Assad: les USA capitulent
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Depuis 2011, la Syrie est plongée dans une guerre qui paraît sans fin. Six longues années d'atrocités et le massacre d'innocents civils. Une guerre déclenchée par les USA, sous prétexte que Bachar al-Assad est un dictateur et qu'il faut établir dans ce pays une démocratie. Mais voici qu'à Washington John Bolton change de discours et affirme que le problème régional ne réside pas en Syrie, mais en Iran.
(last modified 2020-01-04T06:21:36+00:00 )
Jul 02, 2018 11:48 UTC
  • Assad: les USA capitulent

Depuis 2011, la Syrie est plongée dans une guerre qui paraît sans fin. Six longues années d'atrocités et le massacre d'innocents civils. Une guerre déclenchée par les USA, sous prétexte que Bachar al-Assad est un dictateur et qu'il faut établir dans ce pays une démocratie. Mais voici qu'à Washington John Bolton change de discours et affirme que le problème régional ne réside pas en Syrie, mais en Iran.

Que signifie cette volte-face? S’agit-il d’une manœuvre destinée à éloigner la Russie de l’Iran au seuil d’une rencontre qualifiée importante entre le président américain et son homologue russe ou bien le pro-israélien Bolton cherche-t-il à faire aligner la Russie à la politique israélienne qui consiste à chercher à éliminer l’Iran de la scène syrienne? 

Lors d’une interview accordée à la chaîne américaine CBS News, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton a dévoilé la nouvelle position de l’administration américaine à l’égard de Bachar al-Assad, le président syrien.

« Pour ma part, le problème stratégique n’est pas Assad, mais l’Iran », a-t-il répondu lorsqu’on lui a demandé son opinion sur les victoires réalisées par le président syrien lors de la guerre en Syrie tout en accusant l’Iran de soutenir le terrorisme.

Ce changement de position radicale annoncé par John Bolton intervient alors que dès le début du commencement des conflits en Syrie, Washington insistait sur le retrait de Bachar al-Assad du pouvoir et l’accusait de crimes de guerre.

Une contradiction dans la politique américaine qui se dit contre l'Iran alors que le 3 juin à Paris, Rudy Giuliani, proche conseiller du président américain était présent au rassemblement annuel des terroristes de l’Organisation des Moudjahidines du peuple.