Syrie: nette divergence Iran/Turquie
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La chaîne libanaise Al-Mayadeen, qui couvre en direct la tenue et le déroulement de la sixième conférence de soutien à l’Intifada palestinienne, a interviewé dimanche Hossein Amir Abdollahian, le conseiller du président du Parlement iranien et secrétaire de la sixième conférence de soutien à l’Intifada palestinienne.
(last modified 2020-01-04T06:21:36+00:00 )
Feb 21, 2017 05:01 UTC
  • Hossein Amir Abdollahian, secrétaire général de la sixième conférence de soutien à l’Intifada.
    Hossein Amir Abdollahian, secrétaire général de la sixième conférence de soutien à l’Intifada.

La chaîne libanaise Al-Mayadeen, qui couvre en direct la tenue et le déroulement de la sixième conférence de soutien à l’Intifada palestinienne, a interviewé dimanche Hossein Amir Abdollahian, le conseiller du président du Parlement iranien et secrétaire de la sixième conférence de soutien à l’Intifada palestinienne.

Hossein Amir Abdollahian a dénoncé au cours de cet entretien « les démarches coordonnées du régime israélien et des régimes arabes » pour semer la discorde au sein des pays musulmans : « L’Iran cherche à restituer les droits des Palestiniens via la Résistance, option que certains États islamiques cherchent, hélas, à saper. » 

Le haut diplomate a poursuivi : 

« L’Arabie saoudite a commis une erreur stratégique de taille en s’engageant militairement au Yémen, sur les traces des États-Unis et d’Israël. Les Américains ont annoncé soutenir Riyad dans sa guerre et il est vrai qu’un certain nombre de militaires américains sont venus prêter assistance à l’armée saoudienne. Des accords tacites ont même été passés entre les États-Unis, Israël et certains pays de la région. Une fois élu président, M. Rohani a envoyé un message aux autorités de Riyad et moi-même, j’en ai constaté un bon écho. Nous sommes entrés en contact avec l’ancien ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud al-Fayçal, et Téhéran et Riyad étaient sur le point de mettre un terme à leurs divergences. La campagne médiatique qu’alimente une certaine presse n’a aucun fondement. La réalité est que le discours diplomatique actuel de Riyad est constructif, mais que les actes saoudiens sont hostiles. Le discours de M. Joubeir ne sied réellement pas à un diplomate, à quelqu’un qui dit maîtriser les ressorts de la diplomatie. À croire M. Joubeir, l’Arabie saoudite n’a nullement l’intention d’entrer dans une période de détente avec l’Iran. C’est un pays qui a été trompé et qui s’est embourbé au Yémen pour avoir accordé une confiance aveugle aux États-Unis et à Israël. »

Hossein Amir Abdollahian est revenu par la suite sur les questions israélienne et syrienne. Pour le diplomate, « la présence des terroristes du Front al-Nosra dans le Golan occupé est une “assurance vie” pour Israël, qui compte sur les terroristes pour garantir sa sécurité ».

La guerre en Syrie a aussi été l’occasion pour le secrétaire de la sixième conférence de soutien à l’Intifada palestinienne de souligner « les nettes divergences » qui existent entre l’Iran et la Turquie. « Sur l’avenir de la Syrie et du président Assad, tout sépare l’Iran de la Turquie. Nous nous attendons à ce que nos amis turcs œuvrent dans le bon sens, celui qui profite à tous les pays de la région, au maintien de leur intégrité et de leur souveraineté. Le gouvernement syrien émet des réserves au sujet de la création de zones tampons en Syrie. L’Iran y voit une tentative destinée à violer la souveraineté syrienne. Pour Téhéran, les négociations constituent l’unique solution à la crise en Syrie », a-t-il déclaré.