Algérie : l'électrochoc anti-US!
Cela a l'air d'une réponse et cette réponse frappe par sa fermeté : en effet, alors m^me que la France cèdent des pans entières de sa "Françafrique" aux Américains et que ces derniers, obstinés par leur rivalité anti Chine anti-Russie, cherchent non seulement à élargir leur présence en Afrique de l'Ouest,
mais encore au Maghreb, non plus seulement une présence économiquement qui se focaliserait sur les richesses africaines mais une présence à caractère plutôt militaire puisque c'est là la principe raison de vie de hégémonie US, l'Algérie annonce très clairement qu'elle ne permettrait à aucun pays d'avoir une base sur son territoire, même si ce pays serait l'Amérique :
Mais cette confiance en soi algérienne, ce courage à dire "Non" aux Yankee serait aussi le pendant d'une politique particulièrement intelligente qui se veut de plus en plus en diapason avec les intérêts des Africains et dans le sens d'une synergie Maghrebo-Sahelienne. Au Mali, au Niger, au Burkina où Alger se positionne désormais très clairement contre l'axe US/OTAN, les choses se compliqueront réellement pour le camp d'en face. La fermeture du ciel algérien sur Barkhane n'a pas seulement privé la France de réels leviers d'emprise et de pression au Sahel, elle a aussi impacté les Etats Unis . Car au Sahel, l'Amérique se taille depuis 2017 date de son débarquement au Niger, une base arrière pour ses projets de conquêtes africaines. Aussi le "Non" d'Alger à Barkhane, c'est un Non aux Etats Unis. Pour le reste ces quelques phrases de Tebboun réssume la politique de principe d'un Etat algérien qui s'oppose littéralement aux visées militaristes occidentales.
S’exprimant lors de sa rencontre périodique avec les responsables des médias nationaux, le président Tebboune a indiqué que « l'Algérie ne permettra à aucun pays, aussi puissant soit-il, d'implanter une base militaire sur son territoire. Notre terre est sacrée et le devoir de respect envers nos martyrs ne permet pas l'implantation d'aucune base militaire en Algérie ».
Le président algérien a rappelé, à cet égard, la politique de l'Algérie qui est « connue, claire et transparente », « une politique procédant de principes solides et immuables ». Interrogé sur la participation de l'Armée nationale populaire (ANP) aux opérations militaires à l'extérieur du pays, M. Tebboune a rappelé la politique et la position de l'Etat sur cette question consistant à « veiller à ne pas s'enliser dans les bourbiers ». « Nous n'avons pas de légions, mais une armée nationale dont les membres ne seront jamais sacrifiés pour de l'argent, comme le font les mercenaires », a soutenu le chef de l'Etat, relevant que « pour toute opération similaire, nous avons besoin de l'aval des membres de notre armée et celui de leurs représentants à l'Assemblée nationale populaire (APN) ». C'est donc aussi claire que l'eau de la roche : pas d'équipées militaires hors des frontières sans l'aval des pays concernés, pas d'autorisation à ce que le territoire algérien se transforme en un terrain de jeu d'influence au services des intérêts US, bref pas un Algérie qui sacrifie son indépendance et sa souveraineté pour les beaux yeux de l'OTAN et des USA ... Une Algérie éternellement Résistante .
Un acte inouïe dans ce sens: l'Algérie vient de boycotter 500 entreprises françaises: L'Assemblée générale des entrepreneurs algériens (une organisation spéciale pour les employeurs), a déclaré dans un communiqué: "Nous remercions toutes les institutions économiques qui ont pris l'initiative de couper leurs relations commerciales avec environ 500 sociétés françaises d'exportation et d'importation". L'association a ajouté qu'elle "condamne les déclarations du président français Emmanuel Macron, et les membres de l'association rejettent tout ce qui affecte l'histoire et l'image de l'Algérie". Et a appelé à une révision des relations économiques avec l'État français.
L'association regroupe environ 2 000 entreprises des secteurs du bâtiment, des travaux publics et de l'irrigation.
Selon un précédent communiqué de l'ambassade de France, plus de 6 000 entreprises françaises exportent leurs produits vers l'Algérie.