Syrie: Tel-Aviv change de tactique
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Les signes ne trompent pas : la mayonnaise israélienne n'a pas pris. Après l'échec quasi total de Daech en Syrie, les autorités israéliennes semblent désormais prêtes à se faire à l'idée d'un "réalisme" né de la nouvelle donne politico-militaire en Syrie.
(last modified 2020-01-04T06:21:36+00:00 )
Mar 05, 2018 13:20 UTC
  • Des soldats russes et syriens patrouillent dans l\'est de la Ghouta orientale. ©Reuters
    Des soldats russes et syriens patrouillent dans l\'est de la Ghouta orientale. ©Reuters

Les signes ne trompent pas : la mayonnaise israélienne n'a pas pris. Après l'échec quasi total de Daech en Syrie, les autorités israéliennes semblent désormais prêtes à se faire à l'idée d'un "réalisme" né de la nouvelle donne politico-militaire en Syrie.

D'après le numéro deux du ministère israélien des Affaires étrangères Alexandre Ben-Zvi, la Russie aurait donné des garanties à Israël sur le fait que " l'Iran ne s'approcherait pas de la frontière israélienne dans le sud" à savoir du Golan syrien occupé et que " les Russes comprennent bien les inquiétudes d’Israël" quant à une présence militaire iranienne en Syrie.

Le diplomate n'a pas pu pour autant cacher " les différends" qui opposent Israël à la Russie au sujet de l’Iran. "Nos positions sur ce sujet sont claires : nous avons dit, à maintes reprises, à nos homologues russes que la crise en Syrie ne se réglerait que si l’Iran, le Hezbollah et les paramilitaires pro-Téhéran se retirent de ce territoire. La partie russe a, toutefois, une position différente », a-t-il dit, visiblement en colère.

Cités par Debkafile, des "sources israéliennes de haut rang" ont indiqué que sous la pression de la Russie, "Israël se contenterait désormais du statu quo" et " se satisferait de la parole donnée par les Russes " qui affirment que l'Iran n'a aucune intention de se doter d'une quelconque base militaire en Syrie. C'est bien loin du tonitruant discours guerrier de Netanyahu à Munich où il a menacé l'Iran d'une action militaire directe.  

Le site, proche du renseignement de l'armée israélienne, relève d'ailleurs cet écart : " Cette satisfaction de façade est totalement différente de la déclaration officielle du Premier ministre en visite à Washington pour négocier avec le président Donald Trump. La nouvelle position du Premier ministre signifie qu'une attaque israélienne potentielle sur les bases militaires iraniennes est peu probable ou alors qu'elle ne dépasserait jamais le stade d'un acte temporaire et sans lendemain".