Ghouta: Assad savoure sa victoire
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Dimanche 19 mars, le président Assad s'est rendu dans la Ghouta orientale pour savourer la victoire: l'armée syrienne et ses allés sont à deux pas de reprendre la Ghouta et ce sont les Américains qui sont en colère: matraquage médiatique anti-russe, menace euro-américaine contre l'Iran, l'Occident use et abuse de tous les moyens pour stopper l'inexorable avancée d'Assad et de ses alliés. Pourquoi ?
(last modified 2020-01-04T06:21:36+00:00 )
Mar 19, 2018 07:45 UTC
  • Le président syrien Bachar al-Assad rend visite aux soldats syriens dans la Ghouta orientale. ©AFP
    Le président syrien Bachar al-Assad rend visite aux soldats syriens dans la Ghouta orientale. ©AFP

Dimanche 19 mars, le président Assad s'est rendu dans la Ghouta orientale pour savourer la victoire: l'armée syrienne et ses allés sont à deux pas de reprendre la Ghouta et ce sont les Américains qui sont en colère: matraquage médiatique anti-russe, menace euro-américaine contre l'Iran, l'Occident use et abuse de tous les moyens pour stopper l'inexorable avancée d'Assad et de ses alliés. Pourquoi ?

Depuis l'été 2017, les États-Unis occupent en effet la zone frontalière d’al-Tanf entre la Syrie et l’Irak pour s’en servir comme base-arrière de leurs opérations militaires en direction de Deir ez-Zor au nord et de la Ghouta à l’est. Il s'agissait pour les Américains de tenter d'occuper les villes de Deir ez-Zor et d’al-Qaïm au nord-est, sur les frontières avec l’Irak, ainsi que la capitale Damas. Or, les Américains ont perdu à deux reprises. 

En 2017, le Hezbollah et les alliés irakiens de l’armée syrienne, à savoir les Hachd al-Chaabi, se sont déployés sur les frontières syro-irakiennes, non loin d’al-Tanf où opèrent les forces spéciales US. L’axe de la Résistance a ainsi isolé les USA dans la poche d’al-Tanf pour ainsi libérer Deir ez-Zor, mais aussi le point de passage stratégique d’al-Qaïm, avec en toile de fond le démantèlement de Daech qui opère librement dans l’est de l’Euphrate.

La seconde défaite US vient de se produire dans la Ghouta orientale car c’est depuis cette région que les USA comptaient attaquer Damas. La planification militaire stratégique de lier al-Tanf et la Ghouta aurait pu se concrétiser si l’armée syrienne et l’axe de la Résistance secondée par la Russie n’étaient pas intervenues à temps pour reprendre ces zones et attaquer les terroristes, en vue de les forcer à se rendre et à se retirer à Idlib.

Les USA n’ont cessé de penser à vicier depuis l’arrivée de Trump au pouvoir les élections législatives et présidentielles syriennes prévues en 2019. Ce serait, croient-ils, à partir de la Ghouta qu’ils pourraient par terroristes interposés insécuriser la capitale et faire échec à Assad. La perspective d’un retour de la Ghouta dans le giron de l’État syrien est donc plus qu’un cauchemar.

Si les États-Unis, secondés par leurs nervis européens, ont décidé de nouvelles sanctions contre la Russie et s’apprêtent à en faire autant pour l’Iran, c’est que la défaite dans la Ghouta et à Deir ez-Zor est stratégique. Quant à l’axe de la Résistance et à la Russie, les dés sont presque jetés: dimanche, Assad prenait un bain de foule au milieu de ses soldats et des centaines d’habitants de la Ghouta orientale, y savourant un début de la victoire. Poutine, lui, est désormais sûr de rester jusqu’en 2024 au Kremlin.