Golan occupé: le front ouvert
Dans sa dernière édition datée du mercredi 27 mars, le journal Rai al-Youm relève le piège dans lequel Israël est tombé à la faveur de la reconnaissance de son occupation du Golan syrien : « Les analystes qui croient que le président Trump a rendu service à Israël se trompent lourdement puisqu’en reconnaissant l’annexion du Golan par le régime de Tel-Aviv, les États-Unis ont hermétiquement fermé les portes de tout dialogue actuel et futur entre Damas et Tel-Aviv et ont ancré définitivement la Sy
Dans sa dernière édition datée du mercredi 27 mars, le journal Rai al-Youm relève le piège dans lequel Israël est tombé à la faveur de la reconnaissance de son occupation du Golan syrien : « Les analystes qui croient que le président Trump a rendu service à Israël se trompent lourdement puisqu’en reconnaissant l’annexion du Golan par le régime de Tel-Aviv, les États-Unis ont hermétiquement fermé les portes de tout dialogue actuel et futur entre Damas et Tel-Aviv et ont ancré définitivement la Syrie au cœur même de l’axe de la Résistance. »
Plus loin dans son article, le site revient sur un plan de changement de tissu démographique du Golan et écrit : « Israël projetait de tripler la population israélienne au Golan d’ici 10 ans. Quelque 150 000 personnes dont 100 000 seraient israéliens contre seulement 50 000 Druzes, en référence à une étude israélienne publiée en 2015 qui donnait à 20 000 le nombre de Druzes résidant dans le Golan occupé. Mais croyez-vous que les Druzes resteront les bras croisés face à la perspective d’une “palestinisation” de leur territoire ancestral ? La moitié des 50 000 habitants du Golan occupé sont druzes et cette population a refusé d’accepter la nationalité israélienne. En 2018 et juste après le massacre de Soueïda où Daech a massacré 250 Druzes dans 10 villages du Sud syrien, les Druzes du Golan ont commencé à manifester contre Israël et ils ont même rejeté les élections israéliennes. »
« La décision unilatérale de Trump sur le Golan a poussé les autorités de Tel-Aviv à séduire les investisseurs étrangers et à les convaincre de dépenser leur argent dans le territoire occupé de la Syrie. Cela implique que les Israéliens puissent opérer d’ici 10 ans le projet ambitieux de changement démographique des localités, situées dans les hauteurs du Golan. Soit. Mais le premier mot d’ordre pour tout investissement est la sécurité. Or, le Golan occupé ne sera pas un lieu sûr. Ni les Druzes ni l’État syrien et encore moins l’axe de la Résistance ne permettront à Israël de mener une épuration ethnique et de reconduire le scénario palestinien au Golan », ajoute le journal.