Syrie : Londres fait marche arrière?
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À peine un mois après les révélations du quotidien britannique Sunday Times selon lesquelles l'attaque meurtrière du 21 juin contre les forces syriennes à Abou Kamal près de la frontière avec l'Irak et la Jordanie, aurait été menée par la Grande-Bretagne, et alors que les informations font état de l'encerclement total de la base américaine d'al-Tanf par l'armée syrienne et leurs alliés de la Résistance, une délégation britannique de haut rang se rendre en Iran :
(last modified 2020-01-04T06:21:36+00:00 )
Sep 02, 2018 05:08 UTC
  • Syrie : Londres fait marche arrière?

À peine un mois après les révélations du quotidien britannique Sunday Times selon lesquelles l'attaque meurtrière du 21 juin contre les forces syriennes à Abou Kamal près de la frontière avec l'Irak et la Jordanie, aurait été menée par la Grande-Bretagne, et alors que les informations font état de l'encerclement total de la base américaine d'al-Tanf par l'armée syrienne et leurs alliés de la Résistance, une délégation britannique de haut rang se rendre en Iran :

Londres dit vouloir coopérer avec "l'allié iranien" de Bachar al-Assad. 

Lors d’une rencontre avec le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, l’envoyé spécial britannique pour la Syrie a salué l'idée d'une "coopération irano-britannique au sujet de la crise syrienne" et fait part de la "disponibilité de son pays à contribuer au rétablissement de la stabilité en Syrie". Les forces britanniques agissent sous commandement US au nord et à l'est de la Syrie, surtout à Deir ez-Zor, là où les tensions sont vives entre les forces syriennes et leurs alliés d'une part et les forces occidentales de l'autre.  

Martin Longden, représentant britannique pour la Syrie s’est entretenu, samedi 1er septembre, à Téhéran, avec le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Jaberi Ansari.

"La fin de la crise syrienne fait la priorité de la politique régionale de l’Iran", a souligné M. Ansari avant de souligner que Téhéran accordait également une importance toute particulière aux aides humanitaires et que la politique de l’Iran est totalement claire et transparente en la matière. La remarque de l'Iranien visait en effet le ridicule argument "droit-de l'hommiste" invoqué à tout va par les Américains, les Britanniques et les Français pour justifier leurs efforts destinés à prolonger la guerre en Syrie.

Le 4e round des négociations politiques irano-britanniques présidées par Seyyed Abbas Araqtchi et Alistair Burt, respectivement vice-ministres iranien et britannique des Affaires étrangères, a eu lieu hier samedi à Téhéran où les deux parties ont échangé de vues sur les questions bilatérales, les évolutions régionales et internationales et le retrait unilatéral des USA de l’accord nucléaire de 2015.