Syrie: Moscou dénonce un stratagème
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Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov (D) et son homologue jordanien, Ayman Safadi, le 28 décembre 2018 à Moscou.
Le ministre russe des Affaires étrangères a regretté que Washington souhaite se soustraire à ses responsabilités en Syrie, en les rejetant sur ses partenaires de la coalition et ses alliés dans la région en retirant ses forces de ce pays.
Lavrov a souligné que « l’échange de points de vue et les évaluations, y compris celles fondées sur la confiance, sont très importants pour le développement de la coopération russo-jordanienne ».
Moscou souhaite que les États-Unis expliquent leurs plans pour la Syrie après leur retrait militaire annoncé précédemment via les canaux de communication existants.
Pour ce qui concerne la reprise des relations Syrie-Jordanie, le chargé d’affaires de l’ambassade syrienne à Amman, Ayman Allouch, a dit ce vendredi 28 décembre : « Les fonctionnaires qui étaient présents à l’ambassade de Jordanie à Damas ont obtenu aujourd’hui le titre de diplomates. »
« L’approche la plus importante de la Syrie est la prise de position du président Assad qui dit que Damas ne regarde pas en arrière ; c’est au contraire une marche en avant », a souligné le chargé d’affaires syrien à Amman.
Lors d’une cérémonie le mardi 25 décembre, à l’occasion de la réouverture du point de passage de Nassib reliant la Syrie à la Jordanie, Ayman Alloush a affirmé : « La réouverture du point de passage de Jaber/Nassib est très importante pour les deux pays du point de vue économique, social et politique, car cela contribuera à l’amélioration de l’économie dans nos deux pays voisins. »
Une reprise des relations commerciales entre Amman et Damas à la faveur de la réouverture du point de passage de Nassib a toutes les chances de contribuer à un redressement économique en Jordanie dans la mesure où l’autoroute internationale M5 qui relie les deux pays est l’une des principales artères commerciales de la région.