PGAC: ce qui fait peur à Israël?
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Selon l’agence de presse iranienne Fars, le refus des États-Unis et des signataires européens de l’accord sur le nucléaire de s’acquitter de leurs engagements a conduit l’Iran à annoncer le mercredi 8 mai que certains de ses engagements seraient suspendus et qu’il accorderait un délai de 60 jours aux signataires de l’accord pour s’acquitter pleinement de leurs engagements.
(last modified 2020-01-04T06:21:36+00:00 )
May 10, 2019 13:16 UTC
  • Des forces du Hezbollah en Syrie.
    Des forces du Hezbollah en Syrie.

Selon l’agence de presse iranienne Fars, le refus des États-Unis et des signataires européens de l’accord sur le nucléaire de s’acquitter de leurs engagements a conduit l’Iran à annoncer le mercredi 8 mai que certains de ses engagements seraient suspendus et qu’il accorderait un délai de 60 jours aux signataires de l’accord pour s’acquitter pleinement de leurs engagements.

Dans un rapport, le site analytique américain Al-Monitor, en faisant allusion aux préoccupations du régime israélien concernant le retrait de l’Iran de l’accord nucléaire, a déclaré que les services de renseignements israéliens s’étaient déjà inquiétés du fait que l’Iran pourrait se retirer de l’accord nucléaire ou au moins réduire ses engagements en réaction aux pressions accrues de Washington.

Les sources israéliennes avaient averti que l’Iran serait capable de poursuivre l’enrichissement d’uranium malgré la pression croissante des États-Unis.

Mercredi, le président iranien Hassan Rohani a annoncé qu’au terme de ce délai de 60 jours, s’il n’y avait pas d'avancées pour assurer le plein respect du PGAC, l’Iran poursuivrait l’enrichissement de l’uranium.

Récemment, des sources du renseignement américain ont affirmé que l’Iran avait proféré des menaces et, bien que les autorités iraniennes aient qualifié ces informations de fausses, Washington a déployé le porte-avions USS Abraham Lincoln dans le golfe Persique, prétendant vouloir répondre aux menaces iraniennes.

Un responsable militaire israélien, qui a souhaité garder l’anonymat, s’est prononcé lors d’un entretien avec Al-Monitor sur la possibilité d’une action militaire de la part de l’Iran. Il a déclaré que c’était difficile d’imaginer que l’Iran passe à l’acte, mais qu’on ne pouvait pas exclure qu’il ordonne à l’un de ses alliés, le Hezbollah, de déclencher une guerre par procuration.

Selon le rapport, le Mossad a mis en garde Washington contre une éventuelle guerre par procuration déclenchée par l’Iran. Dans l’un des avertissements les plus récents, le régime israélien a prétendu que des membres du mouvement Hezbollah s’étaient récemment installés sur l’île de Kish et, selon les analyses, il est possible que le Hezbollah utilise l’île de Kish pour contrer ceux qui auraient l’intention de lancer une attaque contre le détroit d’Hormuz.

Selon Al-Monitor, la possibilité que l’Iran ferme le détroit d’Hormuz ou empêche le passage de pétroliers dans la région constitue un autre sujet de préoccupation.

Plus tôt, les autorités iraniennes avaient averti qu’elles ne permettraient pas aux États-Unis de créer l’insécurité dans le détroit d’Hormuz.

Selon le rapport, les canaux diplomatiques américains affirment qu’Israël a des informations montrant que l’Iran cherche à attaquer des cibles occidentales dans le golfe Persique.

Sans posséder aucun document en attestant, Washington et ses alliés israéliens diffusent des informations sur la prétendue menace iranienne dans l’objectif d’inciter l’Iran à réagir.

Les actes de provocation du gouvernement Trump contre l’Iran ne datent pas d’hier. Le mardi 8 mai 2018, le président américain a unilatéralement quitté l’accord sur le nucléaire et ordonné le rétablissement des sanctions suspendues contre l’Iran.

Le 6 août 2018, le président américain a officiellement ordonné la mise en œuvre de la première vague de sanctions contre l’Iran. La deuxième série de sanctions visant les secteurs maritime, financier et énergétique de l’Iran a été réimposée le 14 novembre.

Ainsi le gouvernement Trump a-t-il récemment annoncé qu’il ne prolongerait pas l’exemption accordée à huit pays pour leur permettre d’acheter du pétrole iranien.

Le gouvernement américain a sanctionné le mercredi 8 mai l’industrie iranienne des métaux par un décret exécutif et maintenant, sous prétexte de faire face aux menaces iraniennes, il a déployé l’USS Abraham Lincoln et une unité de bombardiers américains dans le golfe Persique.