Golan: Poutine a-t-il ligoté Israël?
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Les hauteurs du Golan.
Au Golan, Israël a perdu un gros pari : alors qu'il s'apprêtait à annexer cette localité stratégique à la faveur d'une guerre sans merci contre l'Etat syrien, il vient d'être amené par la force des choses à déclarer forfait : l'armée syrienne est de retour et le Golan accompagnée de policiers russes et des forces onusiennes de maintien de la paix.
Mais les déboires israéliens n'en restent pas là : cette fameuse loi sur l'Etat-nation juif que la Knesset a fait voter combiné à une opértaion terroristes commise la semaine dernière à Soueida par les Casques blancs pro-israélien risque de faire perdre à Tel-Aviv son atout majeur au Golan à savoir "les druzes".
Alors que les manifs druzes se multiplient en Israël, les sources israéliennes évoquent la colère des militaires druzes largement présents au sein de l'armée israélienne contre les mesures ségrégationnistes prises par le clan Netanyahu.
Force est de constater que Tel-Aviv se trouve confronté à une avalanche de mauvais événements qui le dépasse. A en croire l'ambassadeur israélien en post à Moscou, Israël et la Russie seraient parvenus à un accord sur le "respect de la ligne de cessez-le-feu" (ligne de désengagement de 1974) qui sépare la Syrie du Golan occupé. Gary Koren qui s'exprimait lundi a annoncé "un arrangement" en vertu duquel "la Russie se serait engagée à faire en sorte que l'armée syrienne ne franchisse pas la ligne de cessez-le-feu établie en vertu de l'accord de 1974 et il semble que tout fonctionne pour le moment". Cette annonce relève d'un aveu d'impuissance pour un Israël qui s'apprêtait à étendre son emprise sur l'ensemble du Golan. L'aveu d'impuisiance d'autant plus cuisant que le diplomate qualifie "un retrait du Hezbollah et des Iraniens de la Syrie" de "situation idéale : "La situation sera idéale pour nous lorsque le dernier soldat iranien quittera le territoire syrien".
Les propos du diplomate israélien fait écho en effet à ceux tenus par l’ambassadeur russe en post à Moscou. Soulignant le rôle de l’Iran dans les offerts communs visant à éradiquer le terrorisme en Syrie, Anatoly Viktorov, l’ambassadeur russe avait jugé quelques jours auparavant "irréaliste" la demande de Tel-Aviv d'un retrait iranien de Syrie.
Les craintes israéliennes sont réelles. Poutine a-t-il piégé Israël?
Vidéo : l'arrivée des policiers russes au Golan