La Russie sort ses Tu-22 de nuit!
Dans le cadre d’un exercice d’été tactique, les pilotes des bombardiers stratégiques à longue portée Tupolev-95ms ont mené des vols nocturnes pendant de longues distances, selon l’agence de presse TASS.
Ce mardi 6 juillet, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a souligné que Moscou riposterait d’une manière foudroyante à toute mesure non amicale des États-Unis.
Lors d’une interview avec le quotidien indonésien Rakyat Merdeka, Sergueï Lavrov a déclaré que Moscou entendait donner une réponse dure et agressive à tout pas non amical franchi par les États-Unis.
« Le président russe a déclaré, explicitement et au grand public, que seul un équilibre d’intérêt mutuel, fondé sur le principe d’égalité, serait admissible », indique M. Lavrov.
Il a ensuite fait allusion à la toute récente rencontre Poutine/Biden à Genève et aux fanfaronnades de la partie américaine suivant cette rencontre : « Aucun désaccord n’a été abordé lors de la réunion de Genève, mais les Américains ont repris le même discours après cette rencontre en disant qu’ils avaient “mis en garde” la Russie. Les Américains ont dit qu’ils avaient averti que si la Russie ne se soumettait pas “d’ici quelques mois” aux “règles de jeu” évoquées à Genève, elle serait soumise à de nouvelles sanctions. »
Le haut diplomate russe a souligné que « toutes les tentatives destinées à se poser en position de force dans un prochain dialogue avec Moscou sont vouées à l’échec ».
Lire aussi: USA/Russie : la guerre a commencé !« Si Washington cherche vraiment à établir une relation durable et prévisible avec la Russie, d’après ce qu’il dit, il faudrait donc une coopération équitable », explique Sergueï Lavrov.
« Moscou croit que le sommet Poutine/Biden était une réunion amicale, mais ne se fait pas d'illusions à ce sujet. Ce sommet a eu du résultat concret mitigé, mais c’était pourtant un pas en avant vers la normalisation des relations entre Moscou et Washington. Toutes les deux parties ont été convaincues qu’elles ne pourraient pas améliorer leurs relations sans se livrer à un respect mutuel et sans considérer les intérêts l'une de l’autre. »
Le 16 juin, les présidents russe et américain se sont rencontrés pour la première fois après dix ans à Genève pour discuter un éventail de sujets.