Syrie: Israël perd la première manche
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Les soldats syriens à Hama.
Pour sa première sortie au Moyen-Orient, le nouveau secrétaire d'État, Mike Pompeo est loin de faire dans la dentelle. La frappe au missile du dimanche 29 avril au soir contre des cibles militaires à Alep et à Hama, a fait suite à l'effondrement des derniers bastions des mercenaires takfiristes de Washington dans le sud de Damas et à l'assaut d'envergure de l'armée syrienne et de ses alliés contre les positions des mercenaires kurdes des USA sur la rive est de l'Euphrate.
En effet, cette frappe que certaines sources disent avoir été lancée non pas depuis le ciel libanais, mais à partir des bases situées en Jordanie ( l'information n'est pas confirmée, NDLR) a coïncidé avec deux événements à la fois politique et militaire : la reprise d'il y a dix jours de la Ghouta orientale et partant la sécurisation de la capitale syrienne et puis l'avancée de l'armée syrienne vers Hajar al-Asswad et Yarmouk, soit les deux derniers bastions de Daech dans le sud de la capitale et puis, la première tournée du nouveau secrétaire d'État américain dans la région qui l'a conduit à la fois en Arabie saoudite, en Israël et en Jordanie. Dès la première heure de son arrivée en Arabie, Pompeo a déclaré la guerre à l'Iran en affirmant la nécessité de créer une coalition "anti-iranienne " qui réunirait à la fois Israël, l'Arabie saoudite et la Jordanie.