent, à savoir les Hachd al-Chaabi.

Le leadership américain est désormais devant deux options : augmenter le nombre des Gi’s en Irak, ce qui signifie des pertes plus importantes, et c'est peu probable. La seconde, intensifier les frappes aériennes, ce qui aboutira à une guerre par procuration contre l'Iran, et cette option est la plus probable.

Quoiqu’il en soit, la guerre pour expulser les forces américaines, non seulement d'Irak, mais aussi de Syrie, a commencé avec la couverture russe et le soutien chinois, et avec la plus récente frappe contre le champ de pétrole et de gaz d’al-Omar, à l'est de Deir ez-Zor, par des unités affiliées aux Hachd.