Zone tampon: Damas pour ou contre?
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Walid al-Mouallem, ministre syrien des Affaires étrangères.
En réaction à l’idée de la création d’une zone tampon en Syrie, telle qu’elle est proposée par Donald Trump, la diplomatie syrienne a émis une sévère mise en garde.
Lors d’une rencontre lundi avec Filippo Grandi, haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid al-Mouallem, a mis en garde contre « les conséquences dangereuses » de la mise en place d’une zone sécurisée sans coordination préalable avec l’État syrien. Cité par l’agence de presse SANA, le chef de la diplomatie syrienne a dit : « En ce qui concerne la mise en place de zones prétendument sécurisées, les deux parties étaient convenues qu’aucune action ne serait entreprise sans consulter l’État syrien, car il s’agirait alors d’une démarche déstabilisatrice violant la souveraineté de notre État. »
Al-Mouallem a évoqué l’un des axes principaux abordés aux pourparlers d’Astana, qui concerne le sort des réfugiés, avant d’appeler « tous les Syriens qui ont quitté le pays pour des pays voisins à cause de la guerre à regagner leur foyer ». « L’État est pleinement disposé à accueillir nos compatriotes et à leur fournir de quoi avoir une vie digne et confortable », a-t-il expliqué.
SANA fait aussi état des remerciements de Walid al-Mouallem à l’adresse du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) qui « a soutenu le gouvernement syrien pour acheminer les aides et les distribuer aux populations en détresse ». « Il est nécessaire toutefois d’éviter de politiser les aides humanitaires et d’empêcher toute discrimination dans leur distribution, car l’humanitaire et la politique sont deux questions tout à fait différentes », a rappelé le chef de la diplomatie syrienne.
Le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, M. Grandi, a de son côté rappelé la nécessité de poursuivre « les coopérations avec le gouvernement syrien » sur le plan de la distribution et de l’acheminement des aides humanitaires aux réfugiés et il a rendu hommage aux efforts du gouvernement syrien pour faciliter la tâche à son organisation.