Syrie: les commandants US se contredisent
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Le jeu des contradictoires au sein de l'administration Trump sur le retrait de la Syrie va bon train. Après les propos du patron du Commandement central américain (CENTCOM) qui n’a pas exclu la prolongation de la mission de certaines troupes US en Syrie pour "surveiller" l’Iran, un autre commandant américain au sein de la coalition américaine vient contredire le général Joseph Votel et corrobore la décision de Trump.
(last modified 2020-01-04T06:21:36+00:00 )
Feb 19, 2019 07:42 UTC
  • Syrie: les commandants US se contredisent

Le jeu des contradictoires au sein de l'administration Trump sur le retrait de la Syrie va bon train. Après les propos du patron du Commandement central américain (CENTCOM) qui n’a pas exclu la prolongation de la mission de certaines troupes US en Syrie pour "surveiller" l’Iran, un autre commandant américain au sein de la coalition américaine vient contredire le général Joseph Votel et corrobore la décision de Trump.

Lors d'une rencontre avec le haut commandant des Forces démocratiques syriennes (FDS), un commandant américain attaché à la prétendue coalition anti-Daech en Syrie a affirmé que le plan du retrait de l’armée US du pays était certain. En revanche, le commandant kurde a plaidé pour la reconduction de la présence militaire américaine.  

Le 17 février, Trump a écrit sur Twitter que "le Califat est prêt à tomber". Maintenant, les faucons pro-Trump s’apprêtent à annoncer avec tambours et trompettes la fin du "califat", après une occupation qui perdure depuis 2011.

Lundi soir, le président syrien Bachar al-Assad a dit clairement, à l'adresse des Kurdes pro-américains, qu’en pleine guerre, avec ou sans Washington, les Kurdes n’avaient pas d’autre alternative que de se ranger à nouveau aux côtés des autres Syriens, bien qu'ils fassent flèche de tout bois pour persuader les Américains de ne pas interrompre leur soutien face aux Turcs d’une part, et au gouvernement légitime de Damas de l'autre.

Dans ce droit fil, le commandant en chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), Mazloum Kobani, vient de demander au patron du CENTCOM, le général Joseph Votel, de prolonger la mission d’entre 1 000 et 1 500 soldats américains au nord de la Syrie.

Pour les Kurdes, la présence militaire des États-Unis dans l’est de l’Euphrate a un effet dissuasif sur l'armée turque qui cherche à envahir les régions à majorité kurde dont Alep. 

Des propos des deux commandants kurde et américain, il ressort que même en cas de la sortie complète des forces américaines de l’est de l’Euphrate, les Kurdes pourront toujours compter sur le soutien de certains États adhérant à la soi-disant coalition internationale contre Daech. Il s’avère en conséquence que les Américains décident de porter leur épée dans le dos d’Ankara en lui préférant certains États membres de la coalition.

Bien que certains commentateurs, n’étant bien entendu pas des moindres, se montrent dubitatifs quant à l’allégation du retrait américain de la Syrie, la position du président Assad envers l’avenir des Kurdes syriens n’a pas du tout changé. Ils n'ont que deux options devant eux: capituler avec le gouvernement légitime syrien ou l'affronter.

Quoi qu’il en soit, une chose est certaine: le caractère lunatique du locataire de la Maison Blanche réduit à zéro toute éventualité d’alliance durable avec Washington.