Russie: le Sultan envoie des F-16 en Pologne!
Au sommaire : 1- Le premier salon spécialisé de l’Eurasie en Iran
Le premier salon spécialisé de l’Eurasie a été inauguré le vendredi 9 juillet avec la présence d’entreprises nationales et étrangères au Centre international des expositions de Téhéran.
Le Directeur général de l’Organisation iranienne pour le Développement du Commerce, Hamid Zadboum, a déclaré à ce sujet : « La tenue de la première exposition eurasienne en Iran est l’occasion de faciliter les négociations de libre-échange avec l’Union économique eurasienne et d’augmenter le niveau des relations commerciales. »
« Au printemps 2018, un accord de libre-échange intérimaire a été signé entre l’Iran et l’Eurasie, pour le commerce de 862 articles, et a été mis en œuvre le 27 octobre 2019. Nous essayons actuellement d’en faire un accord définitif de libre-échange avec l’Eurasie. Le Directeur général de l’Organisation pour le Développement du Commerce de l’Iran a poursuivi : “Le résultat productif de l’accord Iran-Eurasie devrait se refléter dans les relations commerciales entre l’Iran et les pays membres, dont les secteurs privés, afin que les relations économiques et commerciales puissent être encore élargies.”
La première exposition internationale de l’Eurasie à Téhéran a ouvert ses portes le 9 juillet et reste ouverte jusqu’au 14 juillet 2021.
Avec IRNA
2- Russie : le Sultan envoie des F-16 en Pologne !
Après l’achat de systèmes russes de défense aérienne S-400 – ce qui lui a valu d’être exclue du programme d’avion de combat F-35 – la Turquie s’intéresse à la Pologne quitte à provoquer la colère de la France et des USA qui se frottent les mains en y voyant un gros marché pour revendre leurs armements de seconde main.
En fin de compte, en donnant une petite touche de rétrofit, tout peut retrouver son éclat du neuf : la Grèce a par exemple acheté 18 avions de combat Rafale d’occasion à la France, pour un montant modique de 2,5 milliards d’euros. Mais les États-Unis avec leurs F-35 occupent toujours la première marche du podium dans la course aux arnaques et la Turquie veut sa part du gâteau : pour Erdogan, le néo-ottoman qui veut mettre à son nom le Turkménistan et pourquoi pas l’Europe en attendant la Chine et avec un peu de chance toute la planète, c’est le moment ou jamais. Les signes astrologiques n’ont jamais été si favorables aux velléités du président turc.
La participation turque aux opérations de l’OTAN dans la région de la Baltique, qui prendront fin le 15 septembre prochain, est en soi un événement dans la mesure où la Turquie n’y avait plus envoyé d’avions de combat depuis 2006… et qu’elle s’était longtemps opposée aux nouveaux plans de défense élaborés en 2019 par l’Alliance au bénéfice des pays baltes et de la Pologne, critiquant le soutien apporté par certains alliés aux milices kurdes syriennes [YPG], considérées comme terroristes par Ankara. »
« L’envoi de F-16 à Malbork peut aussi s’expliquer par les bonnes relations qu’entretiennent la Turquie et la Pologne, cette dernière ayant récemment fait part de son intention de se procurer 24 drones tactiques Bayraktar TB2… Comme l’Ukraine que soutient Ankara face « à la menace russe ».
Vient s’ajouter à tout cela, le missile anti radar turc Akbaba, vautour en turc, accordé sur les fréquences radio du S-400 russe : on peut réveiller quelqu’un qui fait semblant de dormir. C’est le cas du président russe qui a mis toute sa confiance dans son homologue turc. On est en droit de s’interroger sur les réels motifs d’une pareille amitié à sens unique.
Quoi qu’il en soit, le dispositif aérien de l’OTAN pour la région de la Baltique s’appuie donc désormais sur 12 avions de combat. Outre les quatre F-16 turcs, quatre F-35A italiens sont déployés en Estonie et quatre Eurofighter espagnols sont présents en Lituanie. Le 8 juillet, ces derniers ont dû décoller en urgence pour intercepter deux bombardiers russes Su-24 Fencer, interrompant ainsi une conférence de presse donnée par le président lituanien, Gitanas Nauseda, et Pedro Sanchez, le Premier ministre espagnol, dans un hangar de la base de Šiauliai.
Depuis 2004, l’OTAN assure la surveillance de l’espace des pays baltes dans le cadre de la mission Baltic Air Policing. Jusqu’en 2014, cette dernière reposait sur des rotations de quatre avions de combat, basés à Šiauliai, en Lituanie. Puis, au titre des mesures dites de « réassurance » prises après l’annexion de la Crimée par la Russie, ce dispositif fut significativement étoffé.
Ainsi, le nombre d’avions présents en Lituanie fut doublé tandis que huit appareils supplémentaires furent déployés sur les bases de Malbork [Pologne] et d’Amari [Estonie].
Sollicitée, la France envoya en Pologne quatre Rafale [dont deux du Régiment de chasse 2/30 Normandie Niémen, dont l’insigne avait été effacé de la dérive… pour des raisons diplomatiques] en Pologne. Les aviateurs français furent ensuite relevés par un détachement néerlandais en septembre 2014.
Un an plus tard, ce dispositif évolua à nouveau pour se concentrer sur les seules bases d’Amari et de Šiauliai. Et l’OTAN n’avait depuis plus envoyé d’avions de combat en Pologne. Du moins jusqu’à ces derniers jours.
En effet, avec quelques semaines de retard [leur déploiement aurait dû être effectif en mai dernier, selon un communiqué publié à l’époque par l’Allied Air Command, ndlr], quatre F-16 de la force aérienne turque viennent d’arriver à Malbork, dans le cadre de la présence aérienne renforcée de l’OTAN [Enhanced Air Policing – eAP].
Ce « déploiement souligne la solidarité et la cohésion entre les Alliés de l’OTAN et l’engagement collectif en faveur de la dissuasion et de la défense », a fait valoir l’Allied Air Command, le 6 juillet.
Avec Opex.360
3- Macron est un « napoléonien » ?
« Véritable fraternité d’armes » : Paris et Washington renforcent leur coopération anti djihadiste
Macron est-il vraiment un « napoléonien » ? Jeudi, Opex.360 affirmait comment les États-Unis visaient au cœur le programme de drone français pour enlever à la France et son armée toute capacité indépendante en la matière.
Selon une information de Reuters, la ministre française des Armées Florence Parly et le secrétaire d’État américain à la Défense Lloyd Austin se sont rencontrés ce 9 juillet au Pentagone, en Virginie.
Ils ont signé le 9 juillet à Washington une nouvelle feuille de route pour la coopération entre leurs forces spéciales, les deux pays cherchant à renforcer les efforts internationaux dans la lutte « anti djihadiste », écrit Reuters.
Pour être précis, il fallait plutôt dire : Le voyage de Parly aux USA intervient au moment où Washington vient d’annoncer le retrait, « silencieux » de ses troupes d’Afghanistan et la France celle d’une « soupçonneuse » reconfiguration de l’engagement militaire français au Sahel.
« Signature avec Lloyd Austin d’une convention pour renforcer la coopération de nos forces spéciales. Face au terrorisme, nos forces spéciales ont développé une véritable fraternité d’armes », a indiqué Florence Parly dans un tweet après la rencontre.
Certes, la ministre française n’est pas du genre à parler pour le plaisir de parler : elle tourne sept fois la langue dans la bouche pour prononcer un mot : Arrêtons-nous donc un instant sur ce mot de « fraternité ». Qui dit fraternité, dit aussi partage. Et force est de constater que la France et les USA n’ont pour se partager - à ce moment précis de leur histoire commune - que l’échec et la désillusion ; d’où cette rencontre précipitée transatlantique. Les deux ministres se retrouvent donc pour se consoler.
Bien que l’un de peau noire et l’autre pâle, l’un du genre masculin l’autre féminin, l’un, la personnification parfaite de l’échec de la lutte antiraciste de l’Occident et l’autre une des figurines du féminisme ; Eh oui, malgré leurs contrastes apparents, nos deux pantins ont une mission commune à accomplir : faire survivre l’Empire.
Désormais, dans ce genre de scénar où le cinéma néo-hollywoodien nous fait engouffrer sa salade à toutes les sauces entre autres indienne, hongkongaise, taiwanaise, parler de race et de genre est tabou : les Stars de toutes les couleurs et de tout genre y trouvent chacune son rôle à jouer sans passer par le casting. La priorité étant mise sur le courage et la volonté de chacun pour combattre le mal absolu incarné par les méchants iraniens, libanais, nord-coréens chinois, en fin tous ceux et celles qui osent leur tenir tête en un Mot la Résistance.
Mais il y a une incongruité à tout ceci, cette convention dont parle le texte devra placer les forces armées françaises un peu plus sous le commandement US à travers le monde. Alors que la France a ouvert grand les portes du Sahel aux Américains, ces mêmes Américains se font remplacer par des français.
Lisons la suite du texte : « “Cette convention approfondira les liens exceptionnels qui ont été tissés”, a assuré Madame Parly, sans donner davantage de détails sur sa nature.
“Nous avons réaffirmé la coopération étroite entre nos gouvernements et nos forces armées, et nous avons discuté de l’importance de la coopération et de l’unité transatlantiques”, a pour sa part commenté son homologue américain. Et dire que le président Macron qui ne supporte pas la lettre des militaires ayant insurgé contre l’atlantisation de l’armée française veut célébrer Gudin, un pro Napoléon.
Avec RT et Opex.360
4- Haïti : que cherchent les USA ?
Des Américains arrêtés à Haïti racontent quelle était la vraie mission du commando dans la résidence présidentielle
Des Américains arrêtés à Haïti après l’assassinat du Président Jovenel Moïse ont fait savoir que la mission ne consistait pas à le tuer, mais à l’arrêter, rapporte Le Nouvelliste.
Le juge Clément Noël participant à l’enquête sur l’assassinat du Président haïtien a confié au journal régional Le Nouvelliste que pendant un interrogatoire, deux Américains arrêtés à Haïti dans le cadre de l’affaire ont révélé le vrai but de la mission des mercenaires.
“Ils ont dit qu’ils étaient des traducteurs. La mission était d’arrêter le Président Jovenel Moïse dans le cadre de l’exécution d’un mandat d’un juge d’instruction, et non de le tuer”, rapporte-t-il.
Les deux hommes arrêtés, James Solages et Joseph Vincent, sont américains d’origine haïtienne.
Interrogé sur le commanditaire de la mission, James Solages assure avoir “trouvé ce job sur Internet”, ajoutant qu’il était à Haïti depuis un mois. Quant à Vincent Joseph, il est arrivé dans le pays il y a six mois.
“Les mercenaires étaient à Haïti depuis environ trois mois”, précise James Solages, cité par Clément Noël.
Le magistrat indique qu’outre des armes, des liasses de dollars et des téléphones cellulaires, il y avait parmi les objets retrouvés par la police dans un véhicule utilisé par les assaillants le serveur de la caméra de surveillance de la résidence présidentielle et un chéquier BNC au nom de Monsieur et Madame Jovenel Moïse.
Le ministre de la Défense de Colombie, Diego Molano, a déclaré de son côté qu’au moins six assaillants soupçonnés d’être impliqués dans l’assassinat seraient “d’anciens membres de l’armée” colombienne.
Taïwan a annoncé pour sa part que 11 suspects recherchés dans le cadre de l’enquête avaient été interpellés par la police haïtienne sur le territoire de son ambassade à Port-au-Prince où ils avaient pénétré par effraction.
Lors d’une conférence de presse tenue jeudi 8 juillet, le chef de la police Léon Charles a présenté 17 hommes aux journalistes, montrant des passeports colombiens, des fusils d’assaut, des machettes et des talkies-walkies.
“Des étrangers sont entrés dans notre pays pour tuer le Président. Il s’agit de 26 Colombiens et de deux Américains d’origine haïtienne”, a-t-il annoncé, ajoutant que trois des assaillants avaient été tués lors de la fusillade mercredi et que huit autres étaient encore en fuite.
Le Président haïtien a été mortellement blessé lors de l’attaque de sa résidence par un commando de mercenaires dans la nuit de mardi à mercredi.
Contrairement à l’information sur la mort mercredi de son épouse, Martine, celle-ci est toujours en vie et son état est stable.
“La Première dame est hors de danger. Elle est soignée en Floride et, selon les informations que nous avons, sa situation est stable”, a confirmé à la télévision le Premier ministre haïtien par intérim Claude Joseph.
Source : Sputnik
5- Syrie: mise en garde russe aux amis US !
Alexander Lavrentyev a prédit que les États-Unis pourraient se retirer soudainement de la Syrie.
Alexander Lavrentyev, envoyé spécial du président russe Vladimir Poutine pour la Syrie, a appelé les militants soutenus par les États-Unis en Syrie à entamer des pourparlers avec le gouvernement.
“Les États-Unis peuvent retirer leurs forces de Syrie à tout moment, comme ils l’ont fait en Afghanistan”, a mis en garde M. Lavrentyev contre le fait de continuer à s’appuyer sur les États-Unis.
“Le groupe compte désormais sur la coopération avec les États-Unis, dont les forces sont présentes dans les zones où elles sont présentes”, a déclaré l’envoyé de Poutine, faisant référence à la milice Qasd. Mais ils doivent être conscients que les États-Unis peuvent retirer leurs forces de Syrie soudainement, comme ils l’ont fait en Afghanistan.
“L’ancien président américain Donald Trump avait décidé de retirer ses troupes de Syrie, mais sa mise en œuvre a été reportée à un autre moment”. Je crois que cette sortie peut se produire à tout moment, a-t-il ajouté.
“Les Irakiens ont informé la Russie que Bagdad est déterminé à retirer les troupes américaines de son territoire”, a déclaré Lavrentyev. Si cela se produit, il ne sera plus facile de protéger ses militaires en Syrie en raison de problèmes logistiques.
L’envoyé de Poutine a souligné que les milices affiliées aux États-Unis devraient entamer des pourparlers avec le gouvernement syrien pour trouver un moyen de sortir de la crise.
Source : www.yjc.news