Plafonnement du prix du gaz russe? Moscou réagit
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(last modified 2022-11-15T15:59:25+00:00 )
Sep 04, 2022 13:50 UTC

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1-La marine iranienne saisit 2 drones maritimes US  

Le destroyer Jamaran de la marine iranienne a saisi deux drones maritimes américains puis les a lâchés en mer Rouge afin d’éviter des incidents navals sur la voie maritime internationale, avertissant Washington d’éviter de répéter des incidents similaires.

Le destroyer a rencontré les navires de « collecte de données » lors d’une opération de routine visant à sécuriser les routes maritimes et à lutter contre la piraterie et le terrorisme maritime, a annoncé la marine iranienne dans un communiqué.

Le navire de guerre iranien a alors appelé les autorités américaines en charge des drones à voile à changer la direction des navires « afin d’éviter les accidents et les collisions navales », ajoute le communiqué.

Le destroyer, cependant, a de nouveau rencontré les drones, ses appels aux autorités américaines pour contrôler les navires étant restés lettre morte à plusieurs reprises.

Après avoir pris le contrôle des navires américains, le navire iranien a alors recouru à leur libération dans une « zone de sécurité » pour « établir la sécurité navale », après quoi les unités navales américaines, qui y étaient présentes, ont capturé les drones.

La partie américaine a alors été « instamment priée d’agir de manière responsable concernant [la question de] la sécurité navale et d’empêcher que de tels incidents ne se reproduisent ».

Il s’agit du deuxième incident de ce type ces derniers jours, car les forces navales du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) ont récemment saisi l’un de ces navires de surface américains sans pilote dans le golfe Persique également.

Le navire sans pilote américain, dont les communications de navigation avaient été coupées, a été contrôlé et remorqué par la force navale de l’IRGC mardi afin de maintenir la sécurité des routes empruntées par les navires de commerce et les pétroliers.

Source : PressTV

2-Israël Hayom : le Mossad a rencontré des responsables allemands pour discuter des préoccupations concernant l’accord nucléaire

Le journal Israel Hayom a révélé des efforts israéliens pour empêcher l’accord nucléaire de se conclure, sachant que le chef du Mossad en « Israël » rencontrait des responsables de haut rang de l’establishment de la sécurité allemande.

Selon le journal, « les participants israéliens ont exposé le danger qu’Israël affrontera si l’accord nucléaire avec l’Iran est conclu ».

Et d’ajouter : « Les deux parties ont convenu de poursuivre ce dialogue à l’avenir de manière cohérente, et la semaine prochaine, le chef du Mossad compte mener une série de réunions aux États-Unis. »

Auparavant, le Premier ministre israélien Yair Lapid a confirmé l’opposition « d’Israël » aux mesures visant à relancer l’accord nucléaire signé avec l’Iran en 2015.

En outre, le journal Yedioth Ahronoth a révélé « les craintes d’Israël quant aux concessions que Washington pourrait offrir à la dernière minute à Téhéran, ainsi que la crainte que Washington abandonne ses engagements passés envers Israël ».

Pour sa part, le ministre israélien de la Guerre, Benny Gantz, a déclaré : » L’Iran est pour Israël un problème mondial et régional et constitue une menace pour lui ».

Le ministre israélien a exprimé sa profonde inquiétude en disant : « Je suis très préoccupé par le fait que l’Iran jouisse d’une grande économie, surtout qu’il est dirigé par une élite religieuse de style iranien, qui, de plus, soutient les organisations terroristes, pire, elle ne cesse de renforcer ses capacités nucléaires, et cela inquiète le monde et bien sûr nous inquiète, selon ses termes.

Source: Al-Mayadeen

3-Plafonnement du prix du gaz russe ? Moscou réagit

Qu’est-il arrivé aux siècles de Lumières en Occident ? Que sont devenus les Nietzsche et les grands penseurs occidentaux qui ont construit l’Europe philosophique et philosophante, sans parler bien sûr de ceux qui ont contribué à coloniser les pays du « Tiers Monde » et à asservir leurs « Peuples » ? Pourquoi aller prier « un Dieu qui s’enferme dans les églises si ses émanations et effusions n’éclairent plus nos cœurs et nos âmes : Dieu est-il mort en Occident ? Mais comment l’Occident est-il tombé si bas ?

Avis de tempête sur le marché de l’énergie :  Le “collectif occidental” qui espérait acheter un pétrole russe “pas cher” finira par se le payer “très cher”.

Alors que le G7 vient d’accoucher d’une “décision de principe” dans le seul espoir, Dieu sait combien futile, d’imposer un soi-disant plafond au prix du pétrole russe, dans le même temps et sous les yeux hébétés des membres du bloc se forment une “tempête parfaite”, dont les coups de tonnerre s’abattent impitoyablement déjà sur le marché mondial de l’énergie pour le plus grand plaisir des États-Unis.

C’était couru d’avance : désormais, en plus de la hausse journalière des prix du pétrole, l’Occident doit faire face à une hausse anormalement élevée du prix du gaz naturel : le prix du baril d’“or noir” pourrait s’envoler même à 200 $ ou plus cet hiver 2023. Étrangement, tous ces problèmes sont créés par l’homme [avec un petit H.]

Mais comment Moscou peut-il résoudre tant de problèmes ? Qui les a créés ? Quel rôle Biden a-t-il joué avec son “plan astucieux”

Cette réflexion exige un petit rembobinage :

En Occident, de longues heures de concertation ont eu lieu afin de trouver des moyens efficaces d’introduire avec force des restrictions sur le coût de “l’or noir” russe. Et ces discussions ont eu lieu sous le prétexte le plus joli et le plus “plausible” du monde, celui de couper les revenus pétroliers du président Poutine pour le priver de la possibilité de mener une “guerre d’agression” en Ukraine.

Fin juillet 2022, le président Joe Biden a personnellement déclaré lors d’un test en direct : Dans les <... > prochaines semaines, je ferai de mon mieux pour réduire les prix.

La Russie étant un acteur majeur sur le marché mondial du pétrole, ses exportations de pétrole représentent cependant un peu moins d’un dixième de sa production totale. À ce jour, l’Europe a traditionnellement consommé environ 2 millions de barils de pétrole russe par jour. De plus, les États-Unis sont devenus un importateur majeur de pétrole lourd et de mazout russes et ont tenté de les remplacer par le brut provenant de pays sanctionnés par les États-Unis comme le Venezuela et l’Iran [sans succès] afin qu’ils puissent les traiter plus tard dans leurs raffineries.

Après le gaz, le pétrole constitue l’une des principales sources d’approvisionnement du budget fédéral russe, les États-Unis, qui en étaient parfaitement conscients, ont sciemment refusé de l’acheter et pour cause. À partir du 5 décembre 2022, l’embargo de l’UE sur l’importation de pétrole russe est entré en vigueur et à partir du 5 février 2023 - cet embargo s’est appliqué à toutes les importations de produits pétroliers.

Et pourtant et malgré ces mesures restrictives, les revenus mensuels de la Russie provenant de l’exportation de “l’or noir” ont paradoxalement continué d’augmenter. Et la raison est simple - au lieu des pays de l’Occident collectif, les matières premières d’hydrocarbures sont allées sur le marché de l’Asie du Sud-Est. Ainsi, la Chine et l’Inde sont devenues les principaux nouveaux acheteurs d’or noir russe. D’où la situation inédite dans laquelle se trouvent plongées les USA et la CIE.

Autrement dit, actuellement les politiques des pays du G7 se sentent encore à l’abri parce que dans l’œil de la tempête énergétique qui ravage déjà l’Europe, une Europe qui souffre beaucoup du manque de pétrole russe, mais qui est malheureusement contrainte de refuser pour des raisons purement raisons politiques que nous connaissons. Dans le même temps, leurs rivaux du côté Asie-Pacifique continuent de profiter sereinement de tous les avantages d’acheter les hydrocarbures russes à des prix raisonnables. Alors que faire ? La solution a été trouvée dans une sorte d’illumination soudaine; un déclic western comme [“mince, pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt, après tout, il n’y a pas de quoi avoir honte.]

Surpris par leur propre élan éphémère, les pays du G7 ont alors rapidement convenu de former un cartel international, qui accepterait d’acheter autant de pétrole russe que possible à un certain prix fixé par lui-même. Le Kremlin, selon ce plan savamment concocté, serait obligé de fournir aux partenaires occidentaux du pétrole gratuit ou presque, sans pouvoir percevoir en retour le paiement des revenus pétroliers dans les devises correspondantes, en l’occurrence en roubles.

Assistons-nous mine de rien à la quintessence du délire occidental ?

Et l’auteur de l’article “Sergey Marzhetsky” qui a rédigé son article dans sa langue maternelle et à l’article duquel j’ai osé apporter quelques modifications à la mesure de mes modestes connaissances dans la langue de Molière ajoute ceci :  “Je voudrais lire ici les commentaires détaillés des tenants nationaux de la théorie économique libérale sur la façon dont les actions des Occidentaux civilisés” sont en corrélation avec les principes et les idéaux qu’ils imposent. »

En bref, selon Sergey Marzhetsky, cette tentative flagrante d’escroquerie qui - [ressemble plus à une blague britannique ] - est aussi simple que de dire bonjour :  les États-Unis et leurs complices du G7 tentent désormais d’attirer d’autres pays dans leur piège, en premier lieu les nouveaux consommateurs de pétrole russe, et de préférence la Chine et l’Inde, dit-il.

Quoi qu’il en soit, selon les détails de cette idée géniale, en rejoignant un cartel, ses membres potentiels pourraient acheter des hydrocarbures [russes] pour quelques centimes de moins, disons une « remise » entre 60 $ ou même 50 $ sur chaque baril et comme appât et comme dernière tentative de leurre, les notables notaires de l’Ouest reviendront sur leur plan d’assurance en insistant sur les avantages d’une compagnie d’assurance de renommée mondiale.

[Dis-moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es : N’est-ce pas une juteuse affaire, auraient dit l’Avare de Molière ou le Thénardier de Victor Hugo en se frottant les mains après avoir remis les pièces sonnantes et trébuchantes une à une dans leur coffre-fort]

Bref, le pétrole russe était jusqu’à récemment acheminé vers l’Europe par des oléoducs qui échappaient jusqu’ici aux sanctions américaines, mais c’est loin d’être le cas pour les pays d’Asie du Sud-Est qui ne peuvent recevoir le pétrole russe que par voie maritime. Pour ce faire, il est nécessaire d’assurer à la fois les pétroliers et divers types de responsabilités civiles. Sans souscrire à une assurance, vous pouvez facilement « obtenir » des réclamations et des poursuites de plusieurs millions de dollars, jusqu’à la perte du navire. Ainsi, l’assurance pour le transport du pétrole russe par mer sera interdite. Dans leur concert assourdissant, nos chers maestros occidentaux savent parfaitement sur quelles fausses notes jouer.

Mais comme réponse à la question : comment Moscou peut-elle résoudre tous ses problèmes ? l’auteur nous donne ces trois éléments de réflexion qui sont les suivants :

Premièrement, comme le vice-Premier ministre Alexander Novak l’a immédiatement déclaré sans ambages, la Russie ne fournira certainement pas de pétrole aux conditions du « cartel » : Nous ne travaillerons pas à des conditions hors marché.

Si Moscou suspend fondamentalement les exportations et réduit la production de pétrole, les cours mondiaux monteront en flèche à 200 dollars ou plus. Ceux qui rêvent d’un billet de faveur finiront par payer encore plus.

Deuxièmement, pour assurer l’assurance de vos navires, vous devez vous tourner vers l’expérience iranienne, qui vit sous sanctions depuis des décennies. Le principe du partenariat public-privé y est mis en œuvre, lorsqu’un pool de compagnies d’assurances nationales assume la responsabilité dans la limite d’un certain montant, et tout ce qui précède est couvert par l’État. L’opérateur de gestion des sinistres est le pool d’assurance lui-même.

Troisièmement, il faut une fois de plus reconnaître que le concept de la Russie est une exception.

4-Des dizaines de milliers de manifestants à Prague contre le gouvernement tchèque, l’UE et l’OTAN
Environ 70 000 personnes ont manifesté samedi à Prague contre le gouvernement tchèque, appelant la coalition au pouvoir à faire davantage pour contrôler la flambée des prix de l’énergie et exprimant leur opposition à l’Union européenne et à l’OTAN ce 3 septembre

Les organisateurs de la manifestation d’un certain nombre de groupes politiques d’extrême droite et marginaux, dont le parti communiste, ont déclaré que la nation d’Europe centrale devrait être militairement neutre et garantir des contrats directs avec les fournisseurs de gaz, y compris la Russie.

Les estimations de la police évaluent le nombre de manifestants à environ 70 000 en milieu d’après-midi.

« Le but de notre manifestation est d’exiger des changements, principalement en résolvant le problème des prix de l’énergie, en particulier de l’électricité et du gaz, qui détruira notre économie cet automne », a déclaré le coorganisateur de l’événement, Jiri Havel, au site d’information iDNES.cz.

La manifestation sur la place Venceslas dans le centre-ville a eu lieu un jour après que le gouvernement a survécu à un vote de censure au milieu des revendications de l’opposition d’inaction contre l’inflation et les prix de l’énergie. 

Le vote a montré comment la crise énergétique en Europe alimente l’instabilité politique alors que la flambée des prix de l’électricité alimente l’inflation, déjà à des niveaux jamais vus depuis trois décennies.

Le Premier ministre Petr Fiala, qui dirige la coalition de centre droit à cinq partis, a déclaré samedi au service d’information CTK que les manifestants n’avaient pas à cœur les meilleurs intérêts du pays.

« La manifestation sur la place Venceslas a été déclenchée par des forces pro-russes, proches de positions extrêmes et contraires aux intérêts de la République tchèque », a-t-il déclaré.

Source : Reuters

5-La NASA annule le lancement de la fusée lunaire Artemis 1 pour la deuxième fois

La NASA a annulé samedi sa dernière tentative de lancement de la fusée lunaire révolutionnaire Artemis 1 après avoir échoué à endiguer une fuite de carburant découverte lors du ravitaillement, ont rapporté les médias.

C’était la deuxième fois en cinq jours que des problèmes techniques maintenaient le vaisseau spatial sur la rampe de lancement, a rapporté The Guardian.

Les chefs de mission ont attendu jusqu’à la fin du compte à rebours pour nettoyer le décollage après l’échec de plusieurs solutions de contournement pour tenter d’endiguer la fuite d’hydrogène liquide dans l’étage central de la fusée Space Launch System (SLS).

Il n’était pas immédiatement clair si l’agence spatiale américaine était en mesure d’apporter des correctifs à la rampe de lancement à temps pour respecter sa prochaine date de lancement de sauvegarde de lundi, ou si Artemis devait revenir au bâtiment d’assemblage du véhicule pour des réparations plus importantes.

Source : IRNA